Prières à imprimer

Ces prières seront récitées chaque jour à 18h00 chez Marie-Julie devant le tableau de la Sainte Face

Soeur Saint-Pierre carmélite de tours

Le 24 novembre suivant, Notre Seigneur s'ouvrit entièrement à cette âme :

« Jusqu'à présent, lui dit-il, je ne vous ai montré que peu à peu le dessein de mon Cœur, mais aujourd'hui je veux vous le découvrir en entier. La terre est couverte de crimes, et l'infraction des trois premiers commandements de Dieu a irrité mon Père. Le saint Nom de Dieu blasphémé et le dimanche profané mettent le comble à la mesure d'iniquités. Ces péchés ont monté jusqu'au trône de Dieu, et provoquent sa colère, qui se répandra si l'on n'apaise sa justice. Dans aucun temps les crimes n’ont monté si haut. Je désire, mais d'un vif désir, qu'il se forme une association bien approuvée et bien organisée pour honorer le Nom de mon Père. » Et Notre Seigneur lui fit comprendre que par ce moyen il voulait pardonner à un grand nombre de pécheurs.

Le 7 décembre, nouvelle et plus importante communication. Notre Seigneur lui fit voir à quel point la France avait provoqué sa vengeance par tous les blasphèmes dont elle était coupable : « Il lui fit entendre qu'il ne pouvait plus demeurer dans cette France qui, comme une vipère, déchirait les entrailles de sa miséricorde, et en avait sucé le sein jusqu'au sang : que la miséricorde ferait place à la justice, qui se débordera avec d'autant plus de fureur qu'elle aura plus attendu. » Alors, effrayée de ces menaces terribles, elle dit : « Mon Seigneur, permettez-moi de vous demander une chose : Si l'on fait cette réparation que vous désirez, pardonnerez-vous encore à la France ? »

« Je lui pardonnerai encore une fois, » répondit Notre Seigneur, « mais remarquez bien : une fois. Comme ce péché de blasphème s'étend par toute la France et est public, il faut que cette réparation soit publique et s'étende dans toutes les villes de France ; malheur à celles qui ne feront pas cette réparation ! »

Une autre fois Notre Seigneur lui dit « qu'on arracherait le glaive des mains de Dieu en faisant la réparation, ce qu'il désirait ardemment pour faire miséricorde. »

Puis cette âme pieuse entendit Jésus lui dire, du fond de son tabernacle : « Ô vous qui êtes mes amis et mes fidèles enfants, voyez s'il est une douleur semblable à la mienne ! Mon Père est outragé, mon Église est méprisée : ne se lèvera-t-il personne pour défendre ma cause ? Je ne puis plus rester au milieu de ce peuple ingrat ; des torrents de larmes coulent de mes yeux : ne trouverai-je personne pour les essuyer en faisant réparation à la gloire de mon Père et en demandant la conversion des coupables ! »

Plus récemment encore Notre Seigneur lui dit : « La France est devenue hideuse aux yeux de mon Père ; elle provoque sa justice : si on ne s'efforce d'obtenir miséricorde, elle sera châtiée. »

Dans le cours de l'année 1845, les lumières devinrent plus vives que jamais sur la nécessité de cette œuvre de réparation qui devait racheter la France ; et Notre Seigneur fit connaître à la Sœur que le crime du blasphème, en attaquant Dieu directement, renouvelait les opprobres qui, pendant sa Passion, avaient couvert sa Face adorable ; que c'était particulièrement cette sainte Face qu'outrageaient les blasphémateurs. Il lui en fit le don comme d'une monnaie précieuse marquée de son effigie, afin qu'elle la lui offrît pour fléchir la colère de Dieu et obtenir le pardon des coupables.

De temps à autre la Sœur avait de nouvelles communications sur le même sujet. Elle priait et souffrait sans cesse pour obtenir l'établissement de l'œuvre. Elle a prédit plusieurs faits que l'événement a vérifiés : elle annonça des malheurs quinze jours avant les inondations. Elle voyait continuellement le bras de Dieu levé pour punir la France, et annonçait de nouveaux châtiments, si on ne faisait violence au Ciel par la prière, par la pénitence et par l'établissement et la propagation de l'œuvre réparatrice des blasphèmes et des profanations du saint jour du Dimanche.

Promesses de Notre Seigneur à tous les dévots de sa Sainte Face

- Ils obtiendront intérieurement, grâce à mon humanité imprimée en eux, un vivant reflet de ma divinité; ils en seront irradiés jusqu'au fond de l'âme, de telle sorte que, grâce à la ressemblance avec ma Face, ils seront plus éclatants dans la vie éternelle que beaucoup d'autres âmes.

- Je rétablirai en eux, au moment de la mort, l'image de Dieu défigurée par le péché.

- En vénérant ma Sainte Face en esprit d'expiation, ils me seront aussi agréables que sainte Véronique ; ils me rendront un service égal au sien et je graverai mes traits divins dans leur âme.

- Cette Face adorable est comme le sceau de la divinité, qui a le pouvoir d'imprimer dans les âmes, qui se tournent vers elle, l'image de Dieu.

- Plus ils se soucieront de rétablir ma Face défigurée par les insultes, l'impiété, plus je me soucierai de la leur, défigurée par le péché.

- J'y imprimerai à nouveau mon image et je la rendrai aussi belle qu'elle était à l'instant du baptême.

- En offrant ma Sainte Face à mon Père, ils apaiseront le courroux divin et obtiendront la conversion des pécheurs (comme avec une monnaie céleste).

- Il ne leur sera rien refusé lorsqu'ils offriront ma Sainte Face. Je parlerai moi-même à mon Père pour Lui présenter toutes leurs préoccupations.

- Ils opéreront des prodiges par ma Sainte Face. Je les éclairerai de ma lumière; je les envelopperai de mon amour; je leur accorderai la persévérance dans le bien.

- Je ne les abandonnerai jamais.

- Je serai auprès de mon Père le défenseur de tous ceux qui, par la parole, la prière ou la plume, soutiendront ma cause dans cette œuvre de réparation. A l'heure de la mort, je purifierai la face de leur âme de toutes les souillures du péché et je leur rendrai leur beauté originelle.

Extraits des révélations privées de sainte Gertrude (1256-1302), de sainte Mechtilde (1241-1299), de Sœur Marie de Saint-Pierre (1816-1848).

Acte de louange et de réparation : « Flèche d’Or »

On dira trois fois cet acte de louange en l'honneur des trois personnes de la très sainte Trinité.

« Qu’à jamais soit loué, béni, aimé, adoré, glorifié, le très saint, très sacré, très adorable, très inconnu, très inexprimable, Nom de Dieu, au ciel, sur la terre et dans les enfers, par toutes les créatures sorties des mains de Dieu, et par le Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ au très saint Sacrement de l’autel. Ainsi soit-il. »

Invocations a la Sainte Face de Notre Seigneur, en réparation des blasphèmes et pour

demander à Dieu par la face de son Fils adorable la conversion des blasphémateurs.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Ô Face adorable, qui avez été adorée avec un profond respect par Marie et par Joseph, lorsqu'ils vous virent pour la première fois, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez ravi de joie dans l'étable de Bethléem les anges, les pasteurs et les mages, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez blessé d'un trait d'amour, dans le temple, le saint vieillard Siméon et Anne la prophétesse, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez été baignée de larmes en votre sainte enfance, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez rempli d'admiration les docteurs de la loi, quand vous parûtes dans le temple à l'âge de douze ans, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, blanche de pureté, vermeille de charité, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, plus belle que le soleil, plus gracieuse que la lune, plus brillante que les étoiles, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, plus fraîche que les roses du printemps, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, plus précieuse que l'or, l'argent et les diamants, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont les attraits étaient ravissants et les grâces charmantes, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la noblesse caractérisait tous les traits, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, contemplée par les anges, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, la douce volupté des saints, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, chef d'œuvre du Saint Esprit, dans laquelle le Père éternel met toutes ses complaisances, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, délices de Marie et de Joseph, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, miroir ineffable des perfections divines, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la beauté est toujours ancienne et toujours nouvelle, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui apaisez la colère de Dieu, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui faites trembler les démons, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, trésor de grâces et de bénédictions, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, exposée dans le désert aux intempéries de la saison, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, brûlée des ardeurs du soleil et baignée de sueur dans les voyages, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont l'expression était toute divine, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la modestie et la douceur attiraient les justes et les pécheurs, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui donniez un saint baiser aux petits enfants après les avoir bénis, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, troublée et pleurant au tombeau de Lazare, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, brillante comme le soleil et rayonnante de gloire sur la montagne du Thabor, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, attristée à la vue de Jérusalem et versant des larmes sur cette ville ingrate, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, abaissée jusqu'à terre au jardin des Olives et portant la confusion de nos péchés, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui avez été couverte d'une sueur de sang, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, baisée par le perfide Judas, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la sainteté et la majesté saisirent de terreur les soldats et les renversèrent, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, frappée par un infâme valet, couverte d'un voile d'ignominie et profanée par les mains sacrilèges de vos ennemis, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, souillée de crachats et meurtrie par tant de soufflets et de coups, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont les divins regards blessèrent le cœur de Saint Pierre d'un trait de douleur et d'amour, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, humiliée pour nous dans les tribunaux de Jérusalem, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui conservâtes votre sérénité lorsque Pilate prononça le funeste arrêt, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, couverte de sueur et de sang, tombant dans la boue sous le pesant fardeau de la croix, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui méritez tous nos respects, nos hommages et nos adorations, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, essuyée d'un voile par une femme pieuse dans la route du Calvaire, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, élevée sur l'instrument du plus honteux supplice, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont le front a été couronné d'épines, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont les yeux ont été remplis de larmes et de sang, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la bouche divine fut abreuvée de fiel et de vinaigre, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont les cheveux et la barbe ont été arrachés par les bourreaux, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui êtes devenue semblable à celle d'un lépreux, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, dont la beauté incomparable a été obscurcie sous le nuage affreux des péchés du monde, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, couverte des tristes ombres de la mort, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, lavée et parfumée par Marie et les saintes femmes et couverte d'un suaire, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, renfermée dans le sépulcre, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, toute resplendissante de gloire et de beauté au jour de la Résurrection, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, tout éblouissante de lumière au moment de l'Ascension, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, cachée dans l'Eucharistie, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui apparaîtrez à la fin des temps dans les airs, avec une grande puissance et une grande majesté, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui ferez trembler les pécheurs, ayez pitié de nous.

Ô Face adorable, qui remplirez les justes de joie pendant l’éternité, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Prions : Je vous salue, je vous adore et je vous aime, ô Jésus, mon Sauveur, couvert de nouveaux outrages par les blasphémateurs ; et je vous offre, dans le cœur de la divine Marie, comme un encens et un parfum d'agréable odeur, les hommages des anges et de tous les saints, en vous priant humblement, par la vertu de votre Sainte Face, de réparer et de rétablir en moi et dans tous les hommes, votre image défigurée par le péché. Ainsi soit il.

Prions : Je vous salue, je vous adore et je vous aime, ô Face adorable de Jésus mon bien-aimé, noble cachet de la Divinité ; je m’applique à vous de toutes les puissances de mon âme et vous prie très humblement d’imprimer en nous tous les traits de votre divine ressemblance. Ainsi soit-il.

Prière à la Sainte Face de sainte Thérèse

Ô Jésus, qui dans votre cruelle passion êtes devenu l'opprobre des hommes et l'homme de douleurs, je vénère votre divin visage, sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité, maintenant devenu pour moi comme le visage d'un lépreux ! Mais sous ces traits défigurés je reconnais votre amour infini, et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes. Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux m'apparaissent comme des perles précieuses que j'aime à recueillir afin d'acheter avec leur valeur infinie les âmes des pauvres pécheurs.

Ô Jésus, dont le visage est la seule beauté qui ravit mon cœur, j'accepte de ne pas voir ici-bas la douceur de votre regard, de ne pas sentir l'inexprimable baiser de votre bouche; mais je vous supplie d'imprimer en moi votre divine ressemblance, de m'embraser de votre amour, afin qu'il me consume rapidement, et que j'arrive bientôt à voir votre glorieux visage dans le Ciel. Ainsi soit-il.

Couronne a la gloire du Saint Nom de Dieu

pour la réparation des blasphèmes

- A la place du Credo on dira :

Nous vous adorons, ô Jésus, et nous vous bénissons, parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.

- Sur les trois petits grains de la Croix on dira :

Que le très Saint Nom de Dieu soit glorifié par la très sainte âme du Verbe incarné.

Que le très Saint Nom de Dieu soit glorifié par la très sainte âme du Verbe incarné.

Que le très Saint Nom de Dieu soit glorifié par la très sainte âme du Verbe incarné.

- Sur les cinq gros grains on dira :

Nous vous invoquons, ô Nom sacré du Dieu vivant, par la bouche de Jésus au très Saint Sacrement, et nous vous offrons, ô mon Dieu, par les mains bénies de la divine Marie, toutes les saintes hosties qui sont sur nos autels, en sacrifice d’amende honorable et de réparation pour tous les blasphèmes qui outrages votre Saint Nom.

- Sur chaque petit grain de la dizaine on dira :

1/ Je vous salue, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

2/ Je vous révère, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

3/ Je vous adore, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

4/ Je vous glorifie, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

5/ Je vous loue, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

6/ Je vous admire, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

7/ Je vous célèbre, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

8/ Je vous exalte, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

9/ Je vous aime, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

10/ Je vous bénis, ô Nom sacré du Dieu vivant, par le Cœur de Jésus au très saint Sacrement.

extrait de la vie de Soeur Marie de saint-pierre

Ce livre très édifiant sera prochainement en vente sur notre site.

...

«Ma révérende Mère, pour obéir au divin Maître, je vous prie très humblement de vouloir bien solliciter pour moi la visite de Monseigneur. Si Sa Grandeur avait trop d'occupations, elle voudrait bien m'envoyer son secrétaire, qui rendrait compte de ce que je lui communiquerais.»

La demande fut déférée à Mgr Morlot, et on lui exprima le but de l'entrevue désirée, c'est-à-dire l'établissement à Tours d'une confrérie affiliée à celle de Langres. Le prélat envoya au Carmel le secrétaire général de l'Archevêché, M. l'abbé Vincent, qui eut avec Marie de Saint-Pierre l'entretien suivant: nous le rapportons textuellement d'après le récit fait par elle-même.

«Ma révérende Mère, je vais vous faire un court extrait de mon petit plaidoyer avec le secrétaire de

Mgr l'archevêque, au sujet de l’œuvre réparatrice. Je vous assure que Notre Seigneur m'a bien assistée, comme il me l'avait promis, car je n'ai été ni troublée ni intimidée, et j'ai parlé avec la plus grande facilité. Je vous dirai donc à peu près notre conférence.»

M. le secrétaire. — «Ma sœur, je viens vous dire de la part de Monseigneur qu'il a montré vos lettres aux membres de son conseil, et que tous unanimement se sont prononcés contre l'établissement de l'œuvre que vous demandez. Monseigneur a prié, examiné sérieusement cette affaire ; et il n'est pas possible qu'il puisse agir comme évêque ; on ne reconnaît pas la validité de votre mission.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, je ne prétends point importuner Monseigneur par de nouvelles instances, ni soutenir mes sentiments sur la mission que je crois m'avoir été imposée par Notre Seigneur pour le salut de la France. Mon intention a été de remplir un devoir de conscience. Lorsque j'ai eu l'honneur de parler à Sa Grandeur des communications que je croyais recevoir de Dieu, elle me dit alors : «Mon enfant, soyez en paix ; vous n'êtes a point dans l'illusion, je reconnais ici le cachet de Dieu.» Monsieur, c'est d'après ces paroles, que j'ai reçues comme venant du Saint Esprit, que j'ai persévéré dans ma mission.»

M. le secrétaire. — «Ma bonne sœur, Monseigneur vous a dit cela alors ; c'est qu'il ne savait pas où cela irait. Depuis cette époque il a examiné les choses, il a prié ; cela ne se peut pas.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, cela me suffit. Je ne veux que ce que Sa Grandeur a décidé. Ma conscience m'a obligée à faire des démarches pour l’œuvre de la Réparation ; maintenant, je suis parfaitement en paix. Mais je vous dirai que la raison pour laquelle j'ai exprimé le désir de parler à Monseigneur a été de me décharger de ma mission. Ainsi, puisqu'il vous envoie à sa place, je veux faire en ce moment un acte de religion. Je dépose ma mission aux pieds de l'autorité ecclésiastique ; elle sera responsable devant Dieu.»

M. le secrétaire. — «Mais, ma bonne sœur, cette association dont vous parlez est déjà établie.»

Sœur Saint-Pierre. — «Je le sais bien, Monsieur ; mais l'Église de Tours devrait en être dépositaire. Je l'ai sollicité auprès de Monseigneur, il n'a pas jugé à propos de l'établir ; je me suis soumise; et ce qui prouve qu'elle est bien dans la volonté de Dieu, c'est que, sans aucun concours de ma part, elle a pris naissance.»

M. le secrétaire. — «Mais elle a ici beaucoup d'associés ; et Monseigneur n'a-t-il pas approuvé à ce sujet un petit livre de prières?

Sœur Saint-Pierre. — «Cela est vrai, Monsieur ; mais il serait nécessaire qu'il y eût à Tours une agrégation. L'œuvre a besoin du concours et de la protection de Mgr l'archevêque. Tous les yeux sont fixés sur lui, parce que c'est en son diocèse qu'elle a été conçue.»

M. le secrétaire. — «Ma sœur, je vous dirai en tout abandon que cette œuvre établie à Langres ne va pas très bien ; on en a parlé dans les journaux.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, je n'en suis point étonnée, car Notre Seigneur m'avait dit que cette œuvre serait traversée par le démon. N'avez-vous pas vu qu'il en fut ainsi pour la dévotion du Sacré-Cœur de Jésus et pour l'institution de la fête du Saint Sacrement ? Le Sauveur a communiqué à des âmes plus dignes que moi, il est vrai, de pareilles missions ; mais elles ont été persécutées.»

M. le secrétaire. — «Ma sœur, toutes les œuvres de Dieu le sont ; l'archiconfrérie du Sacré-Cœur de Marie l'a été aussi. Voilà une belle œuvre qui renferme tout, car elle convertit les pécheurs.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, Notre Seigneur savait bien qu'elle existait quand il m'a demandé une autre confrérie, et il m'a fait connaître que la première ne suffisait pas : car, pour obtenir le pardon d'une personne qu'on a offensée, il faut lui en faire réparation d'honneur ; et le Seigneur m'a fait entendre que la transgression des trois premiers commandements excitait sa colère contre la France. Ainsi, Monsieur, si le bras séculier et le bras ecclésiastique sont impuissants pour empêcher ces désordres, il faut au moins qu'on en fasse à Dieu réparation.»

M. le secrétaire. — «Ah ! ma bonne sœur, voilà la question. Vous dites que Dieu exige cela ; mais nous n'en sommes pas sûrs ; vous pouvez vous tromper. »

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, cela est possible ; cependant j'ai bien peine à croire qu'une imagination puisse durer cinq ans sans influence de personne ; car mes supérieurs, dans leur sagesse, ne m'ont point soutenue dans ces idées ; ils m'ont même défendu d'y penser. Ils n'ont point voulu être juges dans cette affaire. M. le supérieur en a toujours référé au jugement de Monseigneur.»

M. le secrétaire. — «Eh bien, ma bonne sœur, soyez parfaitement tranquille ; vous avez fait votre devoir en faisant connaître ces communications à Monseigneur. Maintenant, je vous dis de sa part : Ne repensez plus à tout cela, désoccupez-en tout à fait votre esprit.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, Monseigneur ne me défend pas sans doute de demander à Dieu l'accomplissement de ses desseins ?»

M. le secrétaire. — «Non ; mais sans demander l'œuvre.»

Sœur Saint-Pierre. — «Monsieur, je vous prie d'assurer Monseigneur de mon obéissance à ses ordres.»

La sœur fut fidèle à sa promesse. Quelques jours après, elle écrivait:

«Notre Seigneur m'a entièrement détachée, dépouillée du désir de voir l'œuvre réparatrice s'établir dans le diocèse de Tours. Ne faudrait-il qu'un seul mot de ma part pour la réaliser ou du moins pour l'ériger, je ne le dirais pas, et cela par obéissance à l'autorité ecclésiastique, que je respecterai toujours. Mais, si j'ai été un peu peinée de ces derniers refus, Notre Seigneur a bien su me consoler, malgré mon indignité : car il m'a fait entendre que son œuvre deviendrait florissante, qu'elle s'affermirait au milieu des orages, et que, si elle était refusée à un port, elle aborderait heureusement à un autre port. Cette dernière promesse s'est réalisée deux jours après, puisque nous avons appris qu'elle allait s'établir à Lyon et qu'on y travaillait avec un grand zèle.»

Comme pour recevoir de sa servante quelque compensation, le divin Maître l'appliqua de nouveau, et avec plus d'intensité que jamais, à contempler sa Sainte Face et à l'offrir au Père céleste. — «Rien, dit-elle, n'est plus propre à désarmer sa justice irritée que de lui offrir cette très sainte Face, qui a mis sur sa tête les épines de nos péchés et qui s'est affermie comme un rocher[1] sous les coups de cette même justice. Elle a payé nos dettes. Elle est notre caution ; c'est pourquoi notre aimable Sauveur m'a commandé de me tenir sans cesse devant le trône de son Père, malgré mon indignité, et de lui offrir cette divine Face, objet de ses complaisances ; et ce tendre Sauveur m'a fait cette consolante promesse : «A chaque fois que vous offrirez ma Face à mon Père, ma bouche demandera miséricorde.» Ce bon Jésus m'a promis qu'il aurait pitié de la France. Ayons donc grande confiance ; son Nom tout-puissant sera notre bouclier et sa Face adorable notre divin rempart. Mais il me faisait comprendre qu'il désirait voir se développer autant que possible la dévotion à cette Face adorable. Ô bon Jésus ! cachez-nous dans le secret de votre sainte Face, afin qu'elle soit pour nous une tour et une forteresse imprenables contre les attaques de vos ennemis.»

...


[1] Ce mot est celui de Notre Seigneur dans Isaïe : «Devant ceux qui me donnaient des soufflets sur les joues et qui crachaient sur moi, j'ai présenté ma Face comme une pierre très dure.» (Isaïe, L, 6, 7.)

 

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