Suite à l'importance des révélations faites à Jeanne ROYER et que nous avions fait connaître dans le livre "Marie-Julie prophétise", nous avons estimé qu'il était de notre devoir de mettre ci-dessous, l'intégralité du livre "Synthèse des messages de San Damiano" de M. l'abbé Rebut, compte tenu de l'importance des messages donnés par la Sainte Vierge en ce lieu.

Il est impossible de dissocier ces messages de ceux reçus par Marie-Julie Jahenny, tout comme de ceux de La Salette, de Garabandal, de Fatima ou de tous ces autres lieux où notre Dame a, dans sa grande bonté, daigné nous mettre en garde face à ces terribles châtiments qui vont s'abattre sur la terre entière, et où personne ne sera épargné.

Nous avons eu la grâce il y a quelques semaines de recevoir un prêtre à qui j'ai demandé : "Comment cela se fait-il mon Père, que plus personne aujourd'hui n'a de discernement."

Sa réponse a été : "Pour nous les prêtres, nous sommes façonnés et formatés dans les séminaires, et toutes les revues que nous recevons et lisons, vont dans le même sens, ce qui nous empêche de sortir du carcan. Ce qui m'a été salutaire, c'est d'avoir eu une dévotion particulière à la Sainte Vierge, qui m'a ouvert les yeux et éclairée spirituellement. En ce qui concerne les laïcs, ils sont pris dans l'engrenage de la télé, de l'ordinateur, du téléphone portable et du monde, et tant qu'ils resteront ainsi pris au piège, ils ne pourront pas s'en sortir."

On le constate d'ailleurs par le manque de discernement qu'a le monde actuel, qui suit, croit et écoute tous les voyants, prophètes ou messagers.

Si on regarde la vie des saints ou des mystiques, il n'est pas difficile de s'apercevoir que jamais aucun d'eux ne s'est auto édité, n'a publié de livres, donné de conférences ou fait du commerce.

Matthieu chapitre 24, versets 23 à 25 : Il surgira des faux christs et des faux prophètes qui produiront des signes et des prodiges considérables, capables d'abuser, si possible, même les élus. Ainsi nous voilà prévenus.


http://www.rosaire-de-marie.fr/propheties-de-papes-et-saints-pour-apocalypse-fin-des-temps.htm

 PROPHETIES de JEANNE LE ROYER  Soeur de la Nativité (1798/1798)

Le Seigneur lui révéla aussi les évènements des derniers temps :

Le Seigneur dit un jour à Soeur de la Nativité :

«Je vous ai choisi dès votre enfance, pour arrêter la multitude des pécheurs qui, chaque jour, tombent en enfer. Je vous ai communiqué des visions et des révélations afin que vous les publiiez et que vous les faisiez connaître à mon Eglise… Le temps est court. Ce que je vous dis ici, ma fille, sera lu et raconté jusqu’à la fin des siècles».

Voici donc encore un nouvel avertissement :

«Le Jugement Général est proche et mon Gand Jour arrive. Hélas ! Que de malheurs a son approche ! Que d’enfants périront avant de naître ! ( avortements innombrables actuels ??? ) Que de jeunes de l’un et de l’autre sexe seront écrasés par la mort au milieu de leur course ! Les enfants à la mamelle périront avec leurs mères. Malheur aux pécheurs qui vivront encore dans le péché sans avoir fait pénitence !»

Quand Notre Seigneur dit que le Jugement est proche et que son Grand Jour arrive, cela ne signifie pas, remarque la voyante, qu’il arrive dans très peu de temps. Le Seigneur lui a renouvelé l’affirmation que nul homme, sur la terre, n’en saura positivement le jour et l’année.

«Malheur ! Malheur ! Malheur au dernier siècle !

Voici ce que Dieu voulut bien me faire voir dans sa Lumière. Je commençai à regarder dans la lumière de Dieu, le siècle qui doit commencer en 1800 ; je vis par cette lumière que le jugement n'y était pas, et que ce ne serait pas le dernier siècle. Je considérai, à la faveur de cette même lumière, le siècle de 1900, jusque vers la fin, pour voir positivement si ce serait le dernier. Notre Seigneur me fit connaître, et en même temps me mit en doute, si ce serait à la fin du siècle de 1900, ou dans celui de 2000. Mais ce que j'ai vu, c'est que si le jugement arrivait dans le siècle de 1900, il ne viendrait que vers la fin, et que si le monde franchit ce siècle, les deux premières décades du siècle de 2000 ne passeront pas sans que le jugement intervienne, ainsi que je l'ai vu dans la lumière de Dieu...»(Vie et Révélations de sœur de la Nativité, tome IV, pp. 125-126)


SYNTHESE DES MESSAGES DE SAN DAMIANO

Abbé Roger REBUT

La venue de la très Sainte Vierge Marie annonçant le second avènement est la plus grande miséricorde que le Père Eternel a fait au monde depuis le vendredi saint

Conformément aux décrets d'Urbain VIII et du II Concile du Vatican, l'auteur déclare se soumettre entièrement ait Jugement de I’Église et ne vouloir en rien le devancer.

Les articles 1399 et 2318 du Droit Canon ayant été abrogés par un décret du 15 novembre 1966 de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, l'imprimatur n'est plus requis pour les ouvrages traitant d'apparitions, miracles ou prophéties.

Pro Manuscripto

Préface

Message du 27 août 1965 : Priez, mes enfants, priez, priez, car Jésus ne peut plus porter la Croix, plus !

Si l'on continue ainsi, il viendra de grands fléaux, terribles, des secousses qui feront trembler la terre entière. Que de villes, que de pays seront détruits.

Ceux qui n'auront pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux ?

Ceux qui n'auront pas la foi, tant pis pour eux !

Je viens moi-même annoncer que les fléaux sont commencés. Et ils viendront toujours plus terribles.

Ceux oui n'auront pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux ?

Priez ! Priez ! Je viendrai dans un grand triomphe ! Mais après le triomphe viendra une grande secousse.

Réunissez-vous ! Réunissez-vous pour prier. Réunissez-vous pour que diminuent ces grands fléaux. Car le Père Eternel ne peut plus supporter de voir son Fils ainsi martyrisé, ainsi blasphémé, ainsi insulté, spécialement par les jeunes, qui sont dans la fange : ces cinémas, ces théâtres, ces plages !

qu'en sera-t-il d’eux ?

Réunissez-vous pour prier ! Priez avec foi ! La foi transporte les montagnes n'importe où !

ceux qui n'auront pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux ?

C'est l'heure de prier et de faire pénitence.

Mes fils de prédilection, faites beaucoup, beaucoup prier ceux que Jésus vous a confiés. Attirez beaucoup d'âmes à Dieu, convertissez-les, amenez-les à se confesser. Allez en donnant le bon exemple, en parlant, pour les attirer à la foi. Car les moments sont terribles. S'ils se sont préparés, ils iront dans le royaume des cieux, ceux qui partiront. Et ceux qui demeureront ici auront une grande joie ici, et dans l'autre vie.

Parlez clairement ! Annoncez clairement que c'est moi, c'est moi qui viens moi-même pour annoncer qu'on doit prier. Préparez-vous car les fléaux sont terribles. Si vous n'êtes pas préparés, qu'en sera-t-il de vous ? Et bientôt ! Car Jésus ne peut plus porter la Croix.

Soyez forts dans la foi.

Soyez dans la grâce de Dieu.

Laissez-les un peu les travaux, laissez-les !

Préparez-vous à une bonne confession et à une bonne communion. Restez près de Jésus. Si vous restez près de Jésus, vous êtes et vous serez forts pour porter les croix.

Je viendrai vite dans un grand triomphe. Priez ! Priez ! Priez ! Car Jésus ne peut plus porter la Croix.

Prière au Christ- Roi

Jésus Roi d'amour, ayez pitié de nous.

Parce que nous voulons vous aimer, aidez-nous à t'aimer.

Parce que nous reconnaissons que vous êtes le vrai Roi, aidez-nous à toujours plus vous connaître.

Parce que nous croyons que vous pouvez tout, confirmez notre foi par votre miséricorde.

Vous, Roi du monde, ayez pitié de ce pauvre monde et de nous qui y sommes.

Vous, Roi de la paix, donnez la paix au monde et à nous-mêmes.

Vous, Roi du ciel, accordez-nous de devenir vos sujets.

Vous, qui savez que nous pleurons, consolez-nous.

Vous, qui savez que nous avons besoin de tout, aidez-nous.

Nous savons que nous souffrons par notre faute, mais nous espérons en vous.

Nous savons que ce que nous souffrons est peu, en regard de ce que nous mériterions de souffrir, mais nous avons confiance en vous.

Nous savons ce que nous vous avons fait, mais nous savons aussi ce que vous avez fait pour nous.

Nous savons que vous êtes le sauveur, sauvez-nous, jésus !

roi de la couronne d'épines par votre martyr d'amour, soyez pour nous l'amour qui secourt.

De vos mains crucifiées, ouvrez-nous les trésors de votre grâce et des grâces.

Avec vos pieds blessés, venez à nous.

Avec le sang qui coule de vos plaies - germe de votre règne de Rédempteur - sanctifiez la terre et nous-mêmes.

Par la flamme de votre Cœur ouvert pour nous, ouvrez nos cœurs à l'amour.

Si nous vous aimons, nous serons sauvés ici, à l'heure de la mort et du jugement dernier !

Vienne votre règne, Seigneur, sur terre, au ciel et dans nos cœurs !

(Prière dictée par notre Seigneur à mamma Rosa, avec l'injonction de la diffuser dans toutes les langues.)

Chapitre I

Essai de synthèse des messages de San Damiano

Il est actuellement impossible d'écrire une synthèse exhaustive des messages de San Damiano. Pour le faire, il faudrait posséder la totalité des messages publics donnés par la très Sainte Vierge, certains messages privés ayant une relation avec tel ou tel message public, avoir accès à toutes les relations des visions, etc.., de l'instrument de Notre Dame des Roses, et en outre pouvoir se livrer à des enquêtes précises pour savoir à quel événement mondial ou politique il est fait allusion dans certains messages.

Cet essai n'a donc qu'un but : permettre aux pèlerins se rendant actuellement à San Damiano, de connaître les raisons de la venue de la très Sainte Vierge en ce lieu, afin de pouvoir répondre à ses appels.

Les pèlerins, en fait, ne connaissent que trop souvent partiellement des messages et dans un ordre disparate. Personne, comme pèlerin, n'a suivi au jour le jour le déroulement des manifestations. Les messages parvenus aux traducteurs par tel ou tel, suivant les possibilités et non dans un ordre chronologique, ont été traduits scrupuleusement (d'où parfois des points de suspension dans le texte pour certains passages inaudibles à l'enregistrement), avant d'être communiqués au public.

En remettant les textes en ordre, deux points se dégagent. En dehors d'un fond commun d'idées maîtresses sur lesquelles la Madone insiste régulièrement, il apparaît au contraire qu'elle traite certains sujets en une série de messages donnés dans un laps de temps assez court et qu'elle n'y revient pas une fois ceux-ci enseignés.

Ceci explique l'ignorance de beaucoup sur le fond même de San Damiano. Bien des personnes y vont, comme elles auraient été à Lourdes au moment des apparitions.

Or, la manifestation de Notre Dame des Roses à San Damiano, par son fond et son importance, est à placer sur un plan absolument unique.

Le premier cycle des apparitions de la très Sainte Vierge que l'on pourrait appeler le cycle de l'Immaculée va de la Médaille Miraculeuse (1830) à Syracuse (1953). Elle y affirme son titre de victoire contre les forces du mal. Mais à Syracuse, qui constitue plutôt un miracle qu'une manifestation, la Sainte Vierge, en fait, ne vient pas. Simplement, des yeux d'une silhouette de Vierge en plâtre, les larmes humaines vont couler. La Madone a tout dit pour prévenir ses enfants mais ceux-ci ont dit : non, alors il ne lui reste que ses yeux pour pleurer.

Les manifestations qui suivront exprimeront le sursaut de l'amour maternel de la très Sainte Vierge qui fait tout pour sauver ses enfants. Elle cherche à arracher au Père Eternel la miséricorde, grâce aux prières de ceux qui accepteront de l'écouter et de la suivre. Mais si, hélas, ce monde doit aller à la justice et la catastrophe, elle veut alors nous préparer à vivre les graves événements annoncés dans les précédentes apparitions.

Le plan de Dieu est intangible. Le règne du Christ-Roi, inauguré par la venue de Notre Dame, s'accomplira, soit dans la paix si les hommes se convertissent et prient, soit dans le châtiment s'ils refusent de revenir vers le Seigneur. mais de toutes façons, cela sera.

Et c'est cela que la très Sainte Vierge vient annoncer à San Damiano.

Chapitre II

Bref résumé des débuts de l'histoire de San Damiano

Le 24 septembre 1961, Rosa Quattrini, plus familièrement : mamma Rosa, est ramenée chez elle de l'hôpital de Ponte d'Olio, dans un état désespéré : péritonite perforée.

Cinq jours après, en la fête de saint Michel Archange, vers midi, se présente à la porte de la maison une femme inconnue venant demander l'aumône : mille lires pour offrir trois cierges à la chapelle du Padre Pio. Tante Adèle, tante par alliance de mamma Rosa, en l'accueillant, ne peut que lui décrire l'embarras financier de la famille et l'impossibilité de répondre à la requête formulée, la fortune s'élève à mille lires… empruntées ! L'offrande, vous devez la faire quand même, déclare la dame et devant son insistance tante Adèle lui remet cinq cents lires...

Cependant la visiteuse désire voir la malade et, conduite auprès d'elle, le dialogue s'engage :

- Allons, courage, qu'as-tu ?

- Je suis tout éventrée, ils m'ont portée de l'hospice à la maison parce qu'il n'y avait plus d'espoir.

- Allons, lève-toi.

- Je ne peux pas.

- Donne-moi la main ! Lève-toi !

- Je ne peux pas!

- Donne-moi encore l'autre main, lève-toi !

Et mamma Rosa se lève, reconnaît la céleste visiteuse qui lui fait signe de se taire.

- Récitons l'Angelus... puis elle fait ajouter cinq Pater, Ave et Gloria aux intentions du Padre Pio, en l'honneur des cinq plaies de notre Seigneur, alors que les plaies de mamma Rosa sont guéries par les mains de la Vierge Marie qui lui donne l'ordre d'aller chez Padre Pio.

- Je n'ai ni argent ni vêtements.

- Tu auras tout ce qu'il faut.

Et quelques jours après, elle recevait argent et vêtements.

Au printemps 1962, un samedi, alors que mamma Rosa arrivant à San Giovanni Rotondo, était sur la place de l'Eglise, elle s'entend appeler : Rosa et voit la céleste visiteuse.

- Tu me connais ?

- Oui, vous êtes la Madone qui n'a pas voulu que je le dise.

- Je suis la Maman de la consolation et des affligés. Dis-le donc à San Damiano et au professeur qui n'a pas voulu croire à ta guérison. Après la messe nous nous trouverons près de la table Sainte et je t'accompagnerai chez le Père Pio qui te donnera une mission à faire.

Celui-ci lui enjoint d'aller assister les malades, pendant deux ans, surtout spirituellement.

Ce que mamma Rosa fit à un hôpital, interrompant son apostolat quelque temps avant la date fixée, avec la permission du Padre Pio, pour soigner tante Adèle qui réclamait ses soins.

Le 16 octobre 1964, alors que mamma Rosa récitait l'Angelus, elle s'entend appeler du dehors à deux reprises : Viens ! Viens ! Je t'attends !

Le 10 juin 1966, La Madone Miraculeuse des Roses allait donner son premier message. Et afin que nous n'ergotions pas sur l'origine de ces messages, la Sainte Vierge tient à nous dire elle-même quel instrument elle a choisi : Vendredi, j'ai accompagné ici beaucoup d'âmes de San Damiano, mais personne n'a prêté attention ; personne ne s'est présenté à ma voyante, bien qu'elle soit la plus ignorante de ce monde. Je vous le répète... Oui, elle est ignorante, très ignorante. Mais ce qu'elle dit vaut beaucoup, vaut tellement que personne ne peut le comprendre ! Cette parole sera joie et satisfaction là-haut dans le ciel !

Pour une étude plus approfondie, lire :

- Présence de la très Sainte Vierge à San Damiano, de Jean Gabriel (N.E.L.).

- San Damiano, de Guy le Rumeur.

Chapitre III

Le jardin de paradis – L’enclos

Le pèlerin qui arrive au lieu de l'apparition est immédiatement attiré par l'enclos et le parterre de roses qui l'entoure.

Le 8 mars 1968 : Le chemin qui mène à mon enclos ne doit être qu'une floraison de roses parfumées.

Bientôt, il saura que le champ attenant est l'emplacement de la future basilique.

Qui comprendra le sens de l'enclos et du sanctuaire aura l'intelligence de San Damiano.

Le 20 mars 1970 : En ce lieu est mon jardin de paradis. Un jour vous le comprendrez. Vous le comprendriez déjà maintenant. Mes enfants, parce que vous avez l'intelligence et la science. Maintenant vous ne voulez pas comprendre et quand vous voudrez le comprendre, il n'en sera plus temps.

A diverses reprises, la Sainte Vierge nous entretient de son paradis de cette terre, (5 avril 1968). Or le ciel ne parle jamais pour ne rien dire, encore moins pour utiliser des formules de style. Au cours des messages, l'importance de ce lieu sera confirmée et le terme : paradis, prendra toute sa valeur.

Le 15 décembre 1967, notre Seigneur dit : Ce lieu doit être un centre de prières d'amour, de volonté généreuse pour me faire venir avec mon règne. Règne que saint Pierre, s'adressant aux Juifs de Jérusalem, annonçait en ces termes : Repentez-vous donc et convertissez-vous afin que vos péchés soient effacés et qu'ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'au temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes. (Act. 3, 19-21)

Que signifie ce temps de la restauration universelle ou du rétablissement de toutes choses ?

La faute de nos premiers parents au paradis terrestre eut pour résultat :

- La rupture entre Dieu et l'humanité.

… Et Yaweh le renvoya du jardin d'Eden pour cultiver le sol d'où il avait été tiré. Il bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden des Chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie. (Gen. 3, 23)

- Et la malédiction de la terre à cause de la faute de l'homme :

- Maudit soit le sol à cause de toi, il produira pour toi épines et chardons. (Gen. 3, 17-18)

Pour que la rédemption soit achevée, non seulement il faut que l'homme soit réconcilié avec Dieu par le sang du Christ, qu'il soit délivré du joug de Satan qui pèse sur lui, mais aussi que toutes choses soient rétablies comme avant la chute, car la création elle-même attend avec un ardent désir la manifestation des enfants de Dieu. (Rom. 8, 19 et suiv.)

C'est cette réconciliation entre Dieu et l'humanité qui est annoncée et ébauchée a San Damiano, au jardin de Paradis, lequel s'oppose au paradis terrestre.

La comparaison entre les deux est instructive. Nous lisons dans la Gen. 1, 8 : Yaweh, Dieu planta un jardin en Eden, à l'Orient et y mit l'homme qu'il avait modelé. Yaweh fit pousser du sol toutes sortes d'arbres séduisants à voir et bons à manger, et l'arbre de vie au milieu du jardin et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin et de là il se divisait pour former quatre bras....

Et au sujet de la Jérusalem céleste nous retrouvons dans l'Ecriture cette mention des arbres et de l'eau.

Ezéchiel, décrivant le Temple de la nouvelle Jérusalem, écrit : Et voici que l'eau sortait de sous le seuil du Temple vers l'Orient... au bord du torrent sur chacune de ses rives, croîtront toutes sortes d'arbres fruitiers dont le feuillage ne flétrira pas ; ils produiront chaque jour des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire et les fruits seront une nourriture et le feuillage un remède. (Ez. 47, 1-12)

Et, en l'Apocalypse de saint Jean, nous lisons : Puis l'Ange me montra le fleuve de vie, limpide comme du cristal qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau. Au milieu de la place, de part et d'autre du fleuve, il y a des arbres de vie qui fructifient douze fois, une fois chaque mois et leurs feuilles peuvent guérir les païens. (Ap. 22, 1-2)

Ainsi dans tous ces textes se découvre une constante: les arbres, le fleuve ou l'eau...

Au jardin de paradis, existent deux arbres : un poirier et un prunier et l'eau : le puits de la Madone.

Certes, les arbres de l'enclos n'ont pas des feuilles toute l'année et le nombre de feuilles en est, par le fait même, limité, mais la Madone des Roses a résolu maternellement le problème en bénissant toutes les roses déposées dans son jardin de paradis. Feuilles et pétales bénis, envoyés aux malades, apportent à ceux-ci santé et guérison de l'âme et du corps.

Dans l'enclos, il y a aussi le puits.

Dès 1965, la Sainte Vierge l'annonce dans une série de messages :

Le 6 août : La Madone dit qu'ici viendra une grande source de grâces, d'eau  pure où se purifieront l'âme et le corps.

Le 13 août : Mes fils, venez ici, il viendra une source de grâces, de grâces, de grâces, une source d'eau vive qui vous purifiera l'âme et le corps.

Le 20 août : Une grande grâce ici viendra, une grande source d'eau vive pour purifier l'âme et le corps.

Mais ce n'est que le 21 octobre 1966 que la Sainte Vierge demanda qu'un puits soit creusé dans l'enceinte du poirier à un emplacement désigné par elle. Les travaux commencés aussitôt sous la direction du professeur Antonio Pelagatti, ingénieur à Rome, furent terminés le 26 octobre 1967.

Le 23 décembre 1966, en bénissant le puits, la Madone dit : Mes enfants, buvez de cette eau, elle vous purifiera l'âme et le corps. Buvez-en souvent. Venez à cette source, je guérirai tant, tant d'âmes et je donnerai lumière, foi, dans les cœurs.

Le puits atteint à une profondeur de 17 mètres un circuit d'une eau absolument pure et pratiquement inépuisable. Durant les travaux, alors que l'on avait atteint une première nappe d'eau, à différentes reprises, un enseignement était donné sur l'eau du puits.

Le 26 mai 1967, saint Michel au nom du Père Eternel déclare : J'annonce que tous doivent préparer de grands fûts en plastique pour venir prendre beaucoup d'eau… et préparer de petites cuvettes. Quand viendra le terrible moment de découragement, parce qu'on n'a pas écouté ma parole, il y aura tant de choses vilaines, mettez cette eau dans les petites cuvettes et mettez-y votre visage et vous serez saufs.[1] Quand on tire l'eau, une seule personne doit le faire et personne ne doit entrer dans l'enclos. L'eau jaillira toujours plus et le puits se remplira. Quand la famille vient prendre l'eau avant de la mettre dans le fût, il faut réciter dix Ave Maria et dire : Maman céleste, sauve-nous et libère-nous d'âme et de corps. Par cette oraison jaculatoire il jaillit beaucoup d'eau et avec cette eau nous pourrons nous réunir et nous sauver. Oh ! mes fils, cette eau apporte lumière, amour, paix et santé dans vos familles, dans vos maisons. Qu'elle soit votre force, votre puissance contre toutes les puissances diaboliques qui veulent s'écraser sur nous et le monde entier.

Le 2 juin 1967 : Venez prendre beaucoup d'eau. Cette eau sera celle qui nous sauvera, nous donnera la santé d'âme et de corps et vous renforcera plus encore dans la foi pour combattre et pour vaincre.

Le 16 juillet 1967 : De ce puits surgira tant, tant d'eau pour donner à boire à tous, dans le monde entier, pour rafraîchir toutes les âmes, dans leur âme et dans leur corps, pour les consoler, pour leur donner la paix, l'amour, la sérénité sur cette terre et grande paix et joie là-haut dans le ciel. Ce puits donnera de l'eau à toutes les générations, à tous les hommes. Plus on en tirera, plus il en viendra : c'est une eau miraculeuse.

Le 13 octobre 1967 : Buvez tant d'eau. Cette eau vous redonnera la santé de l'âme et du corps et vous purifiera et libèrera les obsédés. Buvez tant d'eau et baignez-vous la partie du corps malade en récitant : Trois Ave et un Credo.

De la lecture de ces textes se dégage cet enseignement. L'eau de la Madone doit apporter la santé du corps certes, mais surtout la santé de l'âme, c'est-à-dire des grâces de conversion.

Comment ne pas penser au texte d'Ezéchiel : Je répandrai sur vous une eau pure et vous serez purifiés et je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau. J'ôterai de votre corps le cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous. (Ez. 36, 25) et celui de saint Jean : L'Esprit et l'épouse disent : Viens et que l'homme assoiffé s'approche, que l'homme de désir reçoive l'eau de la vie gratuitement. (Ap. 4, 10)[2]

L'eau de la vie a remplacé l'arbre de vie.

Jésus disait à la samaritaine : Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui l'en aurait prié et il t'aurait donné de l'eau vive… Qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source d'eau jaillissant en vie éternelle. (Jn. 4, 10)

La Sainte Vierge n'a-t-elle pas parlé de source d'eau vive qui purifiera l'âme et le corps ?[3]

Mais le rétablissement de toute chose demande davantage.

Si, par la faute d'Adam et d'Eve, le monde est devenu le royaume de Satan, lors de la restauration universelle la terre doit redevenir propriété du Christ-Roi et la puissance être arrachée à l'adversaire.

Ainsi, en préfiguration, la très Sainte Vierge, le 25 mars 1967, annonce que le Père Eternel a consacre l'enclos, c'est-à-dire en a fait un lieu séparé du monde ; et le 16 juillet 1967 que l'ennemi ne peut plus y entrer à partir de ce jour ; enfin le 26 janvier 1968 : Dans ce lieu Satan n'entrera jamais, non jamais, jusqu'à la fin des siècles. Ce lieu a été béni par le Père Eternel qui lui a donné une puissance telle que personne ne pourra y entrer pour le mal.

Le centre international

De même que Rome est le centre de l'Eglise, devant un message d'une telle importance, l'on comprend que San Damiano doive devenir le centre international de la Maman Céleste, (le 1er décembre 1967) ; car le monde entier viendra ici à mes pieds, (le 25 mars 1968). C'est pourquoi, en connexion à la source d'eau vive - le puits - la très Sainte Vierge veut un sanctuaire très, très grand ; que tous puissent y venir, de toutes les parties du monde pour demander des grâces, (le 6 août 1965).

Le 8 décembre 1966 : Souvenez-vous mes enfants que je veux ce sanctuaire. Grand, avec 15 autels et je veux beaucoup de maisons pour placer les enfants sans toits, qui n'ont rien, pour sauver tant d'innocents qui souffrent et pleurent. Faites tout le possible et je répandrai sur vous tant de grâces.

San Damiano doit non seulement devenir un lieu de prières ferventes mais aussi un foyer de rayonnement du Cœur Douloureux et Immaculé de Marie par la dévotion du Rosaire, sur tous ceux qui souffrent et peinent : orphelins du monde entier - vieillards abandonnés - vieux prêtres délaissés. C'est pourquoi la Madone demande des maisons partout, maisons qui recevront leur animation spirituelle de San Damiano.

Le 25 juin 1965 : La Madone dit de prier beaucoup, qu'elle puisse bientôt prendre tous les enfants dans les terres lointaines et les apporter ici, tous les petits enfants pour leur donner le baptême et les rassasier, spécialement par l'Eucharistie.

Il est facile de comprendre qu'il ne s'agit pas de rassembler tous les petits orphelins du monde entier à San Damiano, du reste la Madone demande des maisons partout, mais, en partant de là, de leur apporter la nourriture de l'âme et du corps.

Mai 1967 : Mes enfants, je veux un sanctuaire ici où je suis présente et des maisons pour les enfants, les malades et les consacrés âgés.

J'annonce toujours à mon instrument qu'il parle au monde afin qu'il puisse commencer au plus tôt de grandes maisons ; spécialement pour la jeunesse parce qu'il y en a tant sur la route qui gémissent, pleurent, ont faim et font aussi des péchés d'impureté parce qu'ils sont abandonnés de tous. Il faut les réunir et les sauver, parce que Jésus est mort sur la croix pour eux aussi.

Tant de consacrés n'ont rien. Ils ont donné toute leur vie pour Jésus et pour moi, et maintenant ils sont abandonnés de tous.

Le 5 janvier 1968 : Il y a tant de temps déjà que je vous annonce que je veux beaucoup de maisons pour donner à manger aux enfants qui meurent sur les routes, dans les rues, tant de vieillards, tant de mamans qui souffrent.

Enfin le 22 mai 1970 : La Maman céleste annonce qu'aujourd'hui, demain et dimanche, elle vient ici-bas sur la terre, le matin, pour bénir toute l'œuvre qu'elle veut, tout le terrain qui lui a été donné. Elle vient bénir pour faire commencer les travaux. Tant d'innocents souffrent de la faim, tant de prêtres pauvres souffrent et ont besoin d'aide ; tant de vieillards ! Il faut construire pour les aider, leur porter secours, leur donner l'aide et mon amour.

Puis le jour viendra où je voudrai un grand sanctuaire, car tous viendront m'honorer, tous m'appelleront et tous demanderont pardon.

Aussi la Madone, ayant fait connaître l'âme de son petit paradis, affirme la pérennité de ce lieu. C'est pourquoi elle ne cesse de nous y appeler, afin de nous purifier, de nous préparer aux événements à venir et nous combler de grâces.

Le 6 septembre 1969 : Moi, je suis ici avec vous, toujours avec vous, toujours unie à vous, c'est sûr ! Je vous le dis, je vous le répète !

Le 5 décembre 1969 : Ecoutez-moi, mes enfants, ne délaissez pas ce lieu, ne le délaissez pas, même si vous êtes calomniés et piétinés. Il vous apporte le bonheur, l'amour en votre cœur, la sérénité et la foi pour surmonter tous les obstacles et remporter la victoire sur les ennemis.

Le 16 janvier 1970 : Je viens en ce lieu au nom du Père Eternel pour sauver mes enfants, pour éloigner toutes les pestes et les famines et les guerres si vous m'écoutez, parce que mes enfants du monde je les aime tant.

En définitive, c'est là que doit triompher Celle qui doit écraser la tête de Satan.

Le 5 septembre 1969 : Il y aura des luttes terribles mais ma puissance et mon secours vaincront. Satan, je l'écraserai et mon triomphe viendra en ce lieu où, avec tant d'insistance, je vous appelle, je vous attends et vous aime tant.

Le 16 janvier 1970 : Quand le Père Eternel m'envoie avec sa puissance aucun homme du monde, aucun de mes fils, personne ne peut éloigner ma personne de Mère.

Chapitre IV

Créer un mouvement d'opinions dans l'Eglise

Etant donné l'importance du message que le ciel vient adresser au monde entier : la fin du temps des nations (Lc. 21, 25-28) et l'établissement du règne du Christ-Roi par la rénovation de toutes choses spirituelles, morales et physiques, la très Sainte Vierge veut mettre le monde en condition afin qu'il soit apte à l'écouter.

C'est pour cela que la Madone des Roses multiplie grâces et conversions, etc., mais dépassés peut-être par l'envergure de l'événement, il faut avouer qu'au premier abord nous n'avons pas saisi la strategie de la Vierge Marie.

A longueur des messages une plainte est formulée. Nous lisons par exemple le 16 octobre 1967 : La Sainte Vierge est partie triste, parce que l'on n'a pas fait connaître les guérisons obtenues cette année et ainsi on a retardé son triomphe.

Et le 8 mai 1970 : Mes petits enfants, j'ai tellement pitié de vous, je vous donne tant de joies, tant de grâces, jour et nuit. Je répands les grâces, mais vous, ces grâces vous ne les faites pas connaître, ces grâces vous les cachez pour ne pas me faire triompher ! Mais je viendrai, je viendrai avec le triomphe au milieu de la tempête. Entre ces deux dates, la plainte est continuelle.

Le 27 septembre 1968 : Je donne tant de grâces, mais personne ne les annonce, personne ne veut mon triomphe. Annoncez les grâces si vous voulez être sauvés. Le Père Eternel est las parce que vous ne faites pas votre devoir de fils envers moi.

Le 4 mars 1969 saint Michel annonce que la Maman céleste pleure de ce qu'on ne correspond pas aux grâces reçues en ne les faisant pas connaître et que l'on retarde ainsi son triomphe.

La plainte deviendra même un reproche et une mise en garde. Le 4 avril 1969 : Mes enfants les grâces que vous recevez, annoncez-les sans respect humain. Si vous ne le faites pas, comment sera votre conscience devant le jugement ? Vous ne voulez pas me faire triompher et aimer ?...

Et le 9 novembre 1969 : Je dispense en ce lieu tant de grâces, tant de conversions de tous ordres et nombreuses sont les âmes qui ne parlent pas de ces grâces qu'elles ont reçues de moi. Elles ont peur. Elles ont du respect humain, mais ce respect humain, qu'en restera-t-il quand vous serez devant Dieu ? Vous aurez grand remords à votre heure dernière.

Pourtant il semble, à première vue, que les pèlerins se soient efforcés de répondre à l'appel de Notre Dame en faisant parvenir aux différents centres marials, puis à la revue Stella Maris, les relations des grâces reçues.

La réponse est dans un message du 10 février 1968 : Au nom de la Maman céleste vous devez faire aller de l'avant vos prêtres. Ceux qui ont reçu des grâces, qu'ils portent tous ces documents aux prêtres. C'est à eux de les réunir et d'en faire propagande.

Quels prêtres et quels documents ?

Si l'on fait attention à la date du message, il ne peut s'agir des quelques prêtres, alors en relation avec les centres marials et s'occupant de San Damiano. Ils sont à cette époque peu nombreux et pris par leur ministère respectif. Il s'agit, en fait, de tous les prêtres croyant aux apparitions de la très Sainte Vierge en général - non pas à ceux qui acceptent l'une et refusent l'autre - mais à ceux qui considèrent, comme normal, qu'une Mère intervienne auprès de ses enfants.

A ces prêtres il fallait porter connaissance des documents sur San Damiano, c'est-à-dire les grâces données et contrôlables pour que, convaincus de la vérité de l'intervention de la Vierge Marie, ils deviennent ses instruments pour susciter dans l'Eglise ce mouvement d'opinion voulu par elle. Grâces contrôlables en effet, de sorte que les témoignages communiqués ne puissent être mis en doute.

C'est le fait des conversions, des guérisons, de signes constatés par un ensemble de pèlerins, s'ignorant mutuellement et donc n'ayant pu s'influencer comme le jour où nombre d'entre eux ont vu dans le ciel un arc-en-ciel à l'envers. Beaucoup ont vu des signes dans le ciel, beaucoup ont senti des odeurs de parfum, d'encens, cela est vrai mais rien ne peut prouver dans ce cas que la personne n'a pas été influencée, n'a pas pris pour un signe un phénomène naturel, etc.. Par contre, la divulgation des signes contrôlables aurait constitué un signe de crédibilité, c'est-à-dire un motif raisonnable de croire à la réalité de San Damiano.

Or, une semaine après le message que nous venons d'analyser, le 16 février 1968, la très Sainte Vierge disait : Mes larmes, vous les avez enfermées dans un tiroir, peut-être justement parce que les récits des grâces reçues n'ont été que collationnés dans des dossiers en vue de les soumettre, en temps jugé opportun, aux autorités ecclésiastiques, au lieu de les crier sur les toits. Car, même leur parution dans Stella Maris ne répond qu'imparfaitement à la volonté de la Madone puisque cette revue n'atteint en majeure partie que des pèlerins ou des personnes conquises à San Damiano.

Le mouvement d'opinion en faveur de San Damiano ayant été créé, alors les esprits se seraient trouvés disposés, dans l'Eglise, à écouter les messages dont la très Sainte Vierge Marie rend chaque pèlerin responsable vis-à-vis de l'Eglise et du monde.

Chapitre V

Parlez...

Le premier appel de la Madone des Roses a eu lieu le 16 octobre 1964 : Ma petite fille, je viens de très loin. Annonce au monde que tous doivent prier parce que Jésus ne peut plus porter la Croix. Je veux que tous soient sauvés, les bons comme les méchants. Je suis la Mère de l'amour, la Mère de tous, vous êtes tous mes enfants. C'est pourquoi Je veux que tous soient sauvés. C'est pour cela que je suis venue, pour amener le monde à la prière, parce que les châtiments sont proches. Je reviendrai chaque vendredi et je te donnerai des messages et tu dois les faire connaître au monde.

Le pèlerin, mis actuellement en face de ces messages et des demandes formulées par la Vierge Marie dès les premiers mois, a immédiatement une réaction intérieure, jugeant leurs réalisations impossibles.[4] Il est vrai que ce qui aurait pu être accompli en 1965, si le mouvement d'opinion voulu par le ciel avait été suscité, s'avère beaucoup plus difficile actuellement. Depuis, dans l'Eglise et dans le monde, des positions qui sont parfois des entraves, ont été prises vis-à-vis des manifestations de la très Sainte Vierge. N'empêche qu'il est de notre devoir de prendre connaissance des demandes de la Madone pour nous efforcer de les réaliser au maximum du possible.

Il ne nous est pas demandé de réussir mais d'agir

Alors qu'il n'y a encore que peu de pèlerins les demandes de la Madone des Roses se précisent sur deux points :

- Annoncer que c'est elle qui vient.

- Et que les fléaux sont commencés.

Le 30 juillet 1965 : La Madone dit que vous devez parler clairement. Allez chez vos curés annoncer que les fléaux sont commencés, afin qu'ils préparent les âmes à Dieu dans la ferveur, les approchant de la confession et de la communion. Nous sommes dans les moments de terrible épreuve. C'est elle-même qui vient sur cette terre pour annoncer ces choses, Elle ne veut pas que ses fils se perdent. Parlez clairement au monde entier, n'ayez pas peur de parler.

Comme la remarque en a été faite, la même idée est exprimée dans une série de messages successifs.

Le 6 août 1965 : Parlez clairement. Si vous parlez vous trouverez grand réconfort, grande jubilation. Même si on ne vous écoute pas. Mais parlez ! Un jour vous serez contents et vous aurez la joie éternelle. Qu'on puisse comprendre que c'est moi qui viens ici pour annoncer que les fléaux sont prêts.

Le 15 août 1965 : Annoncez aux évêques, annoncez aux curés que je suis tout près de vous...

Et peut-être parce que cela soulève beaucoup de problèmes en raison de l'esprit du clergé, Elle-même donne un début de solution :

Le 6 février 1967 : Parlez, mes enfants, parlez avec vos curés, avec les évêques, avec les prêtres du monde entier… Commencez au moyen de votre Ange gardien, c'est-à-dire en l'envoyant auprès d'eux… mais cela demande la foi.

Les messages donnés se présentent, si l'on peut se permettre cette image, comme la Bible de la très Sainte Vierge. Celle-ci ne s'exprime pas d'elle-même mais, envoyée par le Père Eternel, elle transmet au monde les paroles du saint Esprit. Aussi, de même que l'on doit respecter la parole de Dieu et la transmettre fidèlement, de même vis-à-vis des messages de notre Dame. C'est pourquoi il nous est demandé de parler clairement.

Malheureusement trop souvent l'on se contente d'à peu près. On lit, on parcourt les messages, sans faire attention suffisamment au sens des mots et on déforme la pensée de la Madone. Pourtant, Elle ne cesse de nous dire : Pensez, pensez, réfléchissez ! Réclamant le sérieux dans l’étude et la diffusion de ses paroles. Dès 1967, elle se plaindra de nos façons d'agir.

Le 13 juin 1967 : Tant d'âmes viennent ici en ma présence, écoutent ma parole, puis l'annoncent et la répandent tout de travers. Ces âmes quand elles se présenteront au tribunal de. Dieu, qu'en sera-t-il d'elles ? Ma parole de Mère, vous ne l'écoutez pas, vous la transmettez faussement. Il y en a tant et tant qui me trahissent.

Faut-il que nous soyons inconséquents puisque pendant deux ans ce reproche va nous être adressé.

Le 7 juillet 1967 : Je suis depuis des années et des années, plus sur terre qu'au ciel et vous ne m'écoutez pas. C'est pourquoi le Père Eternel veut faire justice.

Le 11 août 1967 : Voyez tant de disgrâces que le Père Eternel veut envoyer parce qu'on n'écoute pas l'appel de votre Maman céleste.

Le 8 mars 1968 : Le Père Eternel veut faire justice parce que on ne met pas en pratique mes paroles ; on ne veut pas me faire connaître, on ne veut pas m'aimer.

Le 29 avril 1968 : Je suis venue sur l'ordre du Père Eternel. Si vous n'écoutez pas, lui fera justice.

En outre parmi les pèlerins se glissent parfois des curieux et des hésitants mais aussi des malveillants. La Vierge Marie met alors les uns et les autres en face de leur responsabilité.

Le 13 septembre 1968 : Ne pas croire aux apparitions n'est pas un péché, mais nier mes paroles est extrêmement grave, dit le Père Eternel.

Le 29 novembre 1968 : Si vous venez ici avec malice, si vous y venez pour rapporter les choses en les défigurant, pour apporter de la malice dans le monde, pour transmettre la parole de la Madone en la déformant, pour livrer ses messages en vue du mal, ne venez pas, parce que la Maman céleste, si vous agissez ainsi, ne viendra plus jamais. Elle donnera de grands châtiments sur l'humanité et fera voir sa puissance de Mère.

Le 7 mars 1969 : Vous ne devez pas faire la part du démon. Si vous niez, si vous profanez ma parole, quand je viendrai écraser le démon, vous serez dessous.

Si vous niez... En effet, certains messages étonnent l'un ou l'autre et ceux-ci sont tentés de les rejeter sous prétexte que cela va à l'encontre de leurs idées ou des positions qu'ils défendent. Mais qui veut faire un choix dans les paroles de la Madone ou refuse de les mettre en pratique, se coupe bien souvent de la lumière de l'Esprit. C'est pourquoi la Madone insiste tant, surtout qu'à la longue, des pèlerins habitués en quelque sorte aux messages et ne cherchant que le sensationnel, n'y attachent plus la même attention respectueuse.

Le 11 juillet 1969 : Vous n'écoutez pas ma parole, mais vous vous en repentirez !

Le 5 décembre 1969 : Mes paroles se répandent, mais vous ne les mettez pas en pratique.

Le 6 décembre 1969 : Vous ne lisez plus mes paroles que je proclame dans toutes les parties du monde, vous ne réfléchissez plus et n'obéissez plus.

Le 3 mai 1970 : Mes paroles sont toujours les mêmes jusqu'à ce que vous ayez écouté, que vous les ayez mises en pratique, parce que je veux vous sauver.

S'il faut donner une conclusion à ces appels de la très Sainte Vierge, il n'en est pas de meilleure que ces consignes adressées au groupe de Paris.

Le 15 mars 1970 : Quand vous revenez chez vous, petit à petit, mot à mot, traduisez en Français. Mais je vous avertis, cependant, que la Sainte Vierge n'est pas tellement contente, parce qu'il y en a qui traduisent le message de la Sainte Vierge, mais ce ne sont pas les paroles qu'elle dit. Alors le message n'est plus ce que dit la Sainte Vierge. Traduisez-le toujours mot à mot, répétez-le deux ou trois fois jusqu'à ce que vous compreniez ce qui est dit réellement. Alors vous comprendrez bien les paroles que la Sainte Vierge a dites.

Chapitre vi

Parlez... Affirmez ma présence sur la terre

Lorsque le 29 septembre 1961, la très Sainte Vierge se présente chez Rosa Quattrini, c'est vraiment une personne vivante qu'elle vit entrer chez elle et lui apporter la guérison. Depuis ce jour, sans cesse la Madone se manifeste à San Damiano et il est bien difficile de définir chaque fois à quel genre de manifestation nous avons à faire, qu'il s'agisse des visions de mamma Rosa ou de celles de nombreux pèlerins.

Arrêtons-nous simplement à l'enseignement qui se dégage progressivement des messages tels que nous les connaissons actuellement.

En 1965, la Madone Miraculeuse des Roses affirme sa présence parmi nous.

Le 13 août 1965 : Je suis près de vous, je vous assiste de toutes manières.

Le 15 août 1965 : Je viendrai bientôt, bientôt, auprès de vous, si vous faites connaître que c'est moi qui viens.

Déjà, nous présumons cette venue, dont il sera question dans un des chapitres suivants.

Le 20 août 1965 : N'ayez pas peur, dites que c'est moi qui viens, dites ce que vous voulez, dites que je suis présente parmi vous, dites-le à tous.

Et enfin :

Le 27 août 1965 : Parlez clairement. Annoncez clairement que c'est moi qui viens moi-même pour annoncer qu'on doit prier.

Mais il semble que ce ne soit que le 6 mai 1966 que la Madone déclare pour la première fois : je suis ici vivante comme vous, vivante et vraie, précisera-t-elle plus tard, le 15 janvier 1968.

Essayons de comprendre. De même que notre Seigneur s'est manifesté entre la Résurrection et l'Ascension à ses apôtres et à ses disciples, avec son corps ressuscité, de même la très Sainte Vierge Marie, ayant quitté le ciel et envoyée par le Père Eternel, se montre à nous avec son corps glorieux. Or l'homme ne peut voir un corps glorieux sans une grâce spéciale de Dieu. Lorsque le 9 septembre 1961, la Madone quitta mamma Rosa, son fils la vit passer, mais non d'autres personnes présentes.

Quelques rares pèlerins ont eu la grâce exceptionnelle de voir la très Sainte Vierge vivante et vraie et de converser avec elle.

Le 9 juin 1967 : Jésus dit dans un message : Ici elle est vivante et présente parmi vous. Vous pouvez tout dire, vous pouvez vous confier à elle. N'attendez pas que la Maman soit retournée au ciel et que vous ne puissiez plus rien lui dire.

C'est cette Présence qu'il faut crier au monde entier, si nous voulons que la Vierge Marie reste parmi nous.

Le 6 septembre 1967 : Beaucoup m'ont oubliée ou reniée. C'est pourquoi je me confie en votre fidélité, en votre aide pour me faire connaître et affirmer ma présence sur terre, sur la terre, je vous le répète. Formez un front uni pour ma défense, faites connaître ma présence sur la terre, ne me contraignez pas à vous abandonner…

De cette présence parmi nous la Madone a, à plusieurs reprises, promis un signe. Déjà, le 27 août 1965, mamma Rosa le demandait, mais il lui fut répondu que ce n'était pas l'heure... Certains faits pourtant, s'ils ne sont pas le signe annoncé : le 17 janvier 1969 : Je donnerai une confirmation de ma présence, sont toutefois des preuves de la venue de la Vierge Marie à San Damiano.

Le 6 mai 1966 alors que deux possédés s'agitent durant l'apparition : Vous avez vu mes enfants, ma présence ? A peine ai-je ouvert les portes du ciel, il (Satan) s'est déchaîné ! Vous avez vu ma puissance ? Qu'il y a ici la Maman céleste ? Maintenant, vous savez ! J'ai fait ainsi pour vous faire voir que je suis ici !

Et le 12 avril 1968 : J'inspire à beaucoup d'âmes de venir ici. Vous comprenez que c'est une ratification de ma présence. Personne ne les appelle. C'est moi, c'est l'Esprit saint, ce sont les Anges gardiens qui inspirent aux âmes de venir.

En fait le véritable signe semble être lié à son triomphe, le 21 février 1969 : Vous serez comblé de joie quand je donnerai le signe de ma présence.

Pour le moment, la Vierge Marie est là, présente, tous les vendredis et tous les jours de fête. Mais, le 9 février 1968 Elle nous dit : Je suis sur cette terre pour peu de temps. Tant que mamma Rosa est parmi nous, la Madone est là.

Le 22 décembre 1967 : Je serai toujours au milieu de vous et ici jusqu'au moment où mon instrument partira entre mes bras ; et le 7 mai 1970 : Je suis toujours ici, jour et nuit, tant que mon instrument vivra, je serai toujours ici.

Seulement la durée de cette présence ou inversement la vie de mamma Rosa est liée à notre réponse, à celle que chacun de nous donnons à la très Sainte Vierge.

Le 25 octobre 1968 : Je viendrai toujours tant que mon instrument sera sur cette terre, si vous l'écoutez, elle y sera longtemps. En fait : si vous écoutez ce que je vous dis par elle. C'est pourquoi le 22 décembre 1967 saint Michel dit : Aimez tant la Maman céleste, ne la laissez pas partir. Si vous la laissiez partir les châtiments viendraient fort.

Le 19 février 1966, un jour la Madone Miraculeuse des Roses partira, mais en dehors de sa venue, prélude à l'avènement du Christ-Roi, elle reviendra tous les premiers vendredis du mois comme le Père Eternel le lui a promis.

Pour l'instant, puisqu'elle est avec nous, c'est le temps de nous réfugier sous son manteau afin de nous mettre à l'abri des dangers présents et futurs.

Le 14 avril 1968 : Venez sous mon manteau tandis que les Anges, les Archanges et les saints le tiennent largement ouvert pour couvrir tous mes fils du monde. N'attendez pas que le Père Eternel referme mon manteau. Alors il ne sera plus temps de lever les yeux vers le ciel pour demander pitié et miséricorde.

En temps voulu : un signe de sa présence

Le 21 novembre 1969, Fête de la Présentation de la très Sainte Vierge au Temple, la petite statue de l'oratoire fut portée dans la chambre de mamma Rosa, celle-ci étant malade, et posée sur sa commode. Tous les pèlerins connaissent cette statue de bois, et ils étaient habitués à en voir la robe d'un bleu délavé, ceci voulu par la Madone, en prévision de ce qui devait se passer ce jour-là.

Au début de la récitation du Rosaire de 10 heures, les quelques personnes priant avec mamma Rosa virent le corsage de la Sainte Vierge devenir d'un bleu tirant sur le bleu-roi. Prêtres, religieuses, laïcs appelés successivement purent contempler le fait. Environ une heure après, le bas de la robe se colora du même bleu, se fondant avec l'ancien par un dégradé délicat. Progressivement celui-ci remonta jusqu'à la ceinture, la jupe devenant bleu-roi à son tour, alors que la ceinture restait blanche. Le visage de la Madone paraissait plus vivant, ses lèvres intensément roses. Enfin après un certain temps, les extrémités des manches dépassant le manteau de la Madone, changèrent de teinte, elles aussi.

Don Giovanni Campana, curé de Godi, que les pèlerins appellent communément l'observateur, appelé à remarquer le prodige et interrogé, répondit d'abord : Je ne dis rien, mais, tout de même intrigué, demanda : Quand cela a-t-il commencé ? Le prêtre faisant fonction de curé intérimaire à San Damiano fut appelé de même à constater le prodige. Par la suite, après le message de la très Sainte Vierge, la robe a pâli quelque peu, mais est restée plus foncée que d'habitude. Un pèlerin, ignorant ce qui s'était passé, demanda le 8 décembre 1969 : Si on avait repeint la robe de la Sainte Vierge.

Il est à remarquer que sous le Cœur d'or, accroché au cou de la statue, le corsage est devenu bleu comme le reste de la robe.

La statue fut emportée à Plaisance par le curé de la paroisse, l'observateur et deux autres prêtres pour étude et rapportée le lundi suivant.

La conclusion fut de leur part : diffusion de lumière, phénomène d'optique. Une simple remarque : le ciel était sombre et aucun rayon de lumière ; et une simple question : Pourquoi la ceinture est-elle restée blanche et pourquoi sous le Cœur d'or la robe a-t-elle changé de couleur ?

La Madone dit : J'ai voulu donner un signe ; c'est le dernier appel que j'adresse et ceux qui, après cela ne croiront pas, porteront une terrible responsabilité. Lorsque j'ai donné le signe du poirier, ils n'ont pas voulu croire. Les fleurs n'étaient pas des fleurs de poirier mais des fleurs spéciales, elles étaient parfumées. (Or les fleurs de poirier ne sentent pas.)

Lorsque mamma Rosa a acheté cette statue de bois, elle fut peinte, sur sa demande, le manteau en bleu et la robe en blanc. Mais la Sainte Vierge elle-même, le 7 octobre 1965, devant l'oratoire rempli de pèlerins, inversa les couleurs, le manteau devenant blanc et la robe de ce bleu très clair que tous les pèlerins étaient habitués à voir avant le 21 novembre 1969.

Chapitre VII

Annoncez au monde entier, car tous doivent le savoir, ma venue et celle du regne de Jésus sur cette terre

17 novembre 1967 : Nous disions précédemment que la très Sainte Vierge avait voulu susciter un mouvement d'opinion dans l'Eglise, ceci afin de faire accepter la raison foncière de sa présence à San Damiano : Le règne terrestre de Jésus et de Marie.

Une telle affirmation peut dérouter le chrétien ignorant le dessein de Dieu sur ce monde, d'autant plus que la Madone est là, présente, vivante et vraie et qu'elle nous entretient de sa venue dans le futur.

Le 19 février 1966 : Je suis ici en votre présence et je veux vous annoncer une grande nouvelle : Je viendrai bientot. Je viendrai bientôt vous donner une grande lumière. Venez ici à mes pieds. C'est moi qui suis ici.

Les Anges au jour de l'Ascension, disent aux apôtres : Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus viendra comme cela, de la même manière dont vous l'avez vu partir vers le ciel, (Act. 1, 11). Les apôtres, juifs nourris de la parole de Dieu, enseignés par le Seigneur lequel pendant quarante jours les a entretenus du royaume de Dieu (Act. 1, 3) vont vivre dans l'attente et dans l'espérance du jour du Seigneur. Espérance peut-être par trop charnelle pour certains disciples, au point que saint Paul devra élargir leur horizon : I Th. 5, 1-3... II Th. 2, 1-2... Ainsi que saint Pierre : II Pie. 3, 8-10... Le Seigneur ne retarde pas l'accomplissement de ce qu'il a promis, comme certains l'accusent de retard, mais il use de patience envers nous, voulant que personne ne périsse... Il viendra le jour du Seigneur, comme un voleur...

Durant les trois premiers siècles la vivante espérance, demeura ancrée dans l'âme des fidèles, mais petit à petit, l'Epoux tardant à venir, semblables aux vierges folles de l'Evangile (Mt. 25, 1-13) ils s'endormirent, interprétant les textes du retour comme ayant trait au jugement dernier. La question du règne de 1000 ans dans l'Apoc. 20, 1-3, donna lieu à de nombreuses interprétations et à des erreurs condamnées sous le nom de millénarisme. Si bien que tout ce qui parle du retour du Seigneur et de son règne est systématiquement sujet à suspicion. Or toutes les apparitions de la Madone faisant suite aux interventions de Paray le Monial, vont en ce sens, ainsi que de nombreuses communications rapportées par des âmes privilégiées, reconnues par l'Eglise[5].

Pie X : Qui pèse ces choses (les désordres actuels) a droit de craindre que la perversion actuelle des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour les derniers temps et comme leur prise de contact avec la terre et que véritablement le fils de perdition dont parle l'apôtre, (II Th. 2, 4) n'ait déjà fait son apparition parmi nous. (E. Supremi Apostolatus, le 4 octobre 1903)

Pie XI : La haine satanique qui se déploie contre la religion fait penser au mystère d'iniquité dont parle saint Paul. (Caritate, Christi Compulsi : 3, 5-32).

Pie XII : Venez Seigneur Jésus. Il y a tant de signes que votre retour n'est pas loin. (Message Pascal 1957)

PAUL VI : L'attente des peuples est plus anxieuse que jamais, les tristesses des temps, les dangers courus par la paix, donnent à penser que le temps de Dieu est proche. (Discours du 23 octobre 1965)

Si San Damiano est essentiellement parousiaque la Madone des Roses ne peut, devant notre ignorance, que nous donner un enseignement progressif, tout en travaillant à notre formation. Nous sommes semblables à ces chrétiens à qui saint Paul disait : C'est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide, vous ne pouviez encore la supporter, (I Cor. 3, 2). Aussi la Sainte Vierge va d'abord nous entretenir de sa venue.

Le 28 janvier 1966 : Je viendrai bientôt éclairer le monde, Jésus m'enverra bientôt.

Le 29 avril 1966 : Priez que le Père Eternel m'envoie avec une grande lumière et un grand triomphe, que tous puissent se convertir.

Le 28 août 1966 : Priez pour que l'Esprit saint m'envoie bientôt au milieu de vous afin que tous puissent me voir...

Aucune des personnes divines n'agissant indépendamment des deux autres, la Sainte Vierge vient au nom de la très Sainte Trinité, accomplissant une œuvre de la divine miséricorde, une œuvre d'amour, c'est pourquoi Elle nous dit le 15 août 1966 : Je viendrai bientôt vous donner un grand signe d'amour, de reconnaissance, d'affection. Je viendrai vous apporter la joie dans les cœurs et dans tous les cœurs l'amour de Jésus.

Cependant la Sainte Vierge commence à nous faire entrevoir l'avenir.

Le 8 juillet 1966 : Viendra après moi un fils qui est grand, mon fils de prédilection pour apporter la paix au monde. Puis viendront de grandes secousses, de grandes choses. Ceux qui n'auront pas la foi trembleront d'épouvante.

Le 9 septembre 1966 : Car l'heure est sonnée, mes enfants, l'heure est sonnée. Il n'y a plus de temps à perdre. Je viendrai donner la lumière forte. Mais quand vous aurez vu la lumière, qu'adviendra-t-il ? Il y aura de grandes ténèbres. Puis si vous n'écoutez pas, si vous ne m'aimez pas, le Père Eternel fera Justice.

Et dès le 25 mars 1966, Notre Dame nous parle de la venue de Jésus. Mes enfants priez avec grande foi, avec grand amour et Jésus viendra apporter la joie dans les cœurs, la paix et le triomphe. Comme nos ancêtres nous aurions pu considérer cette annonce comme celle d'une venue spirituelle dans nos âmes. Ce n'est qu'en 1967 que la très Sainte Vierge va nous mettre en face de : la venue du Roi universel sur cette terre.

Le 6 janvier 1967 : Jésus viendra sur cette terre, lui aussi, avec une grande miséricorde, avec un grand amour, il aplanira les montagnes, les vallées, les plaines et sauvera les âmes, celles qui veulent se sauver.

Le 3 mars 1967 : Je suis sur cette terre, mes enfants, vous ne voulez pas m'écouter, mais quand vous verrez ma puissance, qu'en sera-t-il de vous, qui n'avez pas écouté ma parole ; quand je viendrai avec le règne de Jésus sur cette terre si vous n'êtes pas préparés.

Le 21 mai 1967 : Il viendra bientôt mon Fils Jésus dans le monde et tous le verront.

Toutefois elle ne cesse en même temps d'insister sur sa venue. La chronologie de l'avenir, autant que nous pouvons la connaître, nous en donnera la raison. Aussi elle nous dit :

Le 31 mars 1967 : Préparez-vous, préparez-vous à ma venue, avec un cœur pur, plein de grâces et d'amour pour recevoir votre Maman du ciel, n'attendez pas qu'il soit trop tard.

Le 14 avril 1967 : Envoyez vos Anges gardiens à tous les confins de la terre, tous doivent se convertir à ma venue.

Le 8 septembre 1967 : Je viendrai avec une grande lumière et je la répandrai sur tous les esprits.

Et le 30 octobre 1967, Notre-Seigneur lui-même nous dira : Priez que vienne la Maman céleste avec une grande lumière dans le monde entier, puis je viendrai avec un royaume nouveau de paix, de grandeur, de bonté, de bonheur.

Après de telles déclarations, lesquelles constituent pour bon nombre de chrétiens une véritable révélation, que certains seraient peut-être tentés de rejeter comme une fable, ne nous étonnons pas que la très Sainte Vierge Marie nous enseigne un moyen d'obtenir la foi. Certes, depuis le début, elle n'a cessé et ne cessera jamais d'insister su cette vertu, nécessaire pour être sauvé.

Le 14 août 1965 : C'est votre foi qui vous sauvera.

Le 27 août 1965 : Ceux qui n'auront pas la Foi, qu'en sera-t-il d'eux?

Le 8 décembre 1967 : Moi, je regarde la foi. C'est votre foi que je veux voir. Je veux une grande foi, avec la foi on transporte les montagnes !

Ce que la Madone attend de nous, c'est, d'une part, la foi croyance: notre foi est-elle celle du Credo de Paul VI ? Croyons-nous au règne de Jésus et de Marie ? Sommes-nous des attendant ?...  d'autre part, la foi-confiance : croyons-nous à l'amour de Jésus et de Marie au point d'être abandonnés entre leurs mains comme de petits enfants ?

C'est le 7 juillet 1967 que Notre Dame va nous enseigner le moyen auquel il a été fait allusion précédemment : Mes fils, écoutez-moi. Je vous annonce que vous devez réciter le petit chapelet de la foi... Au commencement, on récite le Credo, puis on dit 10 fois : Jésus, Marie, je vous aime, sauvez les âmes et celles des consacrés. Au lieu du Pater on dit le Credo. A la fin, après avoir récité les 5 dizaines, ajoutez cinq Salve Regina, pour obtenir la paix entre les frères du monde entier.

Le 14 juillet 1967 : Ceci (le chapelet de la foi) doit réunir tous les frères avec les frères lointains, tous. Vous devez vous réunir dans la paix, la joie, dans l'amour de Jésus.

Le 13 octobre 1967 : Je veux la foi, la foi, mes fils. Récitez beaucoup de Credo. Par le Credo, Je vous donne la foi.

Nos cœurs et nos esprits ayant été préparés mystérieusement par la grâce divine, le 22 novembre 1967, la très Sainte Vierge va révéler aux hommes les desseins éternels de Dieu sur les temps présents.

Le Père Eternel a donné tout pouvoir à son épouse pour accomplir une grande mission sur cette terre et pour préparer tous ses fils avec un cœur pur, plein d'amour, de reconnaissance, d'affection envers leur Maman céleste et pour enflammer tous les cœurs pour la venue du Roi Universel sur cette terre.

Le règne de Jésus répandra dans le cœur de ses fils un ardent amour l'un envers l'autre et exterminera toutes les hérésies, le péché, tout le mal et rejettera dans les profondeurs de l'abîme tous les démons.

Tous ceux qui resteront auront une grande lumière et accompliront une grande chose, grande, grande chose sur cette terre !

Et Jésus passera par les chemins du monde avec ses apôtres, avec les saints et avec les Anges, avec toute la cour céleste, avec un parfum d'amour, de grande bonté et de tendresse pour tous.

Jésus et Marie seront toujours avec vous dans le ciel, sur la terre, sur la mer, partout ensemble, en grande joie et triomphe avec moi. Et quelle étoile brillante éclairera le monde entier de grande joie, pour tous ceux qui auront pâti, souffert pour mon amour…

…Règne de Jésus ! Règne de Marie !... dans le monde entier, dans tous les cœurs avec grande joie et amour !

…Le démon se tient forcément dans le grand combat terrible ! Mais il ne vaincra pas, parce que ma puissance lui écrasera la tête.

…Mais quand viendra ce jour où le ciel et la terre s'ouvriront, ce sera un combat terrible d'angoisse et de pleurs ! Le tonnerre et les éclairs feront grand fracas! Mais, vous, ne craignez pas ! Récitez beaucoup de Credo ! Priez beaucoup l'Archange saint Michel avec le Rosaire dans les mains pour qu'il vous donne la force, le courage, dans le grand combat et vous serez saufs sur la terre et gagnerez le bonheur éternel dans le ciel.

Mais quand sera terminée cette calamité et que vous verrez le ciel ouvert ce sera pour vous une joie immense et vous ne pourrez jamais comprendre la beauté, la grandeur, la bonté de la miséricorde de Dieu !...

…Ceux qui devront partir de cette terre arriveront au ciel avec une grande troupe d'Anges et retourneront sur la terre pour réconforter, pour prier, pour consoler tous leurs frères.

Quelques jours après, de nouveau, la Madone insistera.

Le 8 décembre 1967 : Priez, priez et insistez auprès du Cœur de Jésus et aussi auprès du Père Eternel pour qu'il ait pitié de vous et fasse miséricorde, pour que je puisse venir avec un grand triomphe d'amour et de grâces, et que puisse régner sur cette terre Mon Fils Jésus dans tous les cœurs, règne de miséricorde, de pardon et de paix.

Jésus viendra et je viendrai aussi au milieu de vous, vous porter tant de grâces et de bénédictions célestes. Vous, faites, et moi je ferai... Toujours forts, toujours avec Jésus dans le cœur et Jésus reviendra au milieu de vous, fontaine de miséricorde, porter le triomphe d'amour dans tous les cœurs, dans toutes les nations, et partout où Jésus veut régner parce que l'Eglise a toujours régné et règnera toujours.

Le 15 décembre 1967, Jésus dira : Je viendrai, moi, sur cette terre, avec beaucoup d'Anges, beaucoup de saints, beaucoup de patriarches, beaucoup de prophètes... et tous les apôtres.

Le 29 décembre 1967 : Tout sera résolu dans le règne d'amour. Jésus retournera sur cette terre, son règne de miséricorde, de pardon et de paix. Jésus viendra avec de grands cortèges d'Anges, avec de grands cortèges de martyrs, et ils le suivront sur les routes, dans les contrées, partout.

Enfin, le 2 février 1968, la Madone, nous redit : Je viendrai avec une grande lumière. J'éclairerai tout le monde et puis viendra le règne de mon Fils Jésus. Avec son règne règnera la paix et la joie partout.

Si nous notons les dates de ces différents messages nous constatons qu'en un laps de temps très court un enseignement important a été donné, explicitant la grande révélation de Paray le Monial : La dévotion au Sacré-Cœur marque la venue des derniers temps et notre Seigneur Jésus-Christ règnera sur la terre malgré ses ennemis.

Le 22 avril 1966 la Sainte Vierge n'avait-elle pas dit : Priez et faites prier pour que le Cœur Immaculé de Marie et le Cœur de Jésus puissent triompher dans le monde entier et que partout Jésus puisse régner en grand triomphe.

A de nombreuses reprises, la Madone dit et répète : Je suis la Maman de la douleur, de la miséricorde... Je pleure tant de larmes de sang... Mon Cœur est déchiré !

J'ai porté la croix avant vous et bien plus lourde que la vôtre !

J'ai le cœur transpercé par une grande épée à voir mon Fils si torturé, si affligé. Il a répandu tout son sang pour sauver le monde entier : Je l'ai laissé mourir en croix pour vous sauver tous.

J'ai mon cœur écartelé, j'ai les yeux ruisselants de sang, à voir mes fils pareillement ingrats, qui ne veulent pas écouter la parole d'une Mère qui les aime tant !

Or le règne de Jésus est lié au règne de Marie, son triomphe au sien. Aussi à peine vient-elle de nous parler du règne de son Fils que la Madone nous donne des directives précises pour le triomphe de son Cœur Douloureux et Immaculé.

Déjà le 23 décembre 1966, Notre Dame nous dit : Priez pour le saint Père afin qu'il puisse faire triompher mon Cœur si Douloureux. Mais au début de 1968 la reconnaissance de cette dévotion par une fête solennelle dans les paroisses où elle demande la consécration à son Cœur Douloureux[6] et Immaculé et monde entier.

Le 12 janvier 1968 : Consolez mon Cœur qui est tant transpercé. Faites la consécration à mon Cœur Douloureux dans les familles. Je viendrai au milieu de vous, Je donnerai grâces... paix... amour... Je vous consolerai dans vos peines.

Le 19 janvier 1968 : Annoncez, mes fils, que je veux que soit célébré le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie. Je veux que ce soit une fête de triomphe. Annoncez dans vos paroisses, à vos curés, que ce doit être une fête, une journée d'amour à mon Cœur Immaculé. Annoncez-le, qu'on n'attende pas qu'arrivent les châtiments... Annoncez mon triomphe, le triomphe du Cœur Immaculé et Douloureux de Marie, afin qu'il y ait une fête de lumière et de grâces au plus tôt.

Le 26 janvier 1968 : Avez-vous annoncé à tous qu'ils fassent une fête à mon Cœur Douloureux ? Célébrez-la quand vous voudrez mais que ce soit le plus vite possible. Avez-vous demandé à vos curés qu'ils fassent une fête à mon Cœur Douloureux ? S'ils ne font pas triompher mon Cœur Transpercé, qu'adviendra-t-il ? Je pleure beaucoup parce qu'ils n'écoutent pas mon invitation de Mère !

Le 2 février 1968 : Quand je suis entrée dans le Temple, le vieillard Siméon m'a annoncé la prophétie qui devait se réaliser, j'ai eu l'épée dans le cœur... Vous devez vous réunir tous. Faites une journée en l'honneur de mon Cœur Douloureux pour mon triomphe dans toutes les paroisses du monde, vous devez faire cette fête.

Notre-Seigneur, en mars 1910, avait dit à Berthe Petit, apôtre de la dévotion au Cœur Douloureux : Il faut que le monde soit consacré au Cœur Douloureux et Immaculé de ma Mère, comme il l'est au mien. De nouveau à la fin de l'année, Notre Dame réitéra sa demande :

Le 11 novembre 1968 : Consacrez-vous tous à mon Cœur Douloureux, mettez- vous sous mon manteau et je vous assisterai, je vous donnerai la force. Je vous donnerai le courage pour porter ces croix que Jésus veut envoyer.

Le 21 novembre 1968 : Consacrez-vous tous à moi, à mon Cœur et au Cœur de mon Fils Jésus.

A cette volonté du ciel rien ne pourra s'opposer.

Le 20 décembre 1968 : Faites, défaites, refaites tout ce que vous pouvez mais mon Cœur Douloureux Triomphera sur le monde entier.

Une consécration n'est pas une simple démarche consistant simplement à lire une formule, comme cela arrive trop souvent, mais un don de soi, d'autant plus solennel qu'il sera accompli dans un cadre liturgique. Or les différents messages nous ont été adressés dans les périodes préparatoires aux deux présentations, lesquelles sont réellement des offrandes liturgiques accomplies au Temple de Jérusalem :

Le 2 février : Celle de Jésus à son Père et de la Vierge Marie unie au Cœur de son Fils.

Le 21 novembre : Celle de la Sainte Vierge au service du Très-Haut.

En nous demandant ces consécrations, la Madone n'attend pas de nous simplement un geste mais notre engagement à travailler au triomphe de son Cœur en tant que Douloureux, de le prier et de le consoler comme tel en même temps que de le présenter à Jésus pour qu'il ait pitié de nous en considération des mérites de sa très Sainte Mère.

Le 25 mars 1970 : C'est à vous à consoler mon Cœur. Jésus est si transpercé, tout lacéré par tant de graves péchés et sacrilèges que commet l'humanité... C'est tellement douloureux pour mon Cœur, tellement, tellement. Je suis tellement insultée en ce lieu, tellement raillée, tellement blasphémée ! J'ai tant de douleurs que l'humanité ne voie pas que je viens pour la sauver. Je viens pour vous aider, je viens pour vous sanctifier.

Ainsi, en principe, le pèlerin de San Damiano attend la venue de Jésus et de Marie, mais dans quel esprit ?

Un grand nombre ne voient dans cette venue qu'un événement merveilleux, mais veulent systématiquement en ignorer les circonstances ; ils rejettent et condamnent qui parle de choses tristes tout en espérant passer à travers sans que cela les touche en quoi que ce soit et retrouver ensuite leurs tranquillités, leurs habitudes et un monde selon leurs conceptions traditionnelles.

Un tel état d'esprit est aux antipodes de la réalité.

C'est pourquoi il reste encore à la Madone à nous mettre en face de nos responsabilités personnelles quant à sa venue.

Le 16 juin 1967 : Moi, mes fils, je vous le promets. Si vous le promettez, moi, je vous promets de venir vous donner consolation, mais ma promesse est entre vos mains.

Le 12 juillet 1967 : Vous ne comprenez pas l'amour que nous voulons.

Car de toute façon, la Sainte Vierge viendra.

Le 11 janvier 1970 : Je viendrai avec la lumière si vous m'écoutez. Si vous ne m'écoutez pas je viendrai avec la tempête mais je viendrai. Je viendrai vous sauver.

Mais Elle viendra lorsque ceux qu'elle a appelés seront prêts et marqués de son signe.

Le 16 février 1968 : Quand vous serez doux, sereins, humbles, je viendrai vous donner la lumière.

Le 5 août 1968 : Je veux que mes fils deviennent tout-petits, alors je viendrai.

Le 19 mars 1969 : Lorsque vous serez préparés, je vous donnerai la lumière forte.

Il y a tellement à changer en nous !

Le 14 avril 1968 : Vous devez vous aimer les uns les autres. Pas d'orgueil, pas de superbe, mais seulement amour, amour, amour !

Alors nous serons marqués de son signe afin d'être ses instruments selon sa volonté dans les temps à venir.

Le 4 mars 1966 : On viendra ici avec foi. Tous recevront un signe. A tous je donnerai le signe. Il suffit qu'ils viennent ici avec foi.

Le 31 mai 1966 : Par l'intermédiaire de mon instrument, je vous donnerai un signe de croix sur le front... Mon instrument vous le donnera, non plus sur le visage mais sur le front. Ce signe est celui de l'Esprit saint. Un jour ce signe vous comprendrez ce qu'il est, une force puissante pour demeurer sur cette terre ou pour arriver au ciel.

Je vous donne ma puissance, mes enfants. Je vous donne ma puissance et vous vaincrez toujours, toujours. Ce signe que vous donne mon instrument est pour vous donner plus de force, pour vous encourager et pour remporter la victoire en tout et pour tout.

C'est pourquoi, afin que tout cela puisse s'accomplir en nous, le ciel lui-même interviendra.

Le 14 mars 1969 : Il viendra une grande purification. Préparez-vous ! Préparez-vous ! Il viendra de tout pour vous purifier, pour vous sanctifier, pour vous porter au ciel.

Le 24 mars 1969 : Tenez-vous prêts car viennent les moments tristes de purification.

Le 25 mars 1969 : Mes petits enfants, pensez, pensez, pensez... car les heures s'approchent, tant de bouleversements !... Il viendra une grande purification des âmes. S'ils n'ont pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux ? Seront-ils capables de souffrir ? et de porter la croix avec Jésus ?...

Nous n'aurons, en fin de compte, aucune excuse, car la miséricorde divine nous conduisant par la main, comme des enfants, va répondre à l'ultime question que nous pourrions poser : Comment nous préparer ?

L'annonce est solennelle.

Le 25 mai 1969 - Pentecôte : Mon Fils Jésus et le Père Eternel veulent que j'annonce comme Jésus veut que se fassent les 9 premiers vendredis du mois, je désire que mes fils fassent les 9 premiers samedis du mois... Faites-les, mes enfants. Faites les 9 vendredis et les 9 samedis en l'honneur de Mon Cœur et de Celui de Mon Fils Jésus... Commencez, commencez mes enfants, les 9 premiers samedis et votre cœur brûlera d'amour pour moi.

Le 31 mai 1969 - Marie Reine : Promettez mes enfants, promettez de commencer les 9 premiers samedis du mois consécutifs. Promettez et vous aurez tant de grâces - matérielles et spirituelles - et la plus grande grâce que Je vous donne est d'arriver au ciel triomphant. Ecoutez-moi, écoutez-Moi, un jour vous comprendrez. Mais si vous ne l'avez pas fait, vous en aurez du regret.

Le 5 juin 1969 – Fête Dieu : Promettez-moi, mes enfants, de faire les 9 premiers samedis du mois pendant 9 mois consécutifs. Commencez tous, parlez-en à tous, ces 9 premiers samedis seront si riches de grâces.

Le 6 juin 1969 - 1er Vendredi du mois : Tous ceux qui pratiqueront les 9 premiers vendredis durant 9 mois consécutifs auront toutes les grâces si c'est pour le bien de leur âme et la grâce d'entrer au Paradis. Je vous le promets, mes enfants, je vous le promets. Si vous le faites, vous aurez tout.

Le 7 juin 1969 - 1er Samedi du mois : C'est aujourd'hui que vous avez commencé le premier samedi. Je tiendrai compte de tout ce que vous avez fait et de ce que vous ferez.

Et pour marquer l'importance de cette communion, chaque mois la Madone des Roses nous rappellera le 1er samedi.

Ainsi le 6 décembre 1969 : Préparez votre âme toujours pure, car aujourd'hui est un grand jour pour vous, si vous pensez à ce que je vous ai annoncé et vous ai toujours dit de faire : les premiers samedis du mois. Aujourd'hui sera un jour de grande valeur pour ceux qui auront reçu Jésus en leur cœur. Un jour ils comprendront mes paroles de Mère.

A Fatima, la Sainte Vierge avait demandé les 5 premiers Samedis en réparation, des outrages faits à Son Cœur. Ici, Elle nous demande les 9 premiers pour être prêts.

Quelques solutions pratiques :

1°/ En cas d'empêchement absolu de communier le 1er samedi, offrir la première communion faite en l'honneur du Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

2°/ Celui qui a communié à une messe du matin, en réponse à la demande de la Sainte Vierge, ne peut communier à une messe dominicale du soir.

3°/ La communion à une messe dominicale le samedi soir demeure une réponse à la demande de la Sainte Vierge. Le fait de donner à cette messe valeur de satisfaction pour le précepte dominical n'influe pas sur la communion.

Le 23 février 1968, mamma Rosa annonça qu'une grande troupe d'Anges arrivaient. Ils avaient tous à la main une rose blanche et une bannière blanche sur laquelle était écrit :

Vive le triomphe de Marie et vive le règne de Jésus.

Chapitre VIII

Soyez prets...

Le 30 juillet 1965 : Ceux qui seront préparés seront sauvés en cette vie et dans l'autre, ceux qui ne seront pas préparés, qu'en sera-t-il d'eux ?

Dans le chapitre précédent la très Sainte Vierge nous a annoncé Sa venue, prélude à celle de son Fils Jésus, et nous a enseigné comment nous préparer, non pas tant à l'accueillir mais à entrer dans cette nouvelle période de l'histoire du monde, le temps du règne faisant suite au temps des nations.

Si nous lisons dans notre Evangile les chapitres 24 de saint Matthieu, 13 de saint Marc et 21 de saint Luc, nous sommes frappés de l'annonce des événements apocalyptiques, sans que nous puissions exactement les situer ni dans le temps ni dans leur chronologie. Sans doute parce que cela n'est pas immédiatement nécessaire à notre salut, mais un point demeure dont l'importance est soulignée : Soyez prêts.

Matt. 24, 42 : Veillez donc car vous ne savez pas quel jour votre Maître doit venir.

Lc. 21, 34 : Prenez garde à vous-mêmes de peur que votre cœur ne s'appesantisse dans la crapule et l'ivrognerie et les préoccupations de la vie, et que ce jour-là ne fonde sur vous à l'improviste, comme un piège, car il atteindra tous ceux qui se trouvent sur la face de la terre.

Or, les messages de San Damiano nous annoncent des événements à venir et cette annonce est toujours accompagnée d'un appel à la conversion ainsi que d'un appel réitéré à réfléchir aux fins dernières. La Madone Miraculeuse des Roses nous dit, Elle aussi : Soyez prêts.

Le 29 août 1969 : Il viendra de tout si vous ne changez pas, et vous ne vous en doutez pas, cela viendra comme le voleur, de nuit si vous ne changez pas.

Les conditions de salut demeurent toujours les mêmes. Il n'y a pas de nouvel Evangile mais rappel de l'Evangile : Mc. 16, 16 : Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné.

Et le 15 août 1966 : Avec la foi on transporte les montagnes et sans la foi on va en Enfer. Mt. 7, 13-14 : Entrez par la porte étroite, car large et spacieuse est la route qui mène à la perdition, et il en est beaucoup qui la prennent. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et il en est peu qui le trouvent.

Et le 20 mai 1966 : Ne savez-vous pas mes enfants que pour arriver au ciel il faut la croix. Jésus l'a portée avant vous (Cf. Mt. 16, 24), votre Mère du ciel plus que vous. Elle a tant souffert, tant pâti. Avec la Croix, on arrive à entrer au Paradis, c'est là que je vous attends mes enfants, la !

Car la Vierge Marie veut nous sauver tous, les bons et les méchants. Elle est la Mère de tous et Jésus est mort pour tous.

Le 15 août 1966 : Il y a ici tant d'âmes qui n'ont pas la foi, qui profèrent des imprécations, se moquent de moi. Mais, moi, je les serre quand même entre mes bras. Je ne veux pas qu'elles aillent à leur perte, je veux les étreindre très, très fort : Je veux qu'elles s'approchent de moi par la foi, par une très grande espérance, par une ardente charité ... Je vous aime tant, tant.

Son Cœur souffre tellement de voir ses enfants sur le chemin de la perdition qu'elle ne peut se taire et les supplie d'avoir pitié d'eux et d'elle.

Le 23 septembre 1966 : Le salut de l'âme est ce qui me tient le plus à cœur... Maintenant, il faut le salut des âmes parce que si l'âme n'est pas belle on ne va pas au Paradis… et tant, tant d'âmes vont à la perdition… et moi j'en souffre beaucoup, beaucoup.

Le 8 janvier 1966 : Tant d'âmes partiront, riches, pauvres, savants, évêques, prêtres, cardinaux.

Aussi le 19 août 1966 : Convertissez-vous mes enfants, convertissez-vous car l'heure est sonnée, n'attendez pas qu'il n'en soit plus temps et que le démon vienne vous ravir à l'improviste.

Le 1er juillet 1966 : Préparez-vous à faire une bonne confession, d'un moment à l'autre le monde peut être un cimetière ! Qu'en sera-t-il de vous quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu ? Ou l'Enfer ou le Paradis. Pensez. Réfléchissez bien à ces paroles de la Maman céleste. Un jour vous vous trouverez si heureux et contents dans le Paradis.

A parcourir les textes une véritable méditation sur l'au-delà se dégage.

En face de nos responsabilités

Le 2 juin 1967 : Jésus est miséricordieux. Il pardonne à tous mais il les a tous laissés libres, libres. Il attend jusqu'à la dernière heure, mais s'ils veulent se perdre que doit-il faire ? Il a tant souffert, tant supporté. Il est mort sur la croix pour sauver tous ses frères.

Le 2 février 1969 : Ne voyez-vous pas tant d'âmes qui se perdent, spécialement sur les routes ! Tant d'âmes qui meurent dans le péché mortel ! Tant de sacrilèges qu'on fait ! Priez pour tous. Pour ceux qui ne savent pas ce qu'ils font, afin que Jésus leur pardonne, que Jésus ait pitié et miséricorde d'eux et qu'ils se repentent avant leur mort.

Le 23 août 1968 : Mamans, mamans, mamans, que pensez-vous ! Vous n'avez pas souci de vos enfants que j'aime tant ! Pensez à vos enfants, pensez à l'âme de vos enfants, car tant d'enfants partent de cette terre et se précipitent dans l'Enfer… Sur cette terre vous êtes pour peu de temps, vous devez penser à l'éternité, où vous serez pour toujours et jouirez du bonheur éternel… Il y a si longtemps que je viens, si longtemps que je viens, si longtemps que je pleure des larmes de sang pour vous sauver et vous ne m'écoutez pas. Et mon Fils Jésus est ici présent : tout son corps est flagellé par les grands péchés des mamans, spécialement d'impureté, qui causent la perte de leurs enfants. Qu'adviendra-t-il, mamans, quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu ? Ici, il y a l'argent... Tout peut se faire avec la justice d'ici... Mais là, rien ! C'est la vérité pure : ou Enfer ou Paradis ! Pensez-y bien et préparez-vous pendant qu'il est encore temps, car, bientôt le Père Eternel veut faire Justice… Pourquoi ne m'écoutez-vous pas ?... Vous, les mamans, vous, toutes les mamans, parlez ! parlez avec vos enfants ! ne les laissez pas se perdre mais sauvez-les par la parole, par la prière, et aussi par la force. La seule chose qui compte c'est qu'ils soient sauvés. Tant de péchés se commettent sur le plan de la pureté ! Réfléchissez à la sentence que je vous présente, à la sentence quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu !

La mort est certaine

Le 1er juillet 1966 : Récitez tous les matins trois Ave Maria pour le salut de l'âme.

Le 7 novembre 1969 : Pensez ! mes enfants. Réfléchissez ! Combien vous aime Jésus ! Combien je vous aime moi-même ! Et vous comprendrez tout ! Vous ne savez donc pas mes enfants que vous n'êtes pas pour cette terre ! Vous êtes pour le ciel. Quand vous verrez là-haut que les portes s'ouvriront, vous verrez la grande splendeur de la Majesté de Dieu. Quelle joie ce sera pour vous ! Vos peines vous les aurez offertes à Dieu. Quelle joie vous trouverez ! Tout passe ici-bas. Mais l'éternité jamais. Toutes les heures soyez prêts pour monter au ciel.

La Sainte Vierge sera auprès de nous

Le 17 novembre 1967 : Moi qui aime tant mes enfants, je ne les abandonnerai jamais ! Jamais ! Ni dans cette vie, ni dans l'heure dernière ! Vous serez assistés par votre Maman du ciel, vous serez protégés contre les tentations.

Le 15 décembre 1967 : Mais quand viendra le jour de votre départ de cette terre, pour ceux qui auront cru en moi et auront espéré en moi, ce sera un jour de joie et de triomphe, parce que vous ne pourrez jamais comprendre le bien que je vous ai voulu. Moi, je serai près de vous, près de votre lit où vous gémirez. Je vous assisterai avec saint Michel et je vous porterai dans mes bras au Juge… où vous serez jugés… Mais moi je vous ouvrirai les portes du ciel pour venir chanter la joie, la grâce, le chant de l'amour, de la reconnaissance.

Le 21 mars 1969 : Mais quand viendra ce jour où vous laisserez cette terre pour rejoindre le ciel, vous serez assistés de votre Maman céleste, de mon patriarche saint Joseph et de votre Ange gardien avec saint Michel, et nous vous porterons là-haut auprès de Jésus, Roi et Juge. C'est Lui qui vous jugera et vous pardonnera, si vous avez accompli ma volonté et la sienne.

L'Agonie et le départ de cette terre

Le 18 novembre 1966 : Quand l'âme est au moment de partir de cette terre, les personnes présentes doivent réciter le Rosaire et jeter beaucoup d'eau bénite, sur la bouche également. Quand l'âme part de cette terre, il y a une grande troupe d'Anges qui viennent la prendre et son Ange gardien prend l'âme entre ses bras avec une grande splendeur et la porte devant le tribunal de Dieu. Là, il y a l'Ange gardien, les trois Archanges et le démon. Mais si l'âme est pure, si l'âme a demandé pardon, Jésus fait miséricorde…

Le 14 avril 1968 : Quand viendra votre dernière heure, je vous embrasserai et vous serrerai contre moi, et je vous porterai dans la gloire de Dieu, dans la gloire du Père. Vous verrez alors la splendeur immense et beaucoup d'âmes qui souriront et chanteront votre entrée dans la patrie céleste. Vous ne trouverez jamais un jour aussi heureux que celui où vous verrez la splendeur de Dieu. Quand vous verrez mon visage et que je vous étreindrai pour vous donner le baiser de l'amour pour tout ce que vous aurez fait et souffert, quelle joie vous éprouverez, mes fils. Quel jour heureux ce sera pour vous ! Vous n'aurez jamais trouvé sur cette terre une joie comme celle-là ! Rappelez-vous, mes enfants, rappelez-vous que tout passe, mais l'éternité jamais !

Le 24 mai 1968 : Priez pour les agonisants : qu'ils puissent avoir la lumière, l'amour de Jésus et ils partiront de cette terre, glorieux et triomphants… Priez pour les pécheurs, pour ceux qui ne veulent pas se réconcilier avec Dieu, afin qu'ils puissent avoir la lumière à l'heure dernière et puissent prononcer le nom de Jésus : Mon Jésus miséricorde ! Pitié et pardon ! Jésus a miséricorde, il accepte le repentir de l'âme et la purifie et la sanctifie pour le ciel. Rappelez-vous mes enfants que vous avez une âme à sauver ! Pensez et réfléchissez.

Le 22 août 1968 : Tant d'âmes meurent sans avoir Jésus dans le cœur ! Ne savez-vous pas que l'heure de la mort est terrible ? Que le démon fait tout ce qu'il peut pour ravir les âmes ? Un prêtre doit s'employer sans cesse à les libérer des tentations, à donner la paix du cœur, pour qu'ils puissent partir de cette terre, assistés de Jésus, Joseph et Marie, de leur Ange gardien et saint Michel. Qu'ils puissent s'envoler vers le tribunal de Dieu pour demander pardon et miséricorde.

Le Jugement

Le 11 février 1969 : Ecoutez-moi mes enfants !... Quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu, quelle excuse direz-vous pour n'avoir pas exécuté et n'avoir pas écouté mon invitation de Mère ! Pour avoir écouté les tentations du démon avec tous les plaisirs de la chair, avec tant de péchés sur la conscience et tant de sacrilèges ! Qu'en sera-t-il de vous ? Quelle sera votre sentence ? Jésus vous dira ce que vous méritez !

Le 13 juin 1969 : Pourquoi ne pensez-vous pas que vous devez quitter cette terre ? Que vous êtes pour peu de temps sur cette terre ? Que vous êtes destinés pour le ciel ? Que vous devez vous présenter au tribunal de Dieu ? Là, c'est la vérité ! Jésus est Juge ! Il écoute et puis il juge ! Vous serez jugés et qu'en sera-t-il de vous ? Vous ne pensez pas, vous ne réfléchissez pas que tant d'âmes se perdent ? Tant de personnes meurent sur la route avec tant de péchés sur la conscience ! et tant de sacrilèges dans le monde entier ! Ils piétinent mon Fils Jésus, ils donnent Jésus à n'importe qui !

Le 11 octobre 1969 : Lorsque vous vous présenterez au tribunal de Dieu, là c'est la pure vérité. Mais si vous avez fait le bien, si vous avez accompli votre devoir, vous serez heureux sur la terre et au ciel. Parce que je suis votre avocate, en cette heure où vous serez jugés. Votre Ange gardien dira tout ce que vous aurez fait. Saint Michel vous défendra contre l'ennemi.

Le 5 décembre 1969 : Ne savez-vous pas que l'ennemi fait tant de ravages ? Vous ne croyez pas que c'est l'ennemi, mais un jour vous le verrez, quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu. Mais il ne sera plus temps.

Le Purgatoire

Le 5 avril 1968 : Viendra le moment de la purification. Quand vous serez purifiés, quand je viendrai pour vous embrasser à nouveau. Ce sera l'heure ultime ! Je vous porterai dans la joie dans le Paradis.

Le 17 mai 1968 : Jadis il n'entrait jamais de jeunes dans le Purgatoire jusqu'à l'âge de 15 ans révolus... Maintenant il y en a de 10 ans qui souffrent à cause de la malice qui est en eux, parce que leurs parents ne les ont pas élevés aux pieds de la Maman du ciel.

Le 8 mars 1968 : Priez pour les âmes du Purgatoire car beaucoup sont depuis des années, depuis 50 ans ! 70 ans ! qui gémissent au Purgatoire et peu de personnes prient ! Tant d'âmes n'ont personne qui prie pour elles. Surtout dans les bombardements, surtout dans les tremblements de terre ! Des familles entières sont parties et n'ont personne qui prie pour elles !

Le 16 octobre 1967 : La libération d'une âme du Purgatoire… C'est le plus grand don que je puisse vous faire, parce que, au ciel, ces âmes prieront tant, tant pour vous ! Voici, mes enfants, la grâce que je vous accorde, la grâce de la conversion des pécheurs.

Le 30 juillet 1972 : Il faut prier beaucoup, faire des sacrifices et faire dire des messes pour les âmes des pèlerins de San Damiano qui sont au Purgatoire, pour leur délivrance et pour qu'elles fassent hâter le triomphe de la Vierge et sa venue.

Le Ciel

Le 5 octobre 1969, saint Michel : Un jour, vous vous trouverez tellement heureux, quand vous serez avec nous là-haut dans le ciel, que vous jouirez de la félicité éternelle. Là on ne souffre plus. Ce n'est qu'amour et joie. Un jour vous comprendrez et vous serez unis à moi et à votre Maman du ciel.

Le 5 décembre 1969 : Quand vous verrez la splendeur du Paradis, que sera-ce pour vous ? Quelle joie ce sera ! Vous ne compterez plus les sacrifices que vous avez faits ici-bas, vous ne vous en souviendrez plus ! Mais vous vous souviendrez de l'amour, de la joie que vous a données votre Maman du ciel.

Le 25 mars 1970 : Quand vous serez là-haut dans le ciel, quelle joie vous aurez à être auprès de Moi, à vous promener dans le grand jardin du Paradis, tous, fleurs de toutes couleurs, toute la jeunesse, tous dans l'amour avec les Anges et les saints.

Le 29 mars 1970, Jésus : Ne pensez pas tant à ici-bas. La beauté par excellence vous la verrez là-haut, parmi les fleurs et les chants, au milieu de l'amour, de la joie, avec les Anges et les saints. Vous verrez la splendeur du Père Eternel, vous verrez la splendeur de l'Esprit saint qui vous a donné tout son amour et vous verrez votre Maman céleste et la mienne qui vous comblera de baisers.

L'Enfer

Le 3 juin 1967 : Ils sont plus nombreux ceux qui se perdent que ceux qui vont au Ciel.

Le 24 mai 1968 : Pour ces pauvres âmes qui partent avec le péché mortel dans l'âme, quand elles se présentent au tribunal de Dieu, c'est un feu ardent qui s'approche, c'est le démon et elles ne sont plus capables de se prononcer. Ce ne sont que hurlements entre l'âme et le démon qui se tient pour les ravir et les porter dans les profondeurs de l'abîme. C'est une telle douleur pour moi ! J'ai laissé mourir mon Fils Jésus pour vous sauver.

Le 22 août 1968 : Si l'âme s'en va troublée et dans le péché, quand elle se présente au tribunal de Dieu, ce n'est que feu, ce n'est qu'angoisse effrayante et elle pleure désespérément parce que la sentence est dure, est juste, est vérité.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort,

Chapitre IX

Je viendrai... Les circonstances de la venue

Le 5 décembre 1969 : Je viendrai :

- avec la lumière

- ou dans la paix

- ou dans la tempête.

Nous ne pouvons en douter, depuis 1964, la très Sainte Vierge nous annonce sa venue : Le 4 avril 1970 : Je viendrai, je vous le promets, je viendrai.

Mais quant aux circonstances et quant à l'instant de celle-ci, le pèlerin de San Damiano peut se trouver quelque peu dérouté en ne lisant que quelques messages, et se représenter cette venue comme une grandiose manifestation de la Madone sur un monde inchangé mais ayant pour résultat sa conversion.

Cette vue serait simpliste.

En réalité cette venue se situe dans tout un enchaînement d'événements dont la Sainte Vierge nous parle à maintes reprises, laissant à nous-mêmes le soin de les analyser et de les comprendre.

Pensez... Pensez... Réfléchissez...

Il semble qu'un certain classement des textes soit possible, sans toutefois prétendre donner une chronologie de valeur absolue, bien des événements dépendant de notre réponse : Faites et je ferai.

Nous aurions alors le schéma suivant :

- Départ de la très Sainte Vierge en période de révolution, persécution, guerre.

- Le Fils de prédilection rétablissant la paix.

- Venue de la très Sainte Vierge.

- Refus de conversion : Châtiment de Dieu.

- Venue de Jésus.

- Le règne.

Ces événements étant précédés de ceux annoncés à Garabandal :

L'avertissement, et le grand miracle.

Pendant tous ces temps la très Sainte Vierge vient spirituellement vers tous ses enfants.

Le 6 septembre 1969 : Moi, je viens, je viendrai toujours jusqu'à ce que je vous aie tous au ciel. Je frapperai aux portes, je frapperai aux églises, je frapperai aux couvents jusqu'à ce que tous aient ma lumière et tous comprennent ce que je veux de vous.

Le 15 mai 1969 : Je continuerai de venir jusqu'à ce que j'aie préparé tous les cœurs par la prière et le pardon. J'éclairerai toutes les intelligences pour qu'elles me connaissent et m'aiment. Par contre, il en est tant qui me haïssent… et ils savent qu'ils ne peuvent pas faire seuls, ils ne peuvent faire sans ma participation et celle de mon Fils. Jésus n'a point de miséricorde pour ceux qui foulent aux pieds sa Mère et la vôtre. Jésus pardonne à tous, mais à ceux qui m'offensent, non.

L'Avertissement et le Grand Miracle

Le 28 juin 1965 : Nous sommes au milieu d'un fléau épouvantable.

Le 30 août 1965 : Annoncez que les fléaux sont commencés.

Le 9 juin 1967, Jésus : L'avertissement : celui-ci est commencé, vous devez comprendre que c'est le commencement des terribles épreuves d'angoisse et de pleurs, car le Père Eternel ne m'écoute plus, ni ma Mère céleste.

Cependant, il y a dans ces annonces une certaine part de relativité[8].

En outre, il ne faut pas confondre les avertissements et l'avertissement.

Les avertissements sont des mises en garde de la miséricorde divine. Le 7 mai 1970 : Ne voyez-vous pas combien il y a de malheurs partout ? Ils sont le début des châtiments que le Père Eternel envoie pour voir si mes enfants de la terre se repentent, s'aiment, si entre eux la paix est : dans les cœurs, les familles, les nations.

Par contre l'avertissement sera comme un petit châtiment.

Dans le message du 28 mai 1968, nous lisons ceci : Est présent un saint Père qui a les mains largement ouvertes et fait beaucoup de lettres d'alphabet :

A C D V Z - 9 5 10 18 29

et tous ces chiffres forment tous une couronne de roses.

23 – 72 – 1969 – 1968 – 18 – 28 – 8 – 0

La Maman céleste dit : Vous avez noté tous ces chiffres. Annoncez-les à vos prêtres, demandez-leur ce qu'ils veulent dire…

Remarquons tout de suite : A et Z première et dernière lettre de l'alphabet : Début et fin d'événements annoncés.

: châtiments au sens biblique de Heb. 22, 5-11, c'est-à-dire de correction en vue de la conversion : Mon fils, ne dédaigne pas le châtiment du Seigneur, ne te décourage pas quand il réprimande, car le Seigneur corrige celui qu'il aime et frappe celui qu'il reconnaît pour son fils. Au moment même tout châtiment paraît un sujet de peine plutôt que de joie, mais il procure ensuite à ceux qu'il a frappé un fruit de justice et de paix.

D : de Dieu.

V : Vengeance, au sens de Jer. 46, 10 et Is. 59, 17-18

Or ce jour-là est au Seigneur Yaweh,

Jour de vengeance pour se venger de ses ennemis,

Son épée va dévorer tout son soûl,

Elle s'enivrera de leur sang. (Jer. 46, 10)

Il a revêtu la justice comme une cuirasse,

Et mis sur sa tête le casque du salut.

Il a revêtu la vengeance comme une tunique,

Et s'est drapé dans la jalousie comme un manteau.

A chacun il va payer son dû,

Colère pour ses adversaires,

Représailles pour ses ennemis. (Is. 59, 17-18)

Deux années sont bien indiquées : 1968 - 1969 et le mois d'août 1968 a bien semblé marquer le début d'événements graves sur le monde avec la crise traversée par la Tchécoslovaquie, tandis que, fin 1969 fut une période de troubles et d'inquiétudes…

Pourtant rien n'arriva…[9] car il y a toujours des âmes qui paient pour les autres. Le 3 juin 1966 : Il y a tant d'années que je suis sur cette terre pour annoncer ces grands fléaux. Tant d'âmes prient, sont sur la croix avec Jésus pour empêcher que cela n'arrive, mais maintenant le Père Eternel n'en peut plus.

Quant à l'avertissement proprement dit, à diverses reprises, en dehors de San Damiano, la Sainte Vierge a sollicité prières et sacrifices pour obtenir du Père Eternel sursis sur sursis.

Aussi est-ce une erreur de dire que la Madone ne donne jamais de date. Ne serait-ce que celle du grand miracle de Garabandal qui, elle, est certaine. Mais c'est aussi une erreur de les interpréter dans un sens absolu.7

Le monde est toujours au centre du combat entre la miséricorde et la justice : le 16 juillet 1969 : Jésus attend, le Père attend. Il y a longtemps qu'il veut envoyer le châtiment, mais il attend pour vous sauver. Il m'envoie sur cette terre pour appeler mes enfants, afin que vous puissiez entendre ma parole de Mère.

Il suffit de lire la Bible pour s'apercevoir que bien souvent devant les péchés des hommes, Dieu non seulement annonce des châtiments et les envoie ; parfois l'intervention de l'un ou l'autre, accomplie dans la foi arrachera le pardon à la miséricorde divine. Lorsque Israël se révolte contre lui, Yaweh veut anéantir son peuple par la peste. Il faut l'intervention de Moïse pour que Dieu pardonne, mais aucun des révoltés ne rentrera dans la terre promise. (Nb VI, 14.)

Il suffit d'un regard et je pardonne, dit la Madone.

Hélas, certains se targuent de la miséricorde divine pour agir comme bon leur semble, oubliant que : On ne se moque pas de Dieu (Gal. 6, 7). Par contre, d'autres, oubliant les Béatitudes : Bienheureux les miséricordieux parce qu'ils obtiendront eux-mêmes miséricorde (Mt. 5, 7), oublient de rendre grâce au Seigneur, lorsqu'il menace de nous frapper, de retenir son bras, et regrettent qu'il ne laisse pas aller sa justice.

Nous avons besoin d'écouter la Madone nous dire et nous redire : Soyez humbles.

L'humble reconnaît sa misère et s'en remet entre les mains du Seigneur, sachant qu'il ne mérite que peines pour ses péchés ; l'orgueilleux lui, se fait juge, et en appelle à la justice.

Dans la mesure dont vous mesurez, on mesurera pour vous en retour. (Lc. 6, 38.)

C'est sans doute après l'avertissement que les trois prophètes montrés par la Madone commenceront à exercer leur ministère.

Le 7 juillet 1967 : Je suis venue aujourd'hui avec trois prophètes qui viendront annoncer au monde que tous peuvent avoir la foi. Ils iront de maisons en maisons, porter la paix, la joie, la résignation dans les moments tristes d'angoisse et de pleurs.

Quant au grand miracle annoncé à Garabandal, il n'en est pas question directement à San Damiano.

On peut penser toutefois que certains textes comme ceux-ci peuvent y faire allusion.

Le 7 avril 1967 : Une étoile viendra dans le ciel. Avec cette étoile je viendrai au milieu de vous. Avec cette étoile je donnerai la lumière au monde entier. Ceux qui auront foi trouveront dans leur cœur tant de joie et de consolation et tant d'âmes se convertiront. Elles se sauveront et auront le salut et la paix. Cette étoile quand la Maman viendra, sera grande comme cet enclos, dit la Maman céleste et voyagera sur le monde entier… Elle portera la lumière partout et j'enverrai ses rayons dans les cœurs des prêtres et dans toutes les âmes ! En ces jours-là jusqu'à ce qu'arrive ma venue, je donnerai tant de signes dans le ciel, dans la lune, les étoiles, et en tellement d'endroits.

Ou bien : le 21 juin 1968 : Je donnerai un grand signe dans le ciel pour ceux qui voudraient encore être sauvés.

Révolutions - Persécutions - Guerres

Le 12 décembre 1967, la Madone Miraculeuse des Roses nous dit qu'elle partira en emmenant mamma Rosa entre ses bras, sans nous fixer sur ce moment. Toutefois les signes photographiques nous montrent le départ de la Madone au milieu du déchaînement des événements et il semble bien que ce soit au temps des calamités annoncées par les cavaliers de l'apocalypse : Apoc. 6.

En effet, le cheval blanc (v. 2) apparut sur une photographie le 28 mai 1970 : Celui qui le montait tenait un arc : on lui donna une couronne, puis il s'en alla vainqueur et pour vaincre encore. (Grand Monarque)

Le cheval brun (v. 4) le 4 septembre 1970, signifiant : Révolutions, persécutions et guerre.

Le cheval noir (v. 5) le 2 février 1971, signifiant la famine.

Enfin le cheval vert (v. 7) le 13 mai 1971, signifiant la peste.

Aux mêmes dates étaient données les photos des châtiments montrant tremblements de terre - feu du ciel et de la terre - et sur celles prises en 1971 le départ de la Madone.

Il est peut-être possible de faire le rapprochement avec le texte de saint Jean (Ap. 12 13-15) : Se voyant rejeté sur la terre, le dragon se lança à la poursuite de la femme, la Mère de l'Enfant mâle. Mais elle reçut les deux ailes du grand aigle pour voler au désert jusqu'au refuge où, loin du serpent, elle doit être nourrie un temps et des temps et la moitié d'un temps[10]. Le serpent vomit alors de sa gueule comme un fleuve d'eau derrière la femme pour l'entraîner dans ses flots, mais la terre vint au secours de la femme : ouvrant la bouche elle engloutit le fleuve vomit par la gueule du dragon. Alors furieux de dépit contre la Femme, il s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui obéissent aux ordres de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.

Ainsi nous sommes prévenus, nous allons vers la guerre, mais celle-ci est précédée de révolutions et de persécutions. Elles seront terribles.

Le 11 mai 1969 : Jésus vaincra. Il y aura luttes, persécutions, tremblements de terre, guerres aussi, si vous ne vous mettez pas en paix.

Le 22 août 1969 : Mon Cœur triomphera, mes enfants, même en pleine tempête. Mais il triomphera, il y aura des luttes, des persécutions, de tout.

Aussi faut-il être prêt au martyr si Dieu le demande.

Le 9 juin 1967 : Quand viendra cette heure où ils vous mettront en mains la palme du martyre, qu'en sera-t-il de vous? Mais si vous êtes venus ici pour prendre force, courage, foi, pour résister aux luttes, aux tribulations, à la croix, à la persécution, la guerre, les tremblements de terre, la peste, la faim, si vous n'avez pas de force, de résistance, qu'adviendra-t-il de vous ? Lorsque viendront ces terribles moments d'obscurité, si vous avez Jésus dans le cœur, vous serez forts. Vous appellerez Jésus, Père Eternel, pitié, miséricorde. Si vous quittez cette terre Jésus vous portera au Ciel, je vous couvrirai avec mon manteau et vous serrerai sur mon cœur et vous serez tous forts pour supporter n'importe quelle lutte, et vous embrasserez la Croix et la palme du martyre et vous entrerez dans la patrie céleste où le Père Eternel vous attend avec tant d'amour.

Ce sera le temps de la confusion extrême, aussi :

 Le 19 mars 1969 : Soyez forts, car les luttes seront dures, mais si vous vous agrippez à moi, vous aurez la force sur cette terre et la gloire là-haut dans le ciel. Aimez-moi et faites-moi aimer, pardonnez et il vous sera pardonné.

Devant une telle éventualité, quelle attitude avoir ?

Le 10 janvier 1970 : Si vous maintenez ferme votre foi, si vous appelez saint Michel, vos Anges gardiens, saint Raphaël et saint Gabriel, ils vous éclaireront pour comprendre les personnes par qui vous êtes persécutés. Vous comprendrez le bien et le mal. Je vous inspirerai et guiderai pas à pas.

Quant à la guerre, la très Sainte Vierge en parle à diverses reprises, nous en faisant entrevoir l'horreur.

Le 22 septembre 1967 : Vous avez eu tant de guerres déjà et tant de destructions. On a tellement détruit dans le monde, tant d'âmes sont perdues. Vous ne réfléchissez pas que s'il venait une guerre maintenant, que serait-ce ?

Le 17 mai 1970 : Il viendra une guerre si grande, si vous n'écoutez pas mon invitation de Mère. Tant de choses atroces. Pourquoi ce grand bouleversement dans les familles, dans les nations? Parce qu'il n'y a plus de pureté, d'amour, de pardon. Il n'y a que scandale, que méchanceté, que malice. Pleurez sur vos enfants et sur vous-mêmes car lorsque vous verrez toutes les nations en lutte, toutes en péril, ce ne sera plus le moment de demander pardon quand les luttes viendront si dures. Toutes les nations !

Le 27 mai 1966 : Ces bombes ! Ces bombes que je hais tellement, qui pourront faire tant, tant de mal. Priez beaucoup le Père Eternel qu'il calme, qu'il inspire ces âmes afin que n'arrive aucun châtiment.

Le 12 août 1966 : D'un moment à l'autre le monde peut être un cimetière.

Aussi méditons l'appel de saint Michel le 12 juillet 1967 : Je pèserai sur toutes vos épaules, parce que les guerres ont déjà commencé et vous devez combattre beaucoup.

Saint Gabriel vous inspirera toutes les choses à venir et vous inspirera et vous guidera.

Saint Raphaël sera votre compagnon pour le long voyage pour venir aux pieds de la Maman céleste.

La Paix

Dans ce chaos de toutes les nations, Dieu enverra le grand Pontife qui avec le grand Monarque doit mettre fin à la guerre.

Le 8 juillet 1966 : Après Moi viendra un fils qui est grand, mon fils de prédilection pour apporter la paix au monde. Puis viendront de grandes secousses, de grandes choses. Ceux qui n'auront pas la foi trembleront d'épouvante.

Analysons ce texte.

Après Moi ce qui implique le départ de la Madone.

Un fils qui est grand : le grand Pape.

Puis viendront de grandes secousses : donc cette paix ne sera pas définitive et sera suivie d'événements graves au cours desquels beaucoup périront.

Si nous rapprochons ce texte d'autres paroles de la Madone, le 9 septembre 1966 : Je viendrai donner la lumière forte, mais quand vous aurez vu la lumière, qu'adviendra-t-il ? Il y aura de grandes ténèbres puis si vous ne m'écoutez pas, le Père fera justice, nous constatons qu'ils font tous deux allusion au châtiment mais aussi qu'il faut situer la venue de la très Sainte Vierge entre la paix et le châtiment.

Etant partie, Elle vient

La Mère nous a quittés et la Reine revient. Mère, elle est venue envoyée par le Père Eternel, Reine, elle reviendra de même. Seulement la première venue était un pur effet de la miséricorde divine, la seconde venue dépendra, dans une certaine mesure, de notre attitude.

Le 29 avril 1968 la Madone nous dit : Quand le Père Eternel voudra, il ouvrira les cieux, mais le 17 mai 1968, elle nous invite à demander avec insistance sa venue. Priez beaucoup, afin que le  Père Eternel puisse faire ouvrir la porte du ciel et que je puisse venir avec une grande lumière sauver mes fils.

Le 12 septembre 1966 : Insistez, mes enfants, insistez, demandez cette grâce au Père Eternel afin que je puisse donner la forte lumière au monde et que je puisse venir au milieu de vous et tous me verront, me connaîtront.

Le 15 août 1968 : Soyez unis dans la prière pour attendre ce grand jour. Je convertirai, sauverai, libérerai, tant de mes fils d'ici-bas. Quand je donnerai cette grande lumière, que d'amour et de joie auront mes fils qui auront cru. Priez beaucoup pour qu'il vienne vite.

Je convertirai tant de mes fils d'ici-bas, car c'est au jour de sa venue que la très Sainte Vierge Marie envoie les apôtres des derniers temps à travers le monde.

A travers ses messages, la Madone nous décrit en quelque sorte dans ses grandes lignes, le jour de sa venue.

Le 5 septembre 1968 : Quand viendra ce jour bienheureux où le Père Eternel m'enverra sur cette terre, je donnerai grande lumière à tous. Il y aura tant de pleurs, tant de mes enfants pleureront parce qu'ils n'auront pas compris que je les appelais auprès de moi. Bientôt, je viendrai.

Lorsque la Madone viendra avec une grande lumière, elle remplira les vallées et les monts.

Le 16 juillet 1967 : Elle tournera sur le monde entier.

Le 13 octobre 1967 : Ce sera alors joie et bonheur.

Le 22 août 1966 : Je veux venir avec une grande lumière. Et un grand triomphe. Vous jouirez d'un grand bonheur quand vous me verrez passer au firmament.

Le 13 mai 1966 : Vous verrez ce qu'est ma puissance, ma joie, joie d'une maman... Je viendrai avec une grande lumière et viendrai avec tous les Anges et tous les Saints.

Le 22 septembre 1967 : Ce jour vous verrez dans le ciel une grande lumière qui passera partout et tout le monde la verra.

Que se passera-t-il à ce moment-là ? Le monde aura été secoué par des événements politiques sans précédent.

Révolution, persécutions et guerre. La paix sera revenue mais les hommes, pour autant, ne seront pas convertis.

Paix ou tempête...

La Sainte Vierge vient quel que soit l'état du monde et devant sa venue quelle sera la réaction de chacun ?

Ecoutons la Madone.

Le 25 juin 1965 : Bientôt, bientôt viendra la Madone dans un grand triomphe afin que tous puissent la voir, louer, aimer. On croira que c'est elle qui vient avec grande joie, avec enthousiasme. Elle viendra avec un pouvoir puissant et ceux qui auront foi recevront tant de grâces, tant, tant.

Le 31 mai 1966 : Je viendrai avec une grande lumière. J’éclairerai les cœurs les plus endurcis.

Le 2 septembre 1966 : Je viendrai avec une grande lumière et tous s'agenouilleront à mes pieds, tous demanderont pitié.

Le 23 décembre 1966 : Je viendrai avec une grande lumière. J'ouvrirai les yeux de tous... dans le monde entier, dans une lumière forte.

Le 4 avril 1970 : Je viendrai avec une grande lumière en forme de colombe et cette colombe de lumière tous la verront et tous m'aimeront et tous auront la lumière du ciel pour réveiller vos cœurs des ténèbres.

Le 10 mai 1970 : Je me ferai voir de tous, je me ferai voir à tous et ils comprendront.

Au premier abord la lecture de ces textes pourrait nous faire conclure que tous verront la Sainte Vierge et que tous se convertiront. Seulement il est dangereux, voir même impossible d'analyser de tels textes sans tenir compte de l'ensemble.

Si nous regardons le monde nous pouvons le diviser en trois groupes :

1°/ Les chrétiens que l'on peut appeler croyants.

2°/ Les ennemis de Dieu, du Christ et de la Vierge Marie.

3°/ La grande masse des tièdes.

Voyons alors ce que la Madone nous laisse entrevoir pour chacun de ces groupes :

Les croyants

Le 12 décembre 1967 : Ce jour-là sera jour du triomphe de l'amour, de la joie dans les cœurs.

Le 25 février 1966 : Si vous avez la foi, vous verrez tant de choses.

Le 14 juillet 1967 : Si vous avez la foi vous pourrez voir, votre Maman céleste vous donnera lumière et force.

Le 12 janvier 1968 : Je donnerai à votre cœur et à votre esprit une grande lumière qui brillera comme une lampe d'amour envers moi et envers mon Fils.

Le 1er mars 1969 : Quand viendra cette lumière au milieu de la tempête, la flamme de mon cœur pénètrera dans vos cœurs et vous comprendrez tous combien je vous ai appelés et combien je vous aime.

Le 18 mai 1969 : Vous verrez bientôt mon triomphe, mon amour, la lumière, la paix, la tranquillité dans les âmes.

Mais surtout, la promesse faite de se manifester à tous ceux qui auront foi.

Le 29 avril 1968 : Tous me verront, ceux qui auront cru.

Le 22 août 1969 : Quand viendra ce jour où vous verrez ce qu'est ma splendeur, ceux qui auront cru, quelle joie pour leur cœur !

Le 3 avril 1970 : Je vous promets que je viendrai, mais quand sera venue l'heure où le Père Eternel ouvrira les cieux. Alors, vous verrez ma splendeur. Tous me verront, tous croiront...

Au jour de sa venue, la très Sainte Vierge Marie se fera voir dans tous les lieux où elle s'est manifestée dans le temps.

Quelle joie pour ceux qui croient !

Quelle preuve et quel démenti pour ceux qui la combattent !

Les ennemis de Dieu, du Christ et de la Vierge Marie

Le 27 août 1965 : Ceux qui n'auront pas la foi, qu'en sera-t-il d'eux? Tant pis pour eux !

Ne nous étonnons pas d'une telle parole car la Vierge Marie fait tout pour sauver tous ses enfants. Mais que peut-elle faire de plus si ceux-ci refusent d'écouter ?

Le 25 mars 1966 : Quand je viendrai avec une grande lumière ceux qui n'auront pas la foi tomberont et ne se relèveront pas. Priez mes enfants. J'attends de venir pour que tous puissent avoir la foi.

Le 22 septembre 1967 : Ceux qui m'auront insultée et tournée en dérision que leur adviendra-t-il ? Que sera leur conscience quand elle se présentera devant le tribunal de Dieu ?

Le 5 avril 1968 : Ils (mes fils de prédilection) ne veulent plus m'appeler du doux nom de Mère. Mais quand viendra cette heure triste, où ils seront tous pris d'épouvante, qu'adviendra-t-il d'eux ? Ils n'auront plus la force de lever les yeux au ciel et de m'appeler. Ils ne le pourront plus parce que le Père Eternel veut faire justice.

La Madone nous parle de l'heure triste. Il est donc à penser que ceux qui, d'une façon ou d'une autre, auront refusé, non seulement la conversion, mais aussi de la reconnaître durant le temps qui suivra sa venue, seront terriblement châtiés, lorsque le Père Eternel fera justice.

Le 5 avril 1968 : Je viendrai pour donner la lumière, pour éclairer toutes les âmes, mais il sera trop tard pour ceux qui ne comprendront plus l'amour d'une Mère. Ils seront au milieu d'une épreuve terrible, les cieux et la terre se déchaîneront, et ils ne seront plus capables d'élever les yeux au ciel pour implorer pitié et miséricorde.

Le 23 février 1968 : Beaucoup d'âmes pleureront de n'avoir pas écouté mon appel.

Le 10 avril 1970 : Je souffre beaucoup de ce qu'ils n'écoutent pas. Qu'adviendra-t-il d'eux ? Quand ils comprendront que c'est moi ? Ce sera triste pour eux. Quand ils verront ma splendeur le monde sera si triste !

Ce sera le combat entre le Ciel et la terre. Ce sera terrible.

Rappelons-nous le texte que nous avons cité précédemment :

Le 15 mai 1969 : Jésus n'a point de miséricorde pour ceux qui me foulent aux pieds, sa mère et la vôtre. Jésus pardonne à tous, mais à ceux qui m'offensent, non.

La grande masse des tièdes

Nous avons, non seulement déjà remarqué que la très Sainte Vierge par les événements annoncés à Garabandal veut appeler la foule des tièdes et des incroyants à la conversion, mais envoie auprès d'eux : les 3 prophètes et les apôtres des derniers temps : la conversion n'étant pas l'œuvre d'un jour.

Le 1er mars 1968 : Je veux que les âmes se convertissent et que les âmes comprennent que c'est moi qui viens. Je viendrai avec ma puissance et j'ouvrirai les cieux, les nuées. J'éclairerai le monde entier et beaucoup d'âmes se convertiront, beaucoup d'âmes entreront dans le ciel, elles quitteront la terre, beaucoup, beaucoup.

Le 5 août 1968 : Je viendrai bientôt avec une grande lumière convertir beaucoup d'âmes et alors trembleront le ciel et la terre. Par ma présence, alors s'éclairciront tous les esprits et s'embraseront tous les cœurs d'amour pour moi,

Car le 8 septembre 1969 : Je les veux tous sauvés : les bons et les méchants au jour où je donnerai la grande lumière.

Aussi prenons garde à nous-mêmes, ne soyons pas présomptueux, préparons-nous sérieusement à vivre de tels événements.

Le 23 février 1968 : Il faut que vous ayez grand courage, grande force, grande foi pour surmonter les obstacles qui viendront.

Car le 10 mai 1968 : Le jour viendra bientôt, mais qu'en sera-t-il de vous si vous n'avez pas écouté mon appel de Mère ? Vous vous repentirez, vous pleurerez, mais il ne sera plus temps.

Le 22 août 1968 : Jésus attend pour voir ce que vous allez faire. Mais ensuite vont fondre les châtiments sur l'humanité et des châtiments de toutes sortes. Ecoutez ma parole, n'attendez pas que les choses fondent sur vous, vous ne pourrez plus alors m'appeler du doux nom de Mère.

Le 16 mai 1969 : Quand vous vous trouverez .au centre du combat entre le ciel et la terre qu'adviendra-t-il ? Quand vous ne pourrez plus parler pour demander pardon, quand votre esprit ne comprendra plus ? Agissez donc maintenant pendant que le temps vous en est laissé.

Mais si nous sommes préparés, alors :

Le 18 mars 1966 : En ce moment vous pleurez et ceux qui vous insultent, vous soufflettent pour n'importe quoi. Mais un jour ils pleureront et vous, vous rirez.

Paix ou Tempête

La très Sainte Vierge nous met en face de cette alternative :

Le 12 mai 1969 : Mon Cœur, triomphera, au milieu de la tempête et du bouleversement.

Le 22 août 1969 : Mon Cœur triomphera, mes enfants, même en pleine tempête mais il triomphera. Il y aura des luttes, des persécutions, de tout, mais mon Cœur triomphera et le règne de Jésus viendra sur cette terre apportant la paix et la miséricorde.

Le 19 novembre 1969 : Je viendrai vous sauver, avec la lumière de la joie et de l'amour, ou au milieu de la tempête.

Le 5 décembre 1969 : Je viendrai avec la lumière ou dans la paix, ou dans la tempête.

Le 11 janvier 1970 : Je viendrai avec la lumière si vous m'écoutez. Si vous ne m'écoutez pas je viendrai avec la tempête, mais je viendrai vous sauver de toute façon...

Les conflits sanglants ont pris fin. Le grand Pontife et le grand Monarque ont rétabli la paix civile sur le monde, mais les esprits pour autant ne sont pas changés. Le désordre règne toujours dans les cœurs et dans les idées. Les erreurs philosophiques qui ont pourri le monde ne sont pas encore arrachées des esprits. La vérité ne règne pas encore, peut-être même dans l'Eglise. Le monde est encore dans la tempête religieuse, morale et intellectuelle.

C'est dans cette tempête que...

La très Sainte Vierge vient.

 Chapitre X

Satan

Si la Madone Miraculeuse des Roses dans son petit paradis vient préparer le rétablissement de toutes choses, c'est que le règne de Satan arrive à son terme et doit faire face au règne de l'Amour.

C'est le dernier combat

Le 26 mai 1967 : La bataille décisive est engagée entre les deux chefs : saint Michel et Lucifer. Mais c'est seulement par l'intercession de celle à qui Dieu a donné la puissance d'écraser la tête de Satan que l'on aura la victoire décisive. Je suis à ses ordres avec la troupe de toute la milice céleste et vous qui croyez en moi, combattez avec moi par la prière en récitant le saint Rosaire qui vaincra tout, je le répète, toutes les batailles ! Oh ! mes fils, allons ensemble à l'assaut, le heurt est inévitable et terrible, surtout pour tous ceux qui n'ont pas la foi... Qui croit en moi, chef de la milice céleste n'a rien à craindre, ni dans sa vie ni dans sa mort.

Après la victoire terrestre, nous aurons le premier embrassement du Père Eternel avec toute la cour céleste...

C'est le grand combat des armées célestes

Le 4 juillet 1969 : Ici sont présents tous vos Anges gardiens, avec tous les Archanges qui livrent bataille au-dessus du monde. Jésus les a envoyés sur cette terre pour le nouveau règne.

Le 19 septembre 1969 : Moi, par ma puissance, saint Michel avec son épée, nous écraserons Satan bientôt, mes enfants bien-aimés, bientôt.

Le 26 septembre 1969 : Je suis moi-même avec les Anges gardiens, avec saint Michel et son épée, je suis ici. Nous combattrons nuit et jour contre Satan pour le chasser dans l'abîme.

Le 29 septembre 1969 : Saint Michel est sur terre avec les Anges et les Archanges du ciel en lutte contre Satan pour le vaincre dans le monde ; le démon fait carnage.

Le 20 janvier 1968 : Le Père Eternel a fait lancer dans le monde tout l'Enfer.

Le 5 août 1968 : Le démon se déchaîne dans toutes les parties du monde.

Comment comprendre ce combat : tout l'Enfer, tout le ciel. Quels sont donc les camps en présence ? D'un côté : Satan et les Anges rebelles et tous les damnés. De l'autre, derrière la Vierge Marie et saint Michel toute la milice céleste et les saints du ciel. Le combat se livre sur deux fronts : l'homme et la nature.

L'hommeEn dehors des cas de possession, ou des démons peuvent temporairement habiter dans une personne et des cas d'infestation où les démons peuvent avoir une action physique sur quelqu'un par le pouvoir qu'ils ont sur la nature, ceux-ci agissent normalement sur notre pensée, et tout le monde sait ce qu'est la tentation. Aussi la Madone nous a-t-elle donné des directives pour lutter, car les tentations vont devenir de plus en plus fortes en raison de l'aveuglement général et d'une atmosphère de plus en plus viciée. En même temps les bons Anges s'efforcent de faire naître en nous des pensées d'amour, d'offrande, etc.., par lesquelles nous pouvons déjouer les pièges du diable.

La nature Dieu a remis aux Anges la garde et la direction de la création et ceux-ci ont pouvoir sur elle. Les Anges rebelles n'ont pas perdu ce pouvoir et des missionnaires ont été témoins de l'action de sorciers pouvant déclancher sataniquement par exemple, tel ou tel phénomène atmosphérique.

Dans le combat actuel, ce que les uns peuvent faire, d'autres peuvent l'empêcher ou le défaire. Le mal projeté par les démons peut être contrecarré par l'action des Anges fidèles.

Seulement, Satan est libre, présentement à cause de nous. N'oublions pas que Dieu seul commande à Satan et ceci à la prière de son Fils Jésus, se tenant sans cesse auprès du Père pour intercéder pour nous ; notre Dame unie à Jésus partage sa puissance. Mais il nous faut faire nôtre cette prière de Jésus et de Marie par la Messe et le Rosaire.

LA Messe... Grave problème... car elle est essentiellement sacrifice ! ... A chacun de conclure !

LE Rosaire... Si des groupes de prières se répandent progressivement.., il est de plus en plus combattu !

Alors, puisque l'homme ne présente plus le sacrifice du ciel, Dieu ne commande plus à Satan qui est libre.

Le 21 mars 1969 : Le Père Eternel l’a (Satan) laissé libre pour voir ce que vous faites tout seuls.

Le 23 mai 1969 : Le démon fait une terrible bataille : il est libre de faire tout ce qu'il veut aussi longtemps que le Père Eternel lui donne la permission.

Libre, Satan veut ravir toutes les âmes

Le 3 juin 1966 : Le démon est en train de se déchaîner fortement dans le monde. Partout ! Dans les curies, dans les hôpitaux, dans les cliniques, dans les foyers, partout il se déchaîne.

Le 1er février 1967 : Ne vous laissez pas prendre par le démon, c'est l'ultime combat qu'il fait, mais il est terrible. Le Père Eternel le laisse faire.

Le 14 juillet 1967 : Les moments s'approchent terribles. Les guerres commencent, et plus encore Satan qui veut ravir toutes les âmes.

Le 10 mai 1968 : L'ennemi fait rage, prend possession des âmes, fait voir tout beau et puis les trompes. Et maintenant il est libre, il peut faire tout ce que le Père Eternel lui laisse faire, mais...

Le 12 janvier 1968 : Il lui reste peu de temps à combattre pour ravir les âmes.

Seulement son pouvoir est limité par sa nature même d'Ange déchu. Il ne peut faire œuvre d'amour, et s'il utilise l'apparence d'un bien, c'est toujours pour, en fin de compte, combattre l'amour, en entraînant dans l'orgueil et la désobéissance.

Le 30 mai 1968 : Le démon peut faire des grâces matérielles, des spirituelles, non.

Méfions-nous du merveilleux

Rappelons-nous la parole de l'Evangile : Mt. 24, 23-25 : Il surgira des faux christs et des faux prophètes qui produiront des signes et des prodiges considérables, capables d'abuser, si possible, même les élus. Ainsi nous voilà prévenus.

Soyons sur nos gardes car le Seigneur est fidèle, il vous affermira et vous gardera du mauvais. II Th. 3, 3

C'est à un véritable examen de conscience, pour nous faire découvrir les pièges du diable que la Madone Miraculeuse des Roses nous invite à travers ses messages :

Le 22 août 1966 : Si vous écoutez les folies du monde, le démon vous tente tellement. Maintenant, il est en train de lutter beaucoup parce qu'il sent qu'il va être jeté dans l'abîme. Ses heures sont comptées. Mes fils, maintenant il veut faire des dégâts dans les âmes, mais vous, si vous avez Jésus dans le cœur il ne pourra rien faire.

Le 3 mai 1968 : Ne voyez-vous pas, mes enfants, tant de châtiments. Ne comprenez-vous pas que vous ne vous aimez plus, que vous n'avez plus de paix dans le cœur, dans les familles, dans les nations ? Seulement l'orgueil, la présomption et seulement la méchanceté ! Et le démon entre et fait des ravages car le Père Eternel l'a laissé libre. Il fait tout pour vous posséder. Vous, vous êtes enchaînés par la grande corruption que vous avez et le démon à présent est libre. Au début, c'est lui qui était enchaîné, maintenant c'est vous qui êtes enchaînés par lui.

Le 22 août 1968 : Le Père Eternel est las, las, las... ! Il a laissé le démon libre et à l'heure actuelle, il fait des ravages dans le monde et ravit toutes les âmes. Même les âmes d'élite ne se comprennent plus, ne s'aiment plus. Rien qu'orgueil et superbe.

Le 5 septembre 1969 : N'écoutez pas les paroles du démon. N'écoutez pas tout ce que disent les journaux, les livres. C'est le démon qui fait cette confusion. Vous devez n'écouter que moi et vous serez heureux sur cette terre et là-haut.

Aussi le 31 mars 1967 : Ne vous laissez pas vaincre par les tentations de Satan.

Le 14 février 1968 : Ne vous laissez pas tromper par l'ennemi.

Le 15 juillet 1968 : Tant d'âmes sont possédées par le démon et font le jeu du démon. Et tant de ravages dans les cœurs. N'écoutez pas les paroles trompeuses.

Le 5 octobre 1968 : Parlez peu car le démon tente les âmes.

Le 11 octobre 1968 : Le Démon les jette de côté et d'autre pour ne plus se comprendre ni s'aimer.

Le 14 février 1969 : Il leur fait prendre une chose pour une autre.

Ecoutons Notre Dame

Le 12 septembre 1966 : Je veux que tous aient la paix dans le cœur. Pas de superbe, pas d'orgueil, amour et paix. Car par la superbe entre le démon. Mais je veux le chasser, je veux l'envoyer au fond de l'abîme.

En effet, dans cette lutte, nous ne sommes pas seuls :

Le 11 mai 1967 : Je vous attends ici à mes pieds. Je vous donnerai plus de puissance, plus d'aide pour lutter contre Satan.

Le 8 mai 1966 : Le démon se déchaîne avec force mais si vous vous tenez près de moi, vous vaincrez toujours.

Le 13 juin 1967 : Le démon n'a rien à faire avec la prière récitée avec force, (c’est-à-dire à voix haute et avec foi) tandis qu'avec l'esprit seulement le démon peut faire obstacle et alors vous ne pouvez plus aller de l'avant... Mais la prière récitée avec l'âme élevée vers le ciel, à voix forte, sera toujours entendue de Jésus.

Le 17 novembre 1967 : Voici le moment le plus terrible car le démon peut faire carnage. Quand vous vous sentez faibles, renforcez votre foi par un Credo. Répétez-le fortement.

Car le jour du triomphe sera la fin du règne de Satan

Le 2 février 1968 : Le démon se tient forcément dans le grand combat terrible. Mais il ne vaincra pas parce que ma puissance lui écrasera la tête. Ses heures sont comptées.

Le 14 mars 1969 : Je lui écraserai la tête au milieu de la tempête. Je donnerai une grande lumière. Je réveillerai quantité de cœurs.

Le 13 juin 1969 : Avec ma puissance, je viendrai les écraser, bientôt, ils s'éloigneront et ne reviendront plus jamais. Le démon fait tant de carnage. Quand le Père Eternel voudra l'arrêter je le piétinerai.

Pour conclure, réfléchissons à ces derniers textes :

Le 10 mai 1968 : Priez pour que je vienne, moi, lui écraser la tête et vous aurez lumière et force pour comprendre et m'aimer.

Le 16 mai 1969 : Ça suffit, mes petits enfants. Moi, je suis Maman. Je pardonne, mais il y a le Père Eternel. Il en a assez, vous écoutez toutes les tentatives du démon.

Enfin, précisons celui-ci :

Le 3 juin 1966 : Tous les jours récitez la prière des exorcismes de saint Michel. Ne l'abandonnez pas ; récitez-la bien ; avec foi et tenez-vous toujours prêts.

 

Chapitre XI

Intercession de Marie

Au cours de ses manifestations, la Madone Miraculeuse des Roses, ne cesse de nous répéter : Je suis votre Mère - Maman céleste - et Mère, elle ne peut abandonner ses enfants. Sa protection s'étend sans cesse sur nous.

Le 14 juillet 1967 : Je souffre tellement pour vous et vous ne pensez pas à moi. Elle nous veut tous sous son manteau, mais elle ne nous sauvera pas sans nous ; aussi elle attend de nous, la prière et le sacrifice, le Rosaire et la Croix.

Au fur et à mesure que le temps passe, le ton des messages change, parce que nous ne répondons pas à ce que le ciel demande ; si bien que fin 1967 marque, d’une certaine façon, un tournant. Avant cette date les fléaux et châtiments pouvaient être évités ; après cette date ils ne peuvent plus qu'être écourtés ou atténués.

Le 28 août 1968, message privé, la Madone disait : Si, les signes commencés, il y a conversion, la suite des châtiments sera modifiée. Mais, courant par les chemins ils pleureront, bouleversés et démolis (il s'agit des pervers). Aussi les justes, mais eux savent le triomphe de la Vierge et ils espèreront...

Continuons d'écouter la Madone :

Le 25 juin 1965 : Nous sommes au milieu d'un grand fléau épouvantable, c'est à nous de prier afin qu'il ne devienne pas plus fort.

Le 30 juillet 1965 : C'est de nous qu'il dépend d'écarter les fléaux.

Le 20 août 1965 : Les fléaux, c'est de nous qu'il dépend de ne pas les avoir.

Le 4 mars 1966 : C'est à vous de prier et de faire en sorte que les fléaux ne viennent pas.

Le 22 septembre 1967 : Nous pourrons arracher la grâce d'éloigner les châtiments.

Quelques réflexions sont nécessaires sur le nous, employé par la Madone.

Le 13 octobre 1967, nous avons ce texte : Le Père Eternel m'a donné tant de puissance, je puis tout obtenir, avec votre prière et avec mon aide, nous pourrons tout faire.

Normalement nous devrions lire : vous pourrez tout faire. Mais l'idée est celle-ci : la Madone le 7 février 1969 peut tout faire parce que le Père Eternel lui a tout donné, mais elle ne veut pas agir sans nous. Elle réclame donc notre prière. Seulement cette prière, pour être agréée, doit être bien faite, et seuls nous ne pouvons rien, il nous faut l'aide de Jésus et de Marie. Alors notre prière pourra être utilisée par la Madone.

Et le 13 octobre 1967, Elle nous dit : Nous pourrons tout faire. Avec une foi ardente nous pourrons tout obtenir du Cœur de Jésus et du Père Eternel.

Au début de 1967, le 6 Janvier : Si vous avez l'amour les uns pour les autres vous recevrez tant de grâces, les châtiments disparaîtront, tout disparaîtra. Il ne viendra que la joie, l'amour, dans vos cœurs, dans la patrie, dans le monde entier.

Le 9 mai 1968 : Hélas ! il n'y a pas eu cet amour, et il n'est plus question que d'atténuer les fléaux.

Le 20 décembre 1968 : Priez pour conjurer tous les châtiments que le Père Eternel veut envoyer.

Le 2 février 1969 : C'est à vous à mitiger les châtiments.

Le 7 mars 1969 : C'est à vous de les diminuer, éloigner, demander pardon.

Le 1er septembre 1969 : Le Père Eternel est las, il veut manifester sa puissance qui domine le monde entier. Demandons miséricorde ; ensemble avec les Anges et les saints et les âmes du Purgatoire, nous pourrons beaucoup mitiger les châtiments.

Un combat se livre au ciel, entre la justice et la miséricorde : le 22 mars 1968 : La justice du Père et de son Fils qu'il a établi juge et la miséricorde de la Vierge Marie.

Le 8 décembre 1968 : Préparez-vous et soyez prêts. Au Père Eternel j'ai tant demandé miséricorde, tant, tant, tant. Il m'accordera quelque chose, mais il a dit : Assez, assez, assez. Ma parole n'est pas écoutée. Ils veulent faire tout seuls, mais seuls, non. La puissance est de Dieu, la hauteur est de Dieu, la miséricorde est de Dieu, l'amour est de Dieu et le pardon c'est Dieu qui le donne. Réfléchissez, réfléchissez mes fils. L'heure a sonné. Réveillez-vous mes fils !

Comment ne pas être frappé par cette opposition de termes : tant – assez – répétés trois fois, et la raison du refus : Ma parole n'est pas écoutée, ils veulent faire seuls !

Mais l'insistance de notre Dame est inlassable. Combien de fois ne sera-t-elle pas obligée de nous dire :

Le 25 mai 1968 : Le Père Eternel ne veut plus que j'étende les bras pour étreindre mes enfants.

Le 7 octobre 1969 : Jésus est lassé, le Père Eternel est lassé, il veut faire justice. Mon bras le Père Eternel ne veut plus que je l'élève pour couvrir mes enfants.

Alors la Sainte Vierge se fait suppliante, et 10 jours après :

Le 17 octobre 1969 : Je demande au Père Eternel de pouvoir encore lever mon bras pour demander miséricorde pour mes enfants.

Malgré tout, son Cœur se plaint de notre attitude.

Le 13 octobre 1969 : S'ils avaient écouté ma parole dès les premières années, le monde ne serait pas en ruine. Le monde serait sauvé. Dans le monde, ce serait la paix, l'amour, la tranquillité. Jésus fera justice. Vous ne m'écoutez pas moi-même. Jésus agira mais ce sera tellement douloureux cette épreuve, tellement, tellement.

Le 8 décembre 1969 : J'envoie continuellement vos Anges gardiens vous éclairer, pour que vous puissiez comprendre ce que je vous annonce, ce qui devra venir. Car le Père Eternel veut faire justice, parce qu'il y a plus de 100 ans que je viens sur cette terre pour vous rappeler à la pénitence, pour vous combler de grâces et pour vous sanctifier.

Plus de 100 ans, en effet, car les grandes interventions de la très Sainte Vierge ont commencé en 1830, à la Médaille Miraculeuse, rue du Bac, à Paris. Mais rares sont ceux qui se sont simplement intéressés aux différents messages de la Vierge Marie donnés ensuite : à La Salette : 1846 - à Lourdes : 1858 - à Pontmain : 1871- à Pellevoisin : 1876 - à Fatima : 1917 - à Beauraing : 1932 - à Banneux : 1933 - à Syracuse : 1953…

Le 26 décembre 1969 : Pitié et miséricorde, je le crie tellement, les mains levées pour demander miséricorde pour mes enfants.

Depuis Juin 1970 nous n'avons plus connaissance des messages de la Sainte Vierge. Un des derniers, du 22 mai 1970 mettrait un point final si la Vierge pouvait renoncer : Je ne peux plus lever mes bras pour vous défendre, parce que le Père Eternel a dit : Cela suffit, parce que vous n'écoutez jamais ma parole.

Quant à nous, gardons confiance et redisons sans cesse à la Madone ce texte de Jérémie : Lam. II-19 :

Crie dans la nuit,

Au commencement des veilles

Répands ton cœur comme de l'eau

devant Yaweh,

Elève vers Lui tes mains

Pour la vie de tes petits enfants.

Mais n'oublions pas que le 9 novembre 1969, en apparaissant en rouge, la Madone a dit : Après 3 fois, le Père Eternel fera justice si vous ne demandez pas pardon, si vous ne vous amendez pas de tous ces péchés et sacrilèges[10].

Et déjà, elle est venue 2 fois en rouge.

Chapitre XII

Discrimination - L'Église

Le 12 août 1966 : Le Père Eternel est las de voir son épouse, l’Eglise, ne pas écouter.

De tout ce que nous avons vu précédemment une opinion se dégage au sujet de la venue de la Madone. Celle-ci, qui aurait pu s'accomplir dans la paix, semble de plus en plus avoir lieu dans la tempête.

Dans le message codé du 28 Mai 1968, la fin de 1969 était indiquée comme une période importante, sinon décisive.

Le 21 septembre 1968, dans un message privé, il était dit : La Vierge ne veut pas que les Evêques écrasent le Pape ; ou qu'arrive la paix et la Vierge viendra avec sa lumière, ou s'il n'y a pas l'amour, si c'est le désordre (sous-entendu dans l'Eglise) la Vierge viendra avec la tempête et la grande catastrophe... S'il n'y a pas cette paix, cette réunion dans la vérité du triomphe de l’Eglise tout se débandera.

C'est donc de l'Eglise que semble dépendre l'atmosphère du monde au moment de la venue de la Sainte Vierge.

En parlant de l'Eglise, il ne faut pas l'envisager simplement comme société humaine, mais comme le corps mystique du Christ, le Christ continué et présent parmi les hommes, qui donne à l'Eglise son caractère humano-divin.

Le triomphe de l'Eglise est le triomphe de Jésus et de Marie.

Telle est l'Eglise, tel est le monde.

L'Eglise n'a pas à suivre le monde, mais le monde à être entraîné et converti par l'Eglise.

Le 6 janvier 1970 : L'Eglise est une famille, l'Eglise doit être réunie à tous les fils du monde, c'est l'Eglise qui doit apporter l'amour, la paix, la joie dans les cœurs.

Souvent la Madone nous rappellera qu'elle est la Mère de l'Eglise :

Le 9 février 1970 : Je suis Reine des apôtres, je suis la Mère de l'Eglise, car c'est vous, mes fils de prédilection qui m'avez déclarée Mère de l’Eglise.

Et c'est pourquoi le 19 janvier 1968, elle vient pour sauver l’Eglise de Pierre. Car, l'Eglise de Pierre ne doit jamais périr. (25 mars 1968) Mais doit régner jusqu'à la fin des siècles. (29 septembre 1968).

Cependant, devant la crise de l'Eglise, le ciel ne peut demeurer insensible. Ce qui est divin en elle, ne peut périr, l'Esprit saint étant l'âme de l'Eglise, mais ce qui est humain doit être purifié.

Aussi le 31 mai 1969 le Père Eternel parle-t-il de détruire l'Eglise de Pierre. Il voudrait la renouveler, car  tant d'âmes de l'Eglise se perdent ! Que l'Eglise de Pierre puisse triompher et que tous s'aiment d'un amour réciproque parce que Jésus est un. Jésus vivra pour tous les siècles. Jésus veut que l'Eglise de Pierre triomphe en un seul troupeau, en un seul pasteur. (5 septembre 1969). Et bien souvent la Sainte Vierge reviendra sur ce terme, condamnant le schisme de Clément XV, le faux-pape, mais aussi tous ceux qui, dans l'Eglise, s'attaquent à l'autorité et à la primauté du Souverain Pontife.

Le 7 octobre 1969 : Je suis la Mère de l'Eglise. Je suis la Mère de tous et je viendrai avec mon triomphe. Je viendrai écraser Satan. Mais je viendrai aussi au milieu de la tempête si vous ne réfléchissez pas, si vous ne pensez pas de vous unir tous à l'Eglise de Pierre : une seule Église, un seul Pasteur qui est Paul VI.[11]

Mais au mois de Septembre 1969, le ton a changé. Le drame de l'Eglise a éclaté et le cœur de la Vierge saigne.

Le 15 septembre 1969 : J'éprouve tant de douleurs en ce moment à cause de tant de mes enfants, spécialement dans l'Eglise qui est si troublée.

C'est pourquoi elle attend de nous prière et pénitence pour sauver l’Eglise.

Le 19 septembre 1969 : Réunissons-nous en vue d'une vraie pénitence pour le triomphe de l’Eglise. Priez et moi je ferai.

Le 16 octobre 1969 : Je viendrai en grand triomphe avec le triomphe de l'Eglise et le triomphe de tous mes enfants. Je vous sauverai tous. Vous, priez et moi, je ferai.

Le 17 octobre 1969 : Priez pour le triomphe de l'Eglise dont je suis la Mère.

Le 26 octobre 1969 : Priez pour que triomphe l'Eglise de Pierre comme Jésus l'a fondée.

Et le 25 Décembre 1969 : Que l'église revienne repentie, tous mes fils, mes apôtres, que tous reviennent entre mes bras de Mère.

II ne s'agit pas simplement de la conversion des fils de prédilection, mais surtout que l’Eglise renonce à certaines décisions, spécialement à celles qui entraînent à tant de sacrilèges, à tant de profanations vis-à-vis du Corps et du Sang du Christ.

Le mal est grand, l'esprit d'indépendance contraire à toute vie chrétienne règne : le 9 janvier 1970 : Ne voyez-vous pas que le monde se traîne dans le péché, qu'on ne veut plus obéir, ni à moi, ni à mon Fils Jésus, ni non plus au Saint Père et Pape Paul VI qui est le chef de l'Eglise, si bien que saint Michel dira le 27 février 1970 : La Maman Céleste a une couronne d'épines sur la tête et 7 glaives dans le cœur qui saigne à torrents spécialement pour l'Eglise.

Terminons par ces deux textes qui nous inciteront à prier plus intensément pour l'Eglise et les fils de prédilection :

Le 24 avril 1970 : Ne voyez-vous pas comme le monde marche à l'abîme ? Ils n'écoutent que la parole du démon. Ils n'ont contre Jésus qu'imprécations et contre moi qu'insultes, et ils ne veulent plus me reconnaître pour Mère et Reine du ciel et de la terre ! Je suis la Mère de l'Eglise et la Reine des apôtres, et j'aime tant mes prediletti (fils de prédilection). Je les voudrais tous saints, grands saints, vite saints. Que l'Eglise triomphe avec Jésus, par Jésus et en Jésus ! Je pleure tellement ! Combien et combien je pleure de voir tant de mes prediletti s'éloigner de moi ! Heures tristes ! Heures de peine ! Heures d'angoisse !

Le 29 mai 1970 : J'aime tant mes prediletti, car je suis Reine des apôtres, la Mère de l'Eglise et j'appelle, j'appelle mes prediletti. Je les appelle ! Qu'ils écoutent ma voix de Mère, qu'ils ne se perdent pas dans les ténèbres du péché, mais qu'ils reviennent repentis, car le saint Père pleure tant !...

La Sainte Vierge parle... du Pape

Le Pape est, pour la très Sainte Vierge, avant tout autre considération, le Vicaire du Christ, dont le représentant de son Fils, et sa parole se résume en ces mots : priez pour le Pape.

Quelques textes parmi beaucoup d'autres :

Le 16 octobre 1966 : ...Il n'y a pas encore eu sur terre un Pape qui souffre autant que lui.

Le 23 décembre 1966 : Qui a tant à lutter en ces jours pour sauver les âmes... Pour qu'il puisse prêcher dans le monde entier la pure vérité de la foi… faire triompher mon Cœur si douloureux.

Le 15 octobre 1967 : Afin qu'il puisse affronter tout ce qui lui arrivera, tout ce qu'il aura à traverser en ces moments terribles.

Le 12 avril 1968 : ...Qui souffre et gémit de voir se perdre tant de fils de l'Eglise de Pierre. Mais l'Esprit saint lui donnera beaucoup de lumières et moi, la Mère de l'Eglise, je le couvre de mon manteau et je lui donne une telle puissance pour parler au monde.

Le 12 janvier 1969 : ...Qu'il puisse être fort, qu'il puisse parler avec douceur, sérénité et amour. Que tous puissent le comprendre.

Le 27 juin 1969 : ...Qu'il ait la force de se lancer, par la parole, par l'amour, portant l'amour et la paix à tout le monde et rappelant tous les fils de la terre au repentir.

Le 4 juillet 1969 : ...Qu'il soit fort et puisse victorieusement faire régner Jésus dans le monde entier, parce que lui est enflammé du grand amour de l'Esprit saint. Il comprend tout, il sait tout et parviendra à tout faire parce que moi, je suis toujours auprès de lui, je le tiens par la main et je le conduis pas à pas, au long de sa vie, là où un jour le Père Eternel l'attend, car sa mission est grande. Il appelle tous ses fils à l'amour, à la prière. Ecoutez-le, mes enfants, écoutez-le et vous comprendrez tout.

Le 25 juillet 1969 : ...Qu'il puisse avoir la force, le soutien au milieu de tant de croix, de calomnies, de persécutions. Qu'il soit fort, priez pour tous ceux qui l'entourent et qui doivent l'aimer, qui doivent le respecter car il est le chef de l'Eglise.

Le 5 septembre 1969 : ...Que l'Esprit saint lui donne force, amour pour surmonter toutes les luttes provenant de toutes ces machinations, de toutes ces persécutions contre lui, afin qu'il puisse être toujours serein et accepter la croix telle que Jésus la lui envoie.

Le 26 octobre 1969 : Que triomphe l'Eglise de Pierre telle que Jésus l'a fondée. Pierre doit être le chef de l'Eglise. Le saint Père, vous devez l'aimer, vous devez lui obéir.

Le 9 décembre 1969 : Qu'il devienne un grand et saint apôtre, martyr aussi pour l'Eglise.

Le 19 décembre 1969 : ...Qui souffre tellement, tellement, tellement. Je vous le répète si souvent et je vous le répète encore. On le fait tant souffrir. Que cela est douloureux de voir ses fils qui le piétinent, qui piétinent sa parole de Père, j'en souffre tant !

Le 6 février 1970 : ...Qui souffre beaucoup. Ces temps-ci, très angoissé, il pleure tant à cause de ses fils qui ne l'écoutent pas. Il pleure nuit et jour, il implore l'aide, le réconfort du Père Eternel. Il demande miséricorde, il demande pardon pour tout le monde.

Le 30 mai 1970 : ...Qu'il puisse unir toute l'Eglise : triomphe de sainteté, de lumière, d'amour, de grâce. Je suis sans cesse auprès de lui, l'assistant, car il est au milieu d'une épreuve terrible, sous la croix, à côté de Jésus.

Trois messages pour les consacres

Le 22 Août 1968 : Mes fils de prédilection, réveillez-vous, vous aussi, ne dormez pas d'un sommeil de mort : appelez tout le monde à la prière, au sacrifice ; soyez très humbles, pauvres, mais riches de grâces et d'amour pour tous les fils que Jésus vous a confiés. Préparez-les, préparez-les par une bonne confession et communion. Que dans les familles, il n'y ait plus fierté ni orgueil mais seulement amour et paix, et beaucoup de foi pour surmonter tout obstacle.

Debout, debout, mes fils de prédilection ! Vous devez parler, vous devez m'écouter, moi qui suis la Mère de l'Eglise, et viens pour sauver mes enfants, parce qu'il y a trop de luxe ! Jésus était pauvre, il était tout amour. Il mettait tant de paix dans les cœurs... Vous aussi, mes enfants bien-aimés, répandez l'amour autour de vous, allez dans les familles pour porter la paix, pour bénir, aimer et faire aimer, pour consoler les malades, leur donner la résignation, leur apporter Jésus par la communion, il est tant besoin de les préparer pour l’éternité.

Tant d'âmes meurent sans avoir Jésus dans le cœur. Ne savez-vous pas que l'heure de la mort est terrible, que le démon fait tout pour ravir les âmes ? Toujours il doit y avoir un prêtre auprès d'elles pour les délivrer des tentations, pour donner paix au cœur afin qu’elles puissent quitter cette terre assistées de Jésus, Joseph et Marie, et de leur Ange gardien et de saint Michel... qu'elles puissent voler au tribunal de Dieu, il n'y a que feu, angoisse terrible, et, pleurs désespérés parce que la sentence est dure, juste... et vérité.

Et vous, mes fils de prédilection, pensez au moment où vous serez devant le tribunal de Dieu... Qu'en sera-t-il de vous, si vous n'avez pas accompli votre mission de Père !...

Embrassez la croix et méditez-la... et vous comprendrez ce que Jésus a souffert pour vous sauver ; Jésus est avec vous, Jésus est près de vous qui vous inspire, vous éclaire pour être des Pères aimants, pleins de bonté pour les fils que Jésus vous a confiés.

Accourez, accourez, mes enfants, à mes pieds, sous mon manteau, car je suis la Maman du ciel et votre Maman qui veux vous sauver et veux vous aimer d'un grand amour, j'ai tellement pitié pour vous ! Mais, vous, mes enfants, écoutez ma parole ; n'attendez pas que les châtiments tombent sur vous, il ne sera plus temps alors de m'appeler du doux nom de Mère. Réveillez-vous, aimez-vous et aimez-moi, car, moi, j'ouvre mes bras et vous serre sur mon cœur. Que tout ne soit qu'amour, charité et joie ! Près de moi vous aurez la force de supporter tout ce qui arrivera. Quelle joie dans mon cœur quand je vous vois tous m'entourer avec un sincère et grand amour... ! Mais… il en est tant qui viennent pour me tourner en dérision, pour m'insulter, et ils me font tant pleurer... Mais quand viendra ce jour du triomphe, ceux qui n'auront ni cru, ni aimé, qu'en sera-t-il d'eux ?... Ce sera un jour de grande tristesse. Et auront-ils le temps de se repentir du tort qu'ils ont fait à mon œuvre et du dommage à ma parole... tant lui ont nui... mes fils de prédilection ! Ne pas croire n'est pas un péché, mais, insulter, oui ! parce qu'une Maman fait tout pour sauver ses enfants quand elle les voit en péril...

Le 4 août 1969, message de Jésus :

Mes frères bien-aimés, je voudrais que tous mes frères m'entourent, que tous m'aiment de ce même amour que j'ai pour vous, de cette même miséricorde dont j'use envers vous. Je voudrais que vous restiez toujours petits, toujours humbles, parce que votre mission d'apôtres est si grande sur la terre et au ciel !

Votre vie doit être une vie de sainteté, d'humilité, de pureté, de charité envers tous les fils que, moi, je vous ai donné à garder, à sanctifier, et à aimer, mais de mon amour, non du vôtre de la terre, parce que c'est moi que vous représentez sur cette terre !

Vous devez demeurer en contemplation avec moi et vous comprendrez tout, mais vous devez être pauvres, pauvres.

Dans la pauvreté vous comprendrez votre frère dans la campagne de Bethléem. Il ne faut ni richesses ni honneurs, mais seulement l'amour et la charité envers le prochain, parce que si, vous marchez dans le chemin de la sainteté, tous peuvent vous suivre, et tous, peuvent vous aimer.

Soyez petits, petits, mes frères, sans superbe, orgueil ni malice. Votre présence sur le monde doit ressembler à la mienne : avoir toujours le sourire, même au prix de sacrifice, et supporter la croix comme je l'ai supportée moi-même : les calomnies, les trahisons, les injustices… ils m'ont encore mis en croix ! Mais vous aussi, suivez-moi, ne suivez pas le monde. Vous devez penser que, si vous avez accompli votre mission de sainteté, les portes du ciel s'ouvriront à votre dernière heure, et vous serez accompagnés au ciel par moi, par ma Maman, par le patriarche saint Joseph et par la cour céleste.

Si vous pensiez quelle place est vôtre au ciel, vous ne penseriez plus, ici-bas, aux choses du monde, mais seulement au salut des âmes ! Là est votre chemin du calvaire avec Jésus, par Jésus et en Jésus !

Pensez que vous êtes mes frères ; vos mains sont consacrées, et tout votre être, que vous pouvez porter sur votre poitrine Jésus vivant et vrai, et me représentez sur cette terre. Réfléchissez, réfléchissez !...

Ne pensez pas à l'ambition, ne pensez pas aux plaisirs de ce monde ; pensez à celui que vous représentez sur cette terre. Si vous pensez à cela, tous vous aimeront, tous vous loueront, et tous viendront à vous pour avoir une parole de réconfort, une parole d'aide pour pouvoir porter la croix avec la résignation. Car tant d'âmes meurent bouleversées parce qu'elles n'ont pas la résignation, n'ont aucun réconfort de mes frères. Quelle douleur j'en éprouve ! Pensez, pensez et méditez !

Quand vous célébrez la Sainte Messe, et prenez en vos mains mon Corps, mon Sang, tout mon être, en ce moment de la consécration, vous pouvez demander n'importe quelle grâce. Si c'est bon pour votre âme, et pour tous, vous pouvez tout obtenir. Demandez la paix dans le monde, l'amour dans le monde, le repentir et la vie de sainteté comme les premiers apôtres.

Parlez, parlez au monde ! Approchez les âmes, réconfortez les âmes, car le monde est rempli de tromperies. Ils n'ont plus de compassion entre eux, ne s'aiment plus, et ne se pardonnent plus. Mais quand viendra l'heure du départ de cette terre, et qu'ils se présenteront et seront jugés, qu'en sera-t-il ? La vérité c'est : ou le Paradis ou l'Enfer ! Et tant, tant de mes frères se perdent. Ils sont dans la prison du Purgatoire, à souffrir les peines les plus atroces, parce qu'ils n'ont pas rempli leur mission de Pères.

Vous êtes les Pères de la terre, et devez aimer sans distinction, les bons comme les méchants, et les supporter tous pour vous sanctifier. Demandez la lumière, demandez la force au Père Eternel ; et au saint Esprit de vous donner son amour, ses sept dons ; que la sainte Trinité vous donne beaucoup de force en tout et pour tout !

Faites aimer, faites connaître ma Maman et la vôtre, qui vient sur cette terre pour vous appeler, pour vous apporter le saint Rosaire, et pour vous sauver, parce que le Père Eternel lui a départi tant de pouvoir ! Elle peut tout faire : aller, appeler, aimer, tout pour sauver ses enfants de la terre, pour les rappeler sous son manteau, et les guider dans le chemin de la persévérance, jour par jour, car tout s'accomplira !

Aimez-la ! Aimez-la ! Aimez-la et faites-la aimer : c'est votre devoir, mes frères bien-aimés, de la faire aimer, parce qu'elle est la Mère de l'Eglise, et la Reine des apôtres ; elle peut tout vous donner.

Elle vous appelle entre ses bras pour vous délivrer de l'erreur, des tentations, car l'ennemi, si furieux, ravit tant, tant de mes frères, tant de nos apôtres, à ma Maman et à moi ! Ah ! combien souffre ma Maman de voir se perdre tant de ses fils qui ont l'Eglise pour épouse ! Ils pensent à ici-bas et le démon ravit leurs esprits et ils ne comprennent plus mon amour ni l'amour de leur Maman qui est la Mère de l'Eglise.

Priez ! Qu'ils prient ceux qui ont l'esprit encore clair, car avec leurs prières et leurs sacrifices, ils peuvent ramener leurs confrères sur le chemin de la sainteté, du repentir, comme, moi, je le veux.

Mes frères bien-aimés, soyez forts car les heures tristes s'approchent. Qu'en sera-t-il de vous si vous n'avez écouté ni moi ni ma Maman et la vôtre qui vous appelle jour et nuit, pour vous sauver, vous pardonner, et vous donner le baiser de l'amour ? Réfléchissez au pied de la croix ; faites un examen de conscience et vous aurez la force d'éloigner toutes les idées mondaines et d'étreindre votre frère Jésus et de le suivre jusqu'au ciel, car je vous attends bientôt.

Moi je suis avec vous. Je suis au-dessus de vous. Marchez sur mon chemin, et vous aurez le bonheur éternel.

Je vous attends tous dans le feu de mon amour pour vous purifier et vous pardonner...

Le 27 Novembre 1969 : Quelle joie de voir tant de mes apôtres autour de moi ! Que de joie j'en éprouve ! Que de grâces je veux vous donner ! C'est vous qui m'avez déclarée Mère de l'Eglise. Ne voulez-vous donc pas me reconnaître pour Mère ? Je vous appelle, je vous appelle, mes enfants, dans la voie de la sainteté, car tant de mes apôtres se perdent. Tant de mes apôtres vont à la perdition parce qu'ils n'écoutent plus leur Mère qui les aime tant !

S'ils comprenaient comme Jésus les appelle ! Quelle place élevée ils ont au ciel ! Ils ont la plus haute place au ciel, mes apôtres ! Mes prediletti que j'aime tant ! Sanctifiez-vous, mes enfants, sanctifiez-vous. Je vous donnerai la puissance, la force, le courage de prendre même en main la palme du martyre et votre âme volera entre mes bras là-haut, et entre les bras du Père Eternel, qui vous attend !

Soyez saints et forts dans la foi, mes enfants, forts dans la foi, car les moments s'approchent. Préparez les âmes, préparez mes enfants d'ici-bas, avec Jésus dans le cœur, avec le chapelet en mains. Préparez-les, préparez-les en leur apprenant à aimer Jésus et à m'aimer. Moi, je vous donnerai tout, je vous consolerai et vous assisterai. Aimez-vous, pardonnez et vous serez pardonnés.

Faites comme votre frère Jésus, qui vous appelle à la prière et à la pénitence. Vous aussi, appelez tous les fils que Jésus vous a confiés, et amenez-les tous au ciel avec vous !

Demandez la lumière, demandez la force, et le saint Esprit vous illuminera de ses sept dons et vous donnera tout son amour pour vous donner toujours plus de courage sur le chemin du ciel.

En avant, en avant toujours, avec Jésus qui est votre frère. Jésus est le Roi des rois. Pensez quel don vous a été fait. Pensez-y mes apôtres, pensez : avoir le Roi des rois pour frère, lui qui vous aime tant et qui vous veut à ses côtés !

Au moment de la consécration, quand vous célébrez le Saint Sacrifice de la Messe, renfermez dans le calice tous vos confrères, et Jésus les purifiera, les sanctifiera pour le ciel. Que tous reviennent repentis à mes pieds. Je les appelle avec tant d'insistance.

Mes enfants, soyez forts, car les luttes deviendront dures, mais la victoire nous l'aurons.

Vous, avec la prière et la foi, moi, avec ma puissance, saint Michel avec son épée, et avec les Anges et les saints du ciel, nous triompherons et porterons la paix dans le monde, la foi, l'amour et le pardon. Soyez forts et soyez saints.

Au nom du Père Eternel, je vous donne une forte bénédiction qui vous assiste dans la vie et dans la mort,

Au nom du Père, du Fils et du saint Esprit ! Ainsi soit-il.

Mes fils de prédilection, cette bénédiction, au nom du Père Eternel, vous pourrez la donner à tous ceux qui s'approchent de vous ; avec la récitation d'un Ave Maria et d'un Gloria Patri, ils auront la bénédiction du ciel et seront secourus.

Vive Jésus ! Vive Marie ! Nous vous accompagnerons toujours et vous assisterons, vous protégerons et vous défendrons.

Chapitre XIII

Le châtiment

Si le monde refuse la conversion, le Père Eternel laissera aller sa justice. Comme nous l'avons fait remarquer précédemment, il est pratiquement impossible de tout situer dans le détail. Châtiment au sens de la vengeance divine et châtiment au sens de la correction sont mélangés dans les messages. Quelle est la part exacte de l'un et de l'autre ? Comment le dire de façon absolue, d'autant plus que tel fait énoncé peut ne pas avoir lieu, suspendu en raison de la miséricorde divine, exauçant les prières de la Vierge Marie et les nôtres.

Il faudra se limiter à des idées générales mais toutefois suffisamment impressionnantes pour nous conduire à réflexion.

Remarquons d'abord, l'intensité des fléaux. Rappelons-nous la parole de l'Evangile Mt. 24, 21 : Il y aura une grande détresse, telle qu'il n'y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu'à ce jour et qu'il n'y en aura jamais plus.

Le 2 juin 1967 : Les fléaux sont terribles. Le Père Eternel ne m'écoute plus, ni mon Fils. Il veut faire justice.

Le 9 juin 1967 : Les fléaux sont terribles, terribles, à un point que vous ne pouvez imaginer.

Le 5 août 1967 : Le Père Eternel ne temporise plus.

Le 1 juin 1969 : Le Père Eternel est las, il veut manifester sa puissance qui domine le monde entier.

Le 13 mai 1970 : Le Père Eternel veut faire justice. Il laisse faire mais pas outre mesure. Il veut voir ce que fait l'humanité livrée à elle-même et tant vont se précipiter en Enfer par leur orgueil, leur malice.

C'est l'heure de Dieu.

C'est l'heure de Satan qui travaille dans le monde entier.

Il nous est dit aussi :

Le 27 août 1965 : Si on continue ainsi, il viendra de grands fléaux terribles, des secousses qui feront trembler la terre entière. Que de villes, que de pays seront détruits.

Le 13 juin 1967 : Bien des régions du monde se détruiront.

Le 22 mars 1968 : Beaucoup de villes s'écrouleront puisque Jésus est juge.

La planète sera bouleversée, des côtes s'effondreront, des montagnes surgiront et d'autres s'écrouleront. Le Christ ne peut régner ou le péché a régné mais la justice habitera de nouveaux cieux et une terre nouvelle. (II Pierre 3, 13).

Guerres, bombes atomiques, seront des instruments de la miséricorde et de la justice, permis par le Seigneur avant le grand châtiment.

Le 22 mars 1968 : Les cieux et la terre se déchaîneront si vous ne priez pas. Lorsque vous verrez le feu et la terre incendiée qu'en sera-t-il de vous qui n'écoutez pas ma parole de Mère.

De même il est question des jours de ténèbres :

Le 19 janvier 1968 : Quand viendra ce jour de ténèbres vous aurez le réconfort, mais eux seront dans l'angoisse.

Le 15 septembre 1968 : Les jours semblables au vendredi saint vont venir. Quand viendront ces jours de ténèbres prenez en mains le crucifix, serrez-le sur votre cœur.

Le 17 mai 1970 : Mes enfants quand vous verrez la terre : s’abattre, s’illuminée de jets de flammes et de tonnerres. Qu'en sera-t-il de vous si vous n'avez pas écouté mon appel de Mère ?

Ecoutons cet appel et l'assurance d'être protégés :

Le 20 août 1965 : Demeurez prêts, car quand viendront ces jours de fléaux, si vous êtes prêts, vous serez unis à Jésus.

Le 9 mai 1969 : Je suis plus puissante que vous. Personne ne pourra agir sans moi parce que si mon Fils Jésus et ma puissance se retirent, vous êtes tous anéantis.

Le 8 décembre 1969 : Jésus est tout miséricorde, tout amour, tout pardon ! Il laisse faire... mais non défaire. Jésus pardonne... Mais vous, si vous ne faites pas ce que je vous dis, Jésus ne pardonne pas.... parce que la Maman fait tout pour ses enfants.

En dehors de la récitation du Rosaire que la Madone nous demande toujours, elle nous dit notre attitude au moment de l'épreuve à venir.

Le 30 juillet 1965 : Ayez en mains le crucifix au moment où vous sentirez ces secousses. Prenez en mains le crucifix et appelez fort : Ayez pitié de nous. Gardez chez vous beaucoup d'eau sainte et jetez-en dans tous les lieux de la maison. Appelez Jésus avec force et la Maman céleste, qu'ils nous viennent en aide au moment de l’épreuve, que vous soyez forts à soutenir l'épreuve.

Le 20 août 1965 : Au moment de l'épreuve, prenez en mains le crucifix avec un cierge allumé et appelez Jésus avec force.

Le 25 mars 1966 : Tenez souvent en mains le cierge allumé et récitez un Ave Maria. Vous aurez force et courage pour tout supporter.

Concluons en rapprochant deux textes

Priez le Père Eternel :

Le 24 janvier 1966 : Père Eternel, je vous offre le Corps, le Sang très précieux de Jésus-Christ, en échange de mes péchés, pour la conversion des pécheurs et à l'intention des âmes saintes du Purgatoire. Et quand vous commencez cette prière, invoquez tous les Anges, les saints, les Chérubins, les Séraphins du Paradis afin qu'ils vous aident dans la prière pour le salut du monde. Jésus ainsi fera miséricorde.

De la vie de sœur Faustine : 13 novembre 1936.

J'ai vu un Ange mandataire de la colère de Dieu, les mains chargées d'éclairs et de foudres pour châtier la terre et surtout une ville dont je ne puis dire le nom. Je me suis mise à le supplier d'attendre un moment, que le monde ferait pénitence. Cependant ma prière était impuissante face à la colère de Dieu. Soudain je vis la très sainte Trinité, la grandeur de sa Majesté me pénétra toute et je n'osai plus répéter ma prière. A l'instant même je sentis dans mon âme la puissance de la grâce de Jésus qui y habite et je me suis mise à supplier Dieu, avec des paroles imprimées dans mon âme, d'avoir pitié du monde. Tandis que je priais ainsi je vis l'impuissance de l’Ange de colère à exercer le juste châtiment. De ma vie je n'ai prié avec une telle force ! Voici les paroles qui me furent inspirées :

Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l'âme et la divinité de ton Fils bien-aimé notre Seigneur Jésus-Christ pour nos péchés et ceux du monde entier. Par sa douloureuse passion ai pitié de nous. (Droit à la Miséricorde, page 253.)

Le règne de Jésus

Le 6 janvier 1967 : Jésus viendra sur cette terre, lui aussi, avec une grande miséricorde, avec un grand amour... Il aplanira les montagnes, les vallées, les plaines et sauvera les âmes, celles qui veulent se sauver.

En dehors de celui du 22 novembre 1967, dans les messages connus, nous avons peu de textes nous parlant du règne de Jésus sur cette terre. Le texte cité précédemment nous fait entrevoir que Satan n'a pas complètement perdu son pouvoir lors de la venue du Roi Universel sur cette terre et que la liberté de chacun demeure.

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Marie n'a presque point paru dans le premier avènement de Jésus-Christ, mais dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le saint Esprit afin de faire, par elle, connaître, aimer et servir Jésus-Christ.

Saint Louis Grignion de Montfort.

Chapitre XIV

Les signes

De même qu'à Fatima en 1917, la très Sainte Vierge avait donné un signe, l'aurore boréale de janvier 1938, annonçant la guerre de 1939 ; de même à San Damiano elle a daigné nous donner des signes des événements futurs.

Le 29 octobre 1966 : «Il y aura plusieurs signes dans le ciel, jour et nuit, avant que viennent les tribulations.»

Le 16 février 1968 : Dans cette période-ci vous verrez beaucoup de signes dans le ciel et je répandrai beaucoup de grâces.

Le 23 février 1968 : Je donnerai beaucoup de signes dans le ciel. Il y a longtemps que j'annonce beaucoup de signes, mais vous ne regardez pas, vous ne comprenez pas, vous ne croyez pas aux signes que je donne. Mais vous les verrez, vous viendrez à les connaître, mais il y a peu de temps à attendre.

Or, parmi ces signes, l'un d'entre eux, annoncé le 23 septembre 1966 a été vu à San Damiano et en d'autres lieux durant la semaine sainte 1970 : Regardez au ciel, il y a une étoile très lumineuse avec une longue queue. Quand vous la verrez, le soir ou le matin, ce sera un signe de calamités.

Mais il y en aura d'autres

Le 6 janvier 1967 : Regardez le ciel ! Regardez-le souvent, vous trouverez des signes et quand vous verrez un grand signe dans le ciel ce sera le moment grand, terrible, d'angoisse et de pleurs.

Enfin une dernière précision et un reproche :

Le 12 décembre 1969 : Il y a longtemps, des années, que je vous ai annoncé qu'il viendra une grande épidémie, mais vous ne croyez jamais mes paroles. Après cette épidémie, viendront les châtiments.

Les signes photographiques

Non seulement la Madone Miraculeuse des Roses nous enseigne par ses messages, mais elle veut aussi nous instruire par les signes photographiques. Chaque pèlerin souhaite trouver quelques signes sur ses clichés, en cela rien de répréhensible. Seulement il faut redire et répéter que la Sainte Vierge donne des signes à qui elle veut et quand elle veut, et que ses signes sont nets et précis. Le ciel ne nous fait pas jouer aux devinettes. N'importe qui, dans un groupe de nuages pourra penser trouver quelque chose, mais que d'imagination pour trouver ce quelque chose ! Combien ont pris pour un signe, un détail normal qui, sur la photo, par un jeu de lumière, se révélera autre…, etc. Dans ce cas, le plus simple est, lors d'un prochain pèlerinage, de vérifier en se remettant à la même place... et bien souvent le pèlerin s'apercevra, peut-être avec un peu de dépit, qu'il n'y avait rien d'anormal.

Les signes sont parfois des réponses personnelles à des questions posées par des pèlerins, d'autres fois des confirmations de tel ou tel passage d'un message déterminé, quelquefois encore des signes quant aux grâces accordées ou quant aux événements à venir. L'interprétation de ces signes n'est pas toujours facile même s'il existe certaines constantes qui permettent de savoir le sens à donner à telle ou telle photo.

Peut-on avancer une explication de ces signes photographiques ? Si certains signes peuvent être expliqués par des réfractions de lumière sur les lentilles de l'objectif, cela ne signifie pas obligatoirement que l'explication cadre avec la photo prise dans telles ou telles conditions. Mais il y a les autres, irréalisables, même en laboratoire, de l'aveu même de professionnels.

Faut-il faire intervenir le miracle à chaque fois ? Avant de conclure ainsi il faut éliminer toutes explications naturelles ou préternaturelles. De naturelles, il n'en est pas mais une explication préternaturelle peut être avancée : le pouvoir des Anges.

Les Anges ont pouvoir sur la nature et ils sont au service de la Madone. Ils peuvent donc, par obéissance, combiner avec les éléments de l’atmosphère, telle ou telle image devant un objectif, le temps de la prise de vue. Notre œil ne voit rien, mais l'objectif plus rapide et la pellicule plus sensible captent une image réelle mais fugitive. S'il s'agit de films, rien n'empêche les Anges d'agir de telle façon que notre propre regard ne puisse apercevoir l'image. Du reste il faut constater que très rarement le pèlerin à qui la Madone a montré quelque chose dans le ciel a pu photographier ce qu'il voyait.

Chapitre xv

Quelques appels de la Madone Miraculeuse des Roses...

Le 25 mars 1966 : Mes enfants, je vous aime tellement, je suis la Maman de tous, la Maman de l'amour, la Maman de la joie, la Maman de la consolation, la Maman des douleurs ! Je comprends vos douleurs, vos peines, je vous étreins contre moi, fort, fort. Je vous assisterai en cette vie et je vous emporterai un jour dans l'autre.

Le 27 mai 1966 : Mes enfants, je veux vous serrer tous sous mon manteau, entre mes bras. Je vous veux tous sauvés, tous, les méchants comme les bons, car vous êtes tous miens. Je vous veux un bien immense, vous êtes mon amour, ma joie. Moi, je suis la Maman de tous et je veux que mes enfants soient tous sauvés, tous avec moi dans le saint paradis, là où vous trouverez tant de bonheur et tant de joie.

Le 8 décembre 1966 : Mes enfants ouvrez votre cœur, ouvrez la bouche. Dites-moi tout, dites-moi ce que vous avez dans le cœur, les choses laides comme les bonnes, tout ce que vous avez. Annoncez- moi tout, car je suis la Reine du ciel, je puis tout vous donner.

Le 17 mars 1967 : Je serai toujours à vos côtés. Je vous guiderai et vous assisterai et vous, suivez le chemin du calvaire comme Jésus vous y invite, Jésus qui vous aime, pour que vous puissiez me faire aimer et me faire connaître, car je suis la Mère des douleurs, de la miséricorde et la médiatrice de tous.

Le 8 décembre 1967 : Mes fils, il dépend de vous de me faire triompher ; c'est à vous de parler, c'est à vous de répandre mes paroles de Mère. Moi, je viens toujours ici à vos côtés ; c'est vous qui devez aller, parler, prier, endurer, souffrir tout par amour pour Jésus, parce que mon Fils Jésus est mort en croix pour vous. Ne craignez pas, mes fils, ne craignez pas ; ma puissance est au-dessus de tous. Je suis Mère, Mère de l'Eglise, Mère d'amour, Mère de tous et les cœurs de mes fils, je les veux tous serrés contre moi pour former un seul cœur d'amour et de bonté et un jour les réunir tous, mes fils, là-haut dans le ciel où je vous attends tous, les bons comme les méchants. Ils sont tous mes fils et je les veux tous sauvés.

Le 8 mars 1968 : Le Père Eternel m'a donné beaucoup de puissance, mon Fils Jésus m'a donné beaucoup de sagesse, l'Esprit saint m'a donné beaucoup d'amour, pour le donner au monde entier.

Le 1er novembre 1969 : Courage, mes enfants, courage ! parce que tant de saints dans le ciel étaient comme vous, ils avaient vos défauts ; mais, par la prière, par le sacrifice ils se sont corrigés et sont arrivés là-haut dans la patrie céleste.

Chapitre XVI

Quelques consignes de la Madone miraculeuse les Roses…

Appelez-moi du doux nom de Mere : Maman céleste. Faites et je ferai. Priez et moi je ferai. Si vous promettez, moi je vous promets de venir vous donner : consolation. Mais ma promesse est entre vos mains. Amour - Amour – Amour. Prier - Souffrir - Offrir - Se taire. Parlez peu et priez. Pensez - Pensez – Réfléchissez. Agrippez-vous a Moi. Récitez souvent le saint Rosaire. Approchez-vous souvent des sacrements.

Le 14 novembre 1969 : Vous aurez tout si vous savez accomplir votre mission. Chacun à son poste, parce que chacun a sa mission.

Le 11 novembre 1966 : Quand vous êtes à la maison, mes enfants, dès le matin, dès le réveil, prenez de l'eau bénite, jetez-en sur la porte et demandez pitié et miséricorde au Père Eternel pour qu'il daigne apaiser ce grand fléau. Car le Père Eternel veut faire justice.

Eucharistie - Messe

Le 29 avril 1966 : Ce que je vous demande le plus instamment, c'est le saint sacrifice de la messe ! Le sacrifice qui convertit tant d'âmes et les amène toutes à Jésus. Faites aimer mon Fils Jésus, surtout dans la Sainte Eucharistie. Allez souvent recevoir Jésus. Il est le réconfort, la joie, la consolation. Il vous donnera tout… et la paix au monde entier.

Le 12 août 1966 : Tant de personnes, le matin, peuvent aller écouter la Messe... et tant de personnes dorment ne se préoccupant pas du salut des âmes.

Le 19 août 1966 : Ne vous préoccupez pas tant des choses matérielles... Faites une heure d'adoration par jour. Cette heure sera d'un si grand prix pour le ciel et quand vous arriverez au ciel cette heure vous fera entrer dans la joie du Paradis. Envoyez souvent vos enfants innocents recevoir Jésus. Envoyez-les souvent car eux peuvent obtenir tant de grâces de Jésus et tant de consolation pour ceux qu'ils aiment.

Le 12 septembre 1966 : Tenez-vous près de Jésus dans la Sainte Eucharistie, car Jésus est le consolateur de tous.

Le 16 septembre 1966 : Mes enfants, ayez une grande foi et un grand amour pour Jésus dans la Sainte Eucharistie. Vous trouverez toujours en lui le réconfort et la joie, de même quand viendra cette grande… tragique...

Le 11 novembre 1966 : Dites à vos curés de faire des heures d'adoration, de porter Jésus par les rues, les routes, avant qu'arrivent les fléaux pour que Jésus prenne les devants et donne foi, donne amour et résignation à tous !

Le 27 janvier 1967 : Apportez votre cœur, votre amour, aux pieds de Jésus au tabernacle et Jésus l'enflammera de ce feu et il n'y aura plus de discorde et il n'y aura que la paix.

Le 6 février 1968 : ...Jetez-vous souvent aux pieds de Jésus au saint sacrement. Frappez à cette petite porte où Jésus est toujours seul à pleurer.

Le 16 février 1968 : Jésus pleure, Jésus est triste parce qu'on l'enferme dans un coin !

Le 14 avril 1968 : Au moment de la consécration, demandez au Père Eternel par l'intermédiaire de son divin Fils qu'il purifie et sanctifie votre âme et la prépare pour le ciel car les heures sont tristes.

Le 5 mai 1968 : J'ai une grande douleur à vous dire quand vous allez à la maison de Dieu, de mon Fils, pour le recevoir, dans le cœur, vous n'avez rien sur la tête.

Le 4 octobre 1968 : Mes enfants, quand vous allez porter Jésus aux malades, vous ne devez jamais aller seuls. Vous devez avoir toujours près de vous, une personne qui vous sert d'Ange gardien, pour adorer et remercier Jésus Hostie. Le tabernacle où est Jésus, est tout entouré d’Anges, qui font une garde d’honneur, nuit et jour ; et vous, quand vous partez avec Jésus, ayez un Ange, une personne qui adore Jésus, que vous alliez en voiture ou à pied, parce que mon Fils Jésus doit être loué et aimé de mes fils d’ici-bas. Réfléchissez mes fils de prédilection : ces paroles, c’est moi qui vous les annonce !

Le 9 mai 1969 : Actuellement, ils foulent aux pieds mon Fils Jésus, ils le cachent comme dans une tombe ! Ils ne le veulent plus à la première place, sur les autels où il est adoré de tous les Anges, de toute la cour céleste ! Jésus est le Roi des rois ! Jésus est puissant !

Le 13 juin 1969 : …Et tant de sacrilèges dans le monde entier ! Ils piétinent mon Fils Jésus !… Ils donnent Jésus à n’importe qui !… Quelle douleur pour moi… quelle douleur de voir fouler aux pieds le Corps et le Sang de mon Fils !

Le 22 mai 1970 : Soyez toujours dans la grâce de Dieu, toujours unis à Jésus Eucharistie. Il est souvent seul, Jésus… Il souffre tant… Il n’y a que les Anges à l’adorer.

Faites souvent la communion spirituelle, même le nuit quand vous vous réveillez, unissez-vous à Jésus Eucharistie, et vous le consolerez des graves sacrilèges qui se commettent… tant de péchés, tant d’insultes… qu’il reçoit… de mes enfants !

Priez le saint Esprit

Le 1er avril 1968 : Priez beaucoup l'Esprit saint pour qu'il vous donne un grand amour, parce que, avec l'amour règne la paix, la concorde, la félicité.

Le 10 mai 1968 : Priez souvent la sainte Trinité pour qu'elle vous donne la grâce de bien vivre et de bien mourir, et que l'Esprit saint vous fasse comprendre clairement les choses pour les mettre en pratique et vivre chrétiennement et saintement.

Le 17 mai 1968 : Priez l'Esprit saint qu'il vous éclaire, afin d'avoir l'esprit lucide pour vous comprendre les uns les autres.

Le 16 mai 1969 : Je veux que tous mes fils m'entourent, même ceux qui ne m'aiment pas... qui ne veulent pas me connaître.

Cette Messe à l'Esprit saint, que vous faites célébrer, c'est pour que tous puissent s'approcher de moi, c'est pour que l'Esprit saint éclaire tous mes enfants du monde... que tous puissent revenir à mes pieds, repentis, demander pardon et miséricorde.

Le Rosaire

Le 18 mars 1966 : Faites des réunions de prières avec le Rosaire, des heures d'adoration.

Le 15 avril 1966 : Le Rosaire c'est la couronne qui conduit au ciel, qui vous donnera la joie, vous donnera le réconfort et la consolation. La couronne du saint Rosaire serrez-la souvent contre vous. Si vous n'avez pas de poche, portez-la au cou, mais tenez-vous toujours près de moi par la récitation du saint Rosaire. Même 10 Ave Maria à la fois, il suffit de le commencer. Si vous ne pouvez le finir tout de suite, finissez-le durant la journée.

Le 6 mai 1966 : J'exige peu de sacrifices : le Rosaire, le Rosaire seulement et que vous vous approchiez souvent des saints sacrements.

Le 20 mai 1966 : Quand vous avez terminé le Rosaire, récitez sept Gloria au saint Esprit pour les consacrés.

Le 24 juin 1966 : Avec le Rosaire appelez les âmes à Jésus... Priez et ne balbutiez pas. Mamans, faites réciter et récitez le Rosaire à la maison. Par le Rosaire, on obtient tout.

Le 1er juillet 1966 : Vous, petits enfants, qui êtes mes bien-aimés, priez beaucoup. Insistez auprès du Père Eternel auprès de mon Fils Jésus, par la récitation du saint Rosaire. Ne serait-ce que cinq Ave Maria à la fois, mes petits enfants, vous ne vous lasserez pas, et Jésus aura miséricorde des vôtres, du monde entier, Jésus ne peut plus soutenir la croix, son corps est déchiré.

Le 19 août 1966 : Faites beaucoup prier les petits enfants. Faites-leur réciter le Rosaire pour que tout le monde puisse avoir la paix, pour que tous se convertissent.

Le 16 septembre 1966 : Réunissez-vous maison par maison, mes enfants, et priez, car l’heure est sonnée.

Le 30 septembre 1966 : Priez beaucoup par la récitation du saint Rosaire. Le Rosaire est ce qui répand les grâces : il sauve tout le monde, il apporte la paix, apporte la concorde dans les familles, apporte la sérénité, apporte la concorde et la paix dans le monde entier. Parce qu'ils ne récitent plus le Rosaire, il y a toute cette lutte, tout cet orgueil, toute cette superbe.

Le 27 janvier 1967 : Mes enfants, ce chapelet, serrez-le contre votre poitrine nuit et jour... C'est lui qui vous donnera toujours la force pour cheminer dans la voie de la sainteté.

Le 13 juillet 1967 : Je (saint Michel) vous conduirai pour autant que vous réciterez le Rosaire.

Le 8 novembre 1968 : Saint Michel annonce, au nom de la Maman céleste, de ne pas laisser les chapelets n'importe où, car le chapelet est l'arme la plus puissante pour vous sauver. La Maman pleure de voir traîner les chapelets de-ci de-là. C'est un don précieux que le chapelet baisé par la Maman Céleste ! Il faut y penser, mes frères,... pourquoi faites-vous cela ! Le chapelet : ou au cou, ou en poche, mes frères, et en mains pour le réciter et pour l'égrener heure par heure... Vous voyez combien les moments sont tristes...

Le 24 octobre 1969 : Où je vais, je montre le saint Rosaire ; où je m'arrête, je fais réciter le Rosaire, partout j'annonce le Rosaire, qui est l'arme la plus puissante pour vous sauver.

Le 1er novembre 1969 : Je vous l'ai promis le saint Paradis, si vous, vous m'aimez, si vous me faites honneur, si vous priez le saint Rosaire et préparez les âmes avec Jésus dans le cœur, pour la venue de mon triomphe.

Message privé : Allez dans les maisons apporter la couronne du Rosaire et faire promettre de réciter chaque jour et à chaque mystère la petite prière : Que la Reine de la paix et le Cœur Immaculé de Marie triomphe sur le monde entier.

saint Michel - saint Gabriel – saint Raphaël

Le 25 février 1966 : Mes enfants, quand vous êtes dans les tentations, dans les doutes, recourrez à saint Michel, il vous viendra en aide, il viendra vous réconforter, il vous aidera et sera votre réconfort. Le savez-vous, mes enfants, que saint Michel est le prince du ciel ? C'est lui qui surveille les âmes, c'est lui qui donne le réconfort en cette vie et quand on passe dans l'autre : confiez-vous en lui !

Le 16 septembre 1966 : Priez saint Michel, c'est lui qui vous défend dans la lutte contre le démon.

Le 13 juillet 1967 : Le Père Eternel a autorisé la Maman céleste et les trois Archanges à venir. Je suis venu pour anéantir Satan, pour faire triompher la Maman céleste.

Le 8 mai 1968 : Saint Michel Archange, parce que ce jour lui est dédié, fait une grande fête dans le ciel pour me glorifier, m'aimer, et chanter d'amoureuses louanges au nom de Jésus et de la Maman céleste, car il m'aime tant.

Priez-le beaucoup, invoquez-le souvent pour qu'il vous obtienne d'être libérés du mal très grand que l'ennemi vous fait. Insistez, insistez par la prière, car lui est fort, et il peut tous vous défendre avec mon aide, car il est l'Ange de la puissance, de l'amour, de l'humilité, et de la douceur. Priez, priez et vous serez exaucés, parce que lui est prompt à faire bataille. Il donne la force à ceux qui recourent à lui, parce que Jésus lui donne tant de grâces à répandre, et dans le ciel il n'est jamais en repos. Il aide dans tous les besoins, à tous ceux qui recourent à lui dans la simplicité et l'obéissance. Priez-le beaucoup pour qu'il vous secoure dans la vie et dans la mort. Lui peut tout obtenir de la sainte Trinité. Prions tous ensemble, par la récitation du saint Rosaire qui est l'arme la plus puissante. Avec l'aide de saint Michel, nous pouvons obtenir la paix, l'amour, la concorde et la sérénité dans les cœurs, dans les familles, dans les nations.

Le 30 janvier 1970 : Si vous maintenez ferme votre foi, si vous appelez saint Michel, saint Gabriel, saint Raphaël et votre Ange gardien, ils vous éclaireront pour comprendre les personnes par qui vous êtes persécutés. Vous comprendrez le bien et le mal.

Priez les Âmes du Purgatoire

Le 16 octobre 1967 : La libération d'une âme du Purgatoire c'est le plus grand don que je puisse vous faire parce qu'au ciel ces âmes prieront tant, tant pour vous. Voici, mes enfants, la grâce que je vous accorde : la grâce de la conversion des pécheurs.

Priez Pour...

Le 14 juillet 1967 : Priez tant pour les nations, tant, tant, qu'elles puissent se comprendre entre elles, qu'elles puissent avoir la paix, parce que les heures viennent tristes.

Le 8 mars 1968 : ...Pour les âmes du Purgatoire.

Le 25 mars 1968 : Priez pour que mes fils de prédilection puissent tous revenir entre mes bras maternels et je leur donnerai le baiser du pardon, je les sanctifierai et je dirai à mon Fils Jésus de les purifier et de les sanctifier pour le ciel.

Le 10 mai 1968 : ...Pour la jeunesse.

Le 17 janvier 1969 : ...Pour les païens, les indifférents, pour ceux qui parlent mal de moi, circulent partout pour m'insulter et faire propagande contre moi et contre mon Fils Jésus.

Le 25 avril 1969 : ...Pour le Saint Père... Il souffre tant de voir l'Eglise dans une mer de tromperie.

Envoyez votre Ange gardien

Le 19 février 1966 : Servez-vous de votre Ange gardien, ne le laissez pas inactif, envoyez-le à tous... A ces innocents qui meurent de faim afin qu'ils soient réconfortés.

Le 18 mars 1966 : ...A tous dans le monde entier, annoncer qu'ils viennent prier ici en ma présence.

Le 8 avril 1966 : Priez, intercédez. Envoyez... jusqu'aux confins de la terre, afin que tous puissent recevoir Jésus dans la .Sainte Eucharistie, que tous puissent avoir le baiser de Jésus, que tous puissent se sauver, car tant d'âmes... vont à la perdition… Afin qu'il puisse s'approcher des malades, des moribonds, qu'il puisse leur être réconfort, joie dans leur grand voyage, qu'au moment où ils quitteront cette terre ils puissent avoir la résignation dans les peines.

Aux consacrés afin qu'ils puissent s'approcher des malades, qu'ils puissent les réconforter, leur donner paix et amour.

Le 15 avril 1966 : ...Jusqu'aux extrémités de la terre, là-bas dans les missions, dans les terres étrangères, auprès des missionnaires et des religieuses.

Le 27 mai 1966 : ...Au Saint Père afin qu'il aille le consoler, car il est au milieu d'une grande épreuve, d'une grande lutte... Il est là, sur la croix, lui aussi, avec Jésus.

Le 5 août 1966 : Appelez souvent vos Anges gardiens, ils vous guident sur le chemin de la vertu.

Le 15 août 1966 : ...pour qu'il aille partout, spécialement auprès des malades qui en ce moment sont à l'agonie.

Le 22 août 1966 : ...dans les maisons pour qu'elles puissent avoir cette même foi que vous, pour que tous puissent être sauvés.

Le 12 septembre 1966 : ....Car tous doivent se réveiller de ce grand sommeil dans lequel ils sont plongés, spécialement la jeunesse qui est tellement dans la fange de l'impureté...

Le 23 septembre 1966 : Le long du chemin votre Ange gardien vous suivra pas à pas, vous gardera de tout danger.

Le 27 octobre 1967 : Ma parole, envoyez-la jusqu'aux extrémités de la terre par vos Anges gardiens, par des lettres, de toute manière... Ecrivez, parlez, annoncez que la Maman céleste vient pour vous sauver.

Les Vertus

Le 6 mai 1966 : Soyez forts, mes enfants, soyez forts. Sous mon Manteau vous vaincrez toujours ! Ayez la foi, soyez humbles, patients, doux avec tous. Pas de superbe, pas de vanité, pas d'orgueil ! Soyez humbles, soyez doux avec tous, et vous trouverez toujours la paix, la sérénité dans votre cœur ! Soyez forts, soyez forts dans la foi, car avec la foi tout se vainc !

Le 20 mai 1966 : C'est le moment le plus terrible du monde ! Que les âmes soient pures, que les âmes soient proches de Jésus, qu'elles aient en elles la foi, l'amour en tout et pour tout.

Le 8 juillet 1966 : Mes enfants, je vous annonce que Jésus ne peut plus soutenir la croix, plus, plus. Vous, aidez-vous à porter la croix avec grand amour et grande résignation.

Le 2 août 1966 : Vous, imitez mon Fils Jésus dans l'humilité, dans la pauvreté, dans la simplicité, en tout.

Le 10 mars 1967 : Supportez toutes vos peines, vos sacrifices, vos croix, supportez-les pour l'expiation de vos péchés et de ceux du monde entier. Jésus vous a donné la croix selon les forces que vous avez pour la porter. Donnez tous vos péchés à Jésus et Jésus les pardonnera.

Le 27 mars 1967 : Pardonnez à tous, même s'ils vous haïssent et vous insultent, pardonnez et Jésus vous pardonnera.

Le 10 juin 1967 : Dites seulement la vérité, mes petits enfants, annoncez la vérité. Avec la vérité, vous allez de l'avant, vers Jésus. Jésus vous embrasse, vous étreint dans ses bras.

Le 12 juillet 1967 : Promettez de m'aimer et de vaincre le respect humain et de vaincre toute tentation, tout orgueil, toute superbe.

Le 1er mars 1968 - Carême : Faites quelques jours de jeûne, au moins le jeudi et le vendredi. Faites-le, afin qu'ainsi nos cœurs soient tous réunis ensemble pour demander au Père Eternel pitié et miséricorde pour mes fils.

Le 25-3-69 : Ne vous préoccupez que de consoler mon cœur et celui de mon Fils Jésus.

Le 8 septembre 1969 : Ne vous découragez pas, même si vous entendez beaucoup de bavardages, beaucoup de paroles à mon sujet, car un jour vous verrez ma lumière. Vous verrez ma présence, si vous priez avec foi.

Le 15 septembre 1969 : Mettez l'Evangile en pratique et vous comprendrez, soit la parole de Jésus soit la mienne.

Le Monde

Le 20 août 1965 : Demandez des grâces surtout spirituelles... Pour les corporelles, j'y penserai, moi !

Le 8 mai 1966 : Ne regardez pas les bassesses du monde, ne regardez pas les cinémas, n'allez pas au théâtre. En tout cela il n’y a que démons, injures et persécutions de toutes sortes…

Le 27 mai 1966 : Laissez aller les choses terrestres. Ne vous préoccupez pas tant pour les choses qui ne valent rien... Pourquoi ces théâtres ?... Ces cinémas ?... Ces plages ! Qu'en sera-t-il d'eux un jour ?

Le 24 juin 1966 : Ces plages... ces théâtres... ces cinémas... s'effondreront... Jésus est las... Il avait donné tant de bien-être après la guerre, tant de bien, tant de bonheur. Ce bien-être, au lieu d'en remercier Jésus ils ne l'ont employé qu'à faire du mal... Ne restez pas là dans la maison à faire tant de nettoyages. Tout est vanité ! Que de vanités... Priez davantage !

Le 8 juillet 1966 : Ces plages, mes enfants, s'enfonceront dans les abîmes. Jésus ne peut plus voir ces choses.

Le 12 août 1966 : Il y a tant de mal dans le monde parce qu'il n'y a pas la foi. Tout le mal !… Les plages... les plages... ! Mes enfants... qu'adviendront-elles ? Les cinémas... tant de lieux dangereux... Le mal de l'impureté ! Les mamans qui abandonnent leurs enfants... et s'abandonnent au mal, elles aussi… Repentez-vous, mamans, pendant qu'il est encore temps !

Le 15 août 1966 : Bien peu demandent les grâces spirituelles... bien peu… Tous demandent les matérielles.

Le 19 août 1966 : Ne laissez pas vos enfants innocents aller au théâtre, au cinéma, à la télévision qui est leur damnation.

Le 2 juin 1967 : Laissez, laissez tous les travaux qui sont tous inutiles, quand le plus nécessaire pour sauver la terre, car cette heure que vous avez, priez pour la terre. Ne bavardez pas, mettez-vous en prières.

Le 18 mai 1968 : A quoi sert d'aller dans les fabriques (usines) pour tant de travaux ? Faire tant de travaux et laisser perdre vos jeunes ? Vous ne pensez pas que lorsque vous quitterez cette terre vous ne verrez plus vos jeunes. Vos fils, vous les verrez là (en Purgatoire) à pleurer amèrement.

Le 27 décembre 1968 : Il vaut mieux ne manger qu'une fois par jour pour rester unies à vos enfants et à votre bien-aimé.

Le 29 août 1969 : N'allez pas dans le monde où il n'y a que tromperie et orgueil et où l'ennemi fait tant de ravages.

Le 5 septembre 1969 : N'écoutez pas ce que disent les journaux, les livres. C'est le diable qui fait cette confusion.

Le 8 septembre 1969 : Ne vous préoccupez pas tant des choses terrestres, préoccupez-vous tous davantage de sauver votre âme et celle des autres, car un jour vous comprendrez le sens des paroles que je vous ai 'annoncées... Ne regardez pas le monde qui marche, marche... Ils ne comprennent plus ni le mal, ni le bien.

Le 20 novembre 1969 : Par les paroles naissent les persécutions, les luttes et tout. Par des paroles incomprises, vous faites tant de mal, vous ne comprenez plus rien et le démon vous traîne de part et d'autre.

Le 2 janvier 1970 : Vous allez vous perdre dans le monde avec les commérages. Seulement plaisirs et richesses.

Message privé : Tous les jours, Jésus prend beaucoup d'âmes dans la souffrance... dans la souffrance atroce, pour sauver beaucoup de jeunes qui vivent dans la boue. Et spécialement vont en Enfer et dans la damnation, toutes celles qui portent des minijupes, qui provoquent au péché, même des consacrés, des jeunes, des autres jeunes, les gens mariés et même des hommes âgés.

Chapitre XVII

Quelques messages particuliers de la Madone Miraculeuse des Roses...

L’Eucharistie

Le 9 novembre 1969 : Voici déjà cinq ans que je vous appelle pour vous sauver ! Cinq ans que je vous demande votre cœur pour le garder en mon Cœur, pour l'enflammer d'amour pour Jésus dans la Sainte Eucharistie : parce que Jésus est le fort, le soutien de tous les éprouvés, de ceux qui pleurent, qui gémissent et des agonisants qui à tout instant doivent partir. Le viatique est le réconfort de cette terre, et le réconfort pour le ciel, mais peu le veulent, ils le piétinent, surtout au jour d'aujourd'hui. Ils reçoivent Jésus dans les mains... Quelle douleur pour mon Fils et pour moi !

Quand ils consacrent leurs fils, quel soin prennent les Evêques, quel soin prend le Saint Père, Paul VI, pour consacrer leurs mains, pour les rendre purs, pour les rendre saints, pour les faire apôtres de mon Fils, et les miens !

La Sainte Eucharistie est foulée aux pieds. Mes enfants le prennent dans les mains, mon Fils Jésus ! Sacrilèges sur sacrilèges ! Quelle condamnation sera la vôtre quand vous vous présenterez au tribunal de Dieu ? Quel châtiment aurez- vous ? Le Père Eternel est lassé. Je vous le répète : Il est lassé ! Pensez-y, faites un examen de conscience, demandez pardon, et ne le faites plus ! Faites la communion spirituelle plutôt que faire un sacrilège, plutôt qu'offenser et piétiner mon Fils Jésus de toutes manières.

Jésus est prisonnier dans le tabernacle, mais a, autour de lui tous les Anges et les saints du ciel, qui l'adorent ; et il appelle, ceux de mes enfants qui peuvent l'entourer d'amour. Il veut purifier tous les cœurs de mes enfants, les sanctifier, ici-bas, et pour le ciel.[12]

Sur les mouchoirs et les vêtements

Le 24 avril 1967 : Quand viendront les heures tristes vous essuierez vos larmes et ce sera un grand réconfort venant de la part de Jésus. Tous ces habits, toute chose que vous avez sur vous quand viendra ce moment d'angoisse et de pleurs, mettez ces habits sur vous. Ils vous seront réconfort et joie. Je vous donnerai la force et le soutien.

Le 11 novembre 1968 : Ces petits mouchoirs, vous les donnerez à tant d'âmes malades et elles en essuieront leurs larmes. Ce mouchoir recevra de moi un grand don. Ceux qui s'essuieront les yeux auront la lumière du ciel, comprendront que Jésus les appelle, qu'ils ont à se préparer à la pénitence et à demander pardon pour arriver au ciel, heureux et contents. C'est le grand don que je vous fais, un don grand que m'a fait le Père Eternel pour sauver mes Fils.

Pour la jeunesse

Le 19 mai 1970 : Mes petits enfants, je suis encore au milieu de vous pour vous aider, pour vous consoler, et pour répandre des grâces ; pour éclairer tous mes enfants du monde de la lumière de l'amour…

Etre persévérants jusqu'à la mort, accroître en vous la foi, l'amour envers Jésus, demander pardon et pardonner, aimer tous !

Priez, priez pour la jeunesse : que le saint Esprit l'éclaire d'une claire intelligence, pour marcher vers la sainteté, pour parcourir la vie dans la grâce de Dieu, et ne pas offenser Jésus et l'aimer de plus en plus.

Jeunesse, jeunesse, pensez et réfléchissez à ce que vous devez faire pour vivre chrétiennement et saintement dans le monde… ne pas l'offenser Jésus qui est mort en croix pour vous ! Ne pas l'offenser votre Maman du ciel qui vous aime tant ! Je vous veux tous sauvés, je veux que vous marchiez dans la voie de la persévérance, de l'amour chrétien : aimant tous, ayant toujours votre cœur embrasé d'amour pour Jésus, étant toujours joyeux... mais sans pécher ! C'est ce que je veux de vous, jeunesse !

Je vous appelle, vous appelle auprès de moi, pour vous consoler, pour vous faire comprendre votre chemin, et pour vous guider au long du chemin du ciel parce que sur cette terre... tout passe, mais l'éternité, jamais ! où vous jouirez du bonheur éternel !

Courage, mes enfants, courage : et réfléchissez... et faites un bon examen de conscience. Le soir, avant de vous coucher, pensez à ce que vous avez fait dans la journée…

Tant de péchés, d'impuretés, et tant d'âmes envoyées à la perdition... avec tous les scandales qu'il y a !

Réfléchissez jeunesse, réfléchissez qu'un jour vous vous trouverez heureux dans la patrie céleste... Votre Maman vous appelle, vous attend ; et je vous éclaire, rends votre esprit lucide si vous m'écoutez... si vous écoutez mon invitation de Mère, moi, je suis avec vous, je veux vivre avec vous et je veux vous amener au ciel avec moi.

Groupez-vous autour de moi sous mon manteau par la récitation du Rosaire, par la réception des sacrements, je vous le répète, mes enfants, je vous le répète ! Le Rosaire est l'arme la plus puissante, et Jésus, quand il est dans votre cœur, l'enflamme. Faites ce que je vous dis ! Ecoutez-moi !

Au nom de mon Fils Jésus, je vous bénis, vous assiste et vous protège.

Pour la Famille

Le 6 mai 1970 : Mes chers enfants, je suis ici avec mon Fils Jésus, et aujourd'hui je consacre toutes les familles du monde à la sainte Famille pour que toutes les familles soient dans la paix, dans l'amour, dans la concorde.

Priez, supportez-vous, aimez-vous en vrais frères, par la récitation du saint Rosaire dans les familles. C'est le saint Rosaire que je veux. Dans les familles où l'on récite le saint Rosaire, je vais, et répands grâces et bénédictions célestes... parce que je suis la Mère du ciel, la Reine de l'univers, et la Mère de toutes les familles du monde, et je vous aime tellement, tellement !

Epoux et épouses, occupez-vous de vos enfants ! Aimez vos enfants ! Rappelez-les par le bon exemple, par la prière, par le sacrifice. Mettez-les sur la voie droite de la persévérance, parce que tout passe ici-bas, mais l'éternité, jamais !

Quand vous verrez vos enfants dans l'Au-delà... et qu'ils ne seront pas à vos côtés, qu'en sera-t-il de vous ?

Pensez-y bien, faites un bon examen de conscience, et priez pour vos enfants. Priez votre Ange gardien de les préserver de tous les malheurs, de tout mal, et de les conduire dans une vie droite qui amène au Paradis.

Priez le saint Esprit, d'éclairer pleinement leur esprit, pour qu'ils aiment Jésus et qu'ils m'aiment. Ils sont à votre exemple, papas et mamans ! Comme vous vous comportez, ils se comportent.

Pensez, pensez au moment où arrivera pour vous le jugement… au tribunal de Dieu. Là c'est la vérité pure ! Jésus est miséricordieux, mais il est aussi juge. Tant qu'il en est encore temps, réfléchissez, et réunissez votre famille dans la paix, dans l'amour de Jésus, comme le faisait saint Joseph. Il tenait Jésus tout près de lui ; il l'aimait tant !

Priez mon patriarche saint Joseph, qu'il vous donne la force et le courage d'accomplir vos devoirs de famille. Mon cher saint Joseph vous aidera, vous donnera la lumière, vous donnera la patience, vous donnera beaucoup d'humilité pour vivre ces jours que vous devez passer sur cette terre, dans la paix, dans l'amour avec Jésus.

Que cette journée soit une incessante prière, que toutes les familles du monde soient consacrées à mon Fils Jésus et à moi. Sous mon manteau, vous cheminerez dans la voie juste ; sous mon manteau vous serez éclairés ; sous mon manteau, vous vous sauverez ! Par la prière, le sacrifice, les bonnes œuvres, et la charité !

Les mamans,... les mamans doivent être l'exemple pour la maison ! La maman doit tout supporter ! La maman doit porter la croix avec Jésus dans la patience, en offrant, se taisant, priant, et alors, la famille est dans la grâce de Dieu, la famille est avec Jésus.

Faites tout, mamans, pour consoler vos maris, vos enfants. Consolez-les avec l'amour de Jésus, et rappelez-les dans la paix, dans l'amour de Jésus.

Le soir, réunissez-vous dans la maison par la récitation du saint Rosaire ; que tous puissent s'approcher des saints sacrements, car Jésus est médecin de l'âme et du corps. Jésus peut tout vous donner et Jésus vous aime !

Priez et ayez confiance en moi !

Priez le saint Esprit, qu'il vous donne la lumière, l'esprit clair, vous donne de prier, de vous taire, de vous tenir dans l'humilité.

Je vous veux tous saints, une seule famille : une réunion de la paix dans les familles et dans les nations ! Il n'y a plus cette paix, cette sérénité, cette concorde !…

Priez unis à moi, unis à vos Anges gardiens... et, avec ma puissance, avec l'aide de vos Anges gardiens, avec saint Michel et son épée, je vous défendrai de tous les ennemis et vous assisterai dans la vie et dans la mort.

Au nom de mon Fils Jésus, je vous donne une forte bénédiction qui vous assiste dans la vie et dans la mort, parce que je suis la Maman du ciel, qui aime tant les mamans du monde, qui, toutes sont mes filles...

Appendice

Note I

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie

La dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie est différente de la dévotion à notre Dame des Sept Douleurs : la première regarde l'état permanent du Cœur de la Sainte Vierge, la seconde sept moments particuliers de sa vie de Corédemptrice.

Pour découvrir tant soit peu le Cœur de la Sainte Vierge, il est nécessaire de se rappeler, d'une part qu'elle est unie de toute éternité à Jésus-Christ d'une manière mystérieuse, par un même et unique décret de prédestination (Pie XII) et d'autre part qu'elle est l'immaculée Conception.

Dieu dès le commencement et avant tous les siècles choisit et prépara pour son Fils unique la Mère en qui il s'incarnerait et dont il naîtrait, il l'aima plus à elle seule que tout l'univers entier (Enc. sur l'Immaculée Conception). Comme l'artiste qui conçoit dans son esprit un chef-d'œuvre avant de le réaliser, Dieu, par sa providence, guida et orienta toutes choses, en respectant la liberté de l'homme, vers le temps où naîtrait celle de qui le Verbe devait prendre chair. Dès sa conception, il convenait que la Vierge Marie fut ornée d'une pureté telle que, non seulement elle surpassa celle de tous les hommes et de tous les Anges, mais qu'elle fut la plus grande qu'on put imaginer après celle de Dieu (saint Anselme).

Au moment de sa conception, l'âme de la Vierge fut créée Immaculée et elle eut à l'instant même de sa conception toute sa raison. N'ayant aucun contact avec le monde extérieur, c'est-à-dire par les sens, la Vierge Marie ne peut connaître selon les lois de la nature, mais elle connaît de science infuse, c'est-à-dire communiqué par Dieu, entrant par grâce en relation avec lui. L'Ange de la Vierge dit à sainte Brigitte : Marie connut Dieu et le connut si bien qu'aucune langue ne saurait expliquer combien l'intelligence de la Sainte Vierge réussit à pénétrer Dieu, dès le premier moment où elle le connut, aussitôt notre Reine se détermina à sacrifier à Dieu sa volonté avec tout son amour pour tout le temps de sa vie et nul ne peut comprendre combien sa volonté se soumit alors à embrasser toutes les choses qui plairaient au Seigneur.

Dans et par cette union avec la sainte Trinité, la Vierge Marie eut connaissance, dans le sein de sa Mère, de la révolte de l'humanité vis-à-vis de son Créateur : du péché. De cet instant date le Cœur Douloureux de Marie. Comment Celle qui a pu dire à la sœur Marie du Crucifix que tel était le feu de l'amour dont elle brûlait pour Dieu, qu'il aurait consumé en un moment tout le ciel et la terre, et que toutes les ardeurs des Séraphins, comparées aux siennes n'étaient que le souffle d'un vent froid, comment n'aurait-elle pas voulu s'offrir à la majesté infinie pour réparer et lui rendre l'amour au nom de toute l'humanité ?

A chaque instant de sa vie, Marie est toujours la pleine de grâces. La grâce en elle est toujours au maximum du possible. Cependant l'amour en la Vierge n'a fait que grandir, car Dieu creuse en elle, à tout instant, de nouvelles capacités de grâce. Comme l'enseigne saint Thomas : Dans la créature, la faculté d'obéissance à la volonté divine est illimitée et Dieu, en présentant à l'âme de nouvelles occasions d'obéir à sa volonté qu'il lui manifeste, peut toujours de plus en plus la combler, en la rendant de plus en plus capable de recevoir. Si bien que la montée de la Vierge Marie, dans l'amour, depuis sa Conception Immaculée, a été constante durant toute sa vie. Dieu est et agit en elle plus qu'elle-même. Elle n'a aucune pensée que sa grâce, aucun mouvement que par son esprit, aucune action que par son amour. (Vie de Jésus : Bérulle.)

Tant de grandeur stupéfia saint Bernard qui s'écrie : Souveraine, comment avez-vous pu unir dans votre Cœur une idée aussi humble de vous-même avec tant d'innocence, avec une telle plénitude de grâces. Comment, ô Vierge bienheureuse, a pu s'enraciner si bien en vous cette humilité et une si grande humilité, car, la Sainte Vierge vit en Dieu et ne vit qu'en Dieu, sans qu'il y ait aucun regard, aucun retour sur elle-même.

Ce que Bérulle exprimera en ces termes : Dieu répand dans son âme une simplicité divine, qui correspond à la conduite de Dieu sur elle, qui la tire de son esprit dans l'esprit de Dieu, qui la rend sans aucune vue sur ce qu'elle est au milieu des ténèbres, et fait qu'elle ne voit pas que Dieu l'élève sur un trône pour la couronner comme Reine de l'univers et Mère de celui qui l'a créée (Vie de Jésus).

Toutefois, tout en étant en Dieu, la Vierge Marie vit dans le monde et dans un peuple dans lesquels elle découvre à chaque instant le péché et ses conséquences. Ce que Dieu lui a révélé avant sa nativité, elle le côtoie tous les jours partout. Quelle souffrance en son cœur ! On souffre autant qu'on aime ! Plus notre Dame aime, plus elle souffre et plus grandit en elle la volonté de réparation, volonté qui est en elle inséparable de l'attente du Messie. Au Temple de Jérusalem, pénétrant les écritures sous l'action du saint Esprit en elle, qui ainsi la prépare à sa maternité divine et à son rôle de Corédemptrice, la Vierge Marie contemple en esprit par avance le Messie souffrant. Déjà, elle s'offre au Seigneur pour répondre à la plainte du serviteur de Yaweh : J'ai cherché de la pitié mais en vain, des consolateurs et je n'en ai pas trouvés (Ps. 69, 21)

L'Annonciation et le Cœur Douloureux de Marie

Au Cénacle avant la Pentecôte on voit Marie appelant aussi de ses prières le don de l'Esprit saint qui, à l'Annonciation, l'avait déjà elle-même prise sous son ombre (Lumen Gentium N° 59)

C'est à la Pentecôte que commencèrent les actes des apôtres, tout comme c'est par la descente du saint Esprit sur la Vierge Marie que le Christ fut conçu. (Ad Gentes 4)

Le parallélisme entre l'Annonciation et la Pentecôte affirme la venue personnelle de l'Esprit saint en la Vierge Marie le jour de l’Annonciation. Au moment où la Vierge Marie prononce son fiat : Je suis la servante du Seigneur, le saint Esprit descendit corporellement dans Marie et, l'enrichissant de grâces par-dessus toutes les créatures, il se reposa en elle (saint Anselme), sanctifiant et élevant le corps et l'âme de la Vierge Marie, la rendant capable de concevoir la chair qui doit être assumée par le Verbe, en même temps qu'il répandait en elle une nouvelle effusion d'amour.

Il fallait qu'elle eut une charité portée à l'unisson de cet amour infini qui brûle au Cœur du Christ dès le premier instant de l'Incarnation et jusqu'au moment du sacrifice suprême sur la Croix (saint Alphonse de Liguori). Faite Mère de Dieu, la Vierge Marie entre en une communication qui lui est personnelle avec les trois personnes divines. Comme c'est la personne propre du saint Esprit qui prépare la Vierge à cette rare et insigne opération, c'est la personne propre du Père Eternel qui s'unit à la personne de la Vierge et s'unit à elle en qualité de Père de celui qui doit prendre naissance d'elle, c'est-à-dire s'unit à elle en unité d'office et d'opération, tendant en la Vierge à la génération nouvelle de celui qui est né et naissant éternellement de lui. (Vie de Jésus)

A l'instant même du fiat, ce qui est né de l'Esprit en la Vierge Marie, est assumé par le Fils de Dieu donné aux hommes et l'âme humaine du Christ est créée. Dans le même instant cette âme jouit de la vision béatifique et la mission rédemptrice du Christ lui est enseignée par le Père. Elle se voit et se connaît comme âme du Fils de Dieu donné aux hommes en vue de leur Rédemption et adhère intégralement à la volonté du Père. Vous n'avez pas voulu de sacrifice pour le péché. Je viens ô Dieu, pour faire votre volonté. (Héb. 10, 7) Jésus étant constitué à l'instant prêtre et victime.

Jésus est vivant en la Vierge Marie, il tire d'elle sa vie humaine, mais son âme est en la personne du Verbe. Comment Jésus qui a attiré à lui, comme épouses, tant d'âmes de la lignée du péché originel, n'attirerait-il pas à lui celle qu'il a voulu de toute éternité comme devant être sa Mère et qui par le fait même atteint aux confins de la divinité. (Cajetan)

Rien ne nous permet de pénétrer dans cette intimité de Jésus et de Marie, si ce n'est de chercher à nous en approcher en écoutant des âmes que Jésus a épousées, nous parler de leur vie d'épouses du Christ et en nous disant qu'il y a une distance incommensurable entre cette vie et celle de la Vierge Marie.

Sœur Faustine, apôtre de l'Amour Miséricordieux :

A un certain moment, la présence de Dieu m'a envahie, mon esprit fut étrangement illuminé. Il me donna l'intelligence de sa vie intime. J'ai vu en esprit les trois personnes divines. Une est leur essence, seul, un, unique mais en trois Personnes. Elles ne diffèrent ni en grandeur, ni en beauté, ni en lumière, car elles sont un. Un absolument, un elles sont. Son amour m'a introduit en cette connaissance m'unissant à soi. Unie à une Personne, j'étais à la fois unie avec les deux autres. Une est leur volonté. un est Dieu quoique trois dans ses Personnes. Lorsqu'une de ces Personnes se communique à l'âme, celle-ci est unie à toutes les trois par la vertu de leur volonté une. Elle est plongée dans le bonheur dont se nourrissent les saints et qui réjouit tout ce qui a été créé. Source de toute vie, toute vie y trouve son principe. Alors mon âme fut plongée dans une joie qu'aucune parole ne saurait exprimer. Soudain j'entendis des paroles nettement formulées : Je veux t'épouser. Il m'a unie à soi très étroitement. Son Cœur a épousé le mien d'amour. Je sens ses plus légères pulsations comme il sent les miennes. (Droit à la miséricorde : p. 219.)

Thérésa Higginson, apôtre de la dévotion à la tête sacrée de notre Seigneur :

Notre Seigneur m'a enseigné les choses cachées en Dieu, accompagnées de délices excessives telles que tous les sens jouissent d'un degré de douceur si immense que rien ici-bas ne pourrait le décrire. Et si vous désirez savoir ce que j'ai vu et ce qu'il m'a appris, je pourrai seulement vous dire qu'il m'a enseigné de grandes vérités cachées dans son immensité. Il m'a dévoilé son secret et j'ai bu jusqu'à l'excès et pourtant aucune image n'étant représentée à l'intelligence, l'âme apprend et jouit sans savoir ce qu'elle apprend ni ce dont elle jouit.

L'âme ne désire pas faire ceci ou cela, mais seulement son adorable volonté, dont elle a faim et soif, car il lui fait connaître que comme lui elle doit être occupée des affaires de son Père et rendre témoignage au monde de l'amour et de la bonté de Jésus son divin Epoux…

Il me semble que je suis devenue comme un aigle puissant qui peut prendre son essor et contempler le soleil de midi, et de même que ceux qui fixent le soleil ne peuvent n'en voir un autre que lui pendant quelque temps, de même je ne vois plus rien maintenant que Dieu en toutes choses et toutes choses en lui. (Thérésa Higginson, p. 243.)

La vie alors de l'âme avec le Christ n'est plus qu'amour... C'est la vie que saint Bernard évoque dans son sermon 83e sur le Cantique des Cantiques :

Si l'âme aime parfaitement, elle devient son épouse (le Verbe)…C'est un embrassement et une union intime... Lorsque l'amour naît dans une âme, il absorbe en lui toutes les autres passions… Quelle autre liaison voulez-vous qu'il y ait entre des Epoux ? Sinon d'aimer et d'être aimé ?... J'aime parce que j'aime, j'aime pour aimer. L'amour est une grande chose, si néanmoins il retourne à son principe. Lorsque Dieu aime, il ne demande autre chose que d'être aimé, puisqu'il n'aime qu'afin d'être aimé, sachant que ceux qui l'aiment deviendront bienheureux par cet amour même. Epouse de l'amour, comment n'aimerait-elle pas l'amour même !

Il n'y a plus qu'amour et ceci dès le moment du fiat. De même alors que dans la personne du Christ existent les deux volontés, divines et humaines, sans confusion ni séparation, de même en quelque sorte la volonté de la Vierge Marie est comme absorbée dans la volonté humaine du Christ, dans le même acte d'obéissance au Père, sous l'action du saint Esprit, sans qu'il y ait confusion ni séparation. Union des volontés qui ne cessera qu'au vendredi saint pour ré exister au matin de Pâques.

La Vierge Marie, dont le Cœur fait un avec celui de son Fils, va partager l'acte d'obéissance qui constitue le Christ, prêtre et victime. De tout son être, elle se porte à l'accomplissement de la volonté du Père, que saint Paul exprimera en ces termes (Rom. 7, 32) : Dieu n'a pas épargné son Fils, il l'a livré pour nous. Dans le Cœur de la Vierge Marie existent à la fois l'amour - vertu surnaturelle - envers Dieu, et l'amour maternel envers son Fils. Elle doit par amour du Père vouloir la mort de son Fils en sacrifiant son amour maternel sur l'autel de son Cœur.

C'est dans cet acte que la Vierge Marie participe au sacerdoce de son Fils. Son sacerdoce, différent de celui des fidèles, repose sur son obéissance au Père qui la conduit à vouloir le sacrifice de son Fils. Notre Dame peut nous dire : J'ai laissé mourir mon Fils pour vous. Combien douloureuse est la Vierge Marie ! Il n'y a pas eu un instant de sa vie où la croix n'ait été présente devant son regard et dans son Cœur.

Jésus a dit à sainte Thérèse : Aux paroles de Siméon, toutes les circonstances des douleurs intérieures et extérieures de la passion lui furent dévoilées en détail, et la Vierge Marie dit à sainte Brigitte : que la douleur que lui annonça Siméon ne quitta son cœur qu'après qu'elle eut été enlevée au ciel. Les sept glaives qui percèrent le Cœur de la Vierge ne furent que sept moments crucifiants de sa vie qui ne fut que souffrance et qu'une phrase résume : On souffre autant qu'on aime.

Comment une Mère qui a tant souffert pour nous et à cause de nous n'aurait-elle pas pitié de nous ! Allons à elle sans crainte, avec une confiance totale. Son pouvoir est illimité.

Benoit XIV dit que Dieu lui a communiqué la presque totalité de son pouvoir et un auteur a pu écrire : Marie a le même pouvoir que Jésus par une dérivation aimante de lui à elle. Elle peut en user avec une absolue liberté. La toute puissance dérivée n'étant limitée par aucune restriction.

Pour que je pleure avec toi,

Mère source d'amour,

Fais-moi ressentir ta peine amère,

Fais qu'en mon cœur brûle un grand feu,

L'amour de Jésus-Christ mon Dieu,

Pour que je puisse lui plaire.

Note II

Beaucoup de personnes sont désorientées devant le déroulement des événements. Certaines même se découragent, abandonnent l'effort et regardent de nouveau, plus ou moins, vers le monde. En effet, à différentes reprises, des dates, des périodes, ont été parfois avancées par des âmes privilégiées, sans que rien ne se produise. De là à accuser le ciel, les voyants, il n'y a qu'un pas.

Si les rapports entre la miséricorde et la justice sont du domaine divin, il n'est pas interdit à l'homme d'essayer d'approcher du mystère, ne serait-ce que pour rendre grâce.

Il est nécessaire de ne pas oublier que Dieu frappe les corps pour sauver les âmes : Mon fils, ne dédaigne pas le châtiment du Seigneur, ne te décourage pas quand il réprimande, car le Seigneur corrige celui qu'il aime et frappe celui qu'il reconnaît pour son fils. Au moment même, tout châtiment paraît un sujet de peine plutôt que de joie, mais il procure ensuite à tous ceux qu'il a frappé un fruit de justice et de paix. (Heb. X12, 5-11) ; en outre, le même événement est à la fois justice et miséricorde : miséricorde pour l'homme qui revient vers le Seigneur, justice pour qui demeure dans son péché.

La question des dates avancées : Considérons dans le ciel une balance, l'un des plateaux étant celui de la miséricorde, l'autre celui de la justice. Le premier est chargé principalement de l'offrande du sacrifice de la Rédemption (Croix, Messe) auxquels sont joints les prières, spécialement celle du Rosaire, et les sacrifices des fidèles ; le second est chargé des péchés de l'humanité.

Parfois la justice l'a emporté sur la miséricorde : notamment le déluge, Sodome et Gomorrhe.

Or, que voyons-nous actuellement : le plateau de la Miséricorde est moins chargé parce qu'on ne prie plus ou guère. Quant au saint Sacrifice de la Messe, il vient trop souvent faire poids du côté de la justice, en raison des messes sacrilèges, des profanations et des péchés envers l'Eucharistie. Les péchés de la chair chargent, eux aussi, considérablement de nos jours, le plateau de la justice. Aussi le Père Eternel voit la balance qui oscille, en quelque sorte, jusqu'au jour J, où le plateau de la justice menacera de dépasser le plateau de la miséricorde. Il lance un s.o.s. à la Sainte Vierge, qui le répercute à la terre, sollicitant un renfort de prières et de sacrifices pour ce jour-là, afin de recharger le côté de la miséricorde, faisant remonter celui de la justice et éviter ainsi l'intervention du Seigneur.

Rappelons ce que nous écrivions sur Satan. Dieu seul commande à Satan à la prière de son Fils, s'offrant en Sacrifice ! Cette prière n'étant plus présentée suffisamment au Père, la Rédemption en quelque sorte est stoppée dans son effet et Dieu laisse Satan libre d'agir. Les hommes ne demandant plus leur délivrance par l'offrande de la victime du salut (Messe - Rosaire), Satan a tout pouvoir sur ce monde.

La Justice est retardée

Toutefois on est en droit de se poser la question suivante : le renfort de prière demandé par la Sainte Vierge ayant éloigné l'événement au titre de la justice pourquoi n'a-t-il pas lieu au titre de la miséricorde, afin de conduire les âmes à la pénitence ?

La miséricorde a de multiples aspects. En fait, le Père Eternel sait que si l'événement avait eu lieu, il n'aurait pas obtenu la conversion des pécheurs, parce que d'une part les bons n'ont pas assez prié, assez réparé, assez souffert pour mériter les grâces de conversion et d'autre part parce que l'Enfer déchaîné sur terre a aveuglé les intelligences au point qu'elles sont devenues incapables de percevoir les choses de Dieu. Aussi l'amour miséricordieux, pour ne pas faire souffrir les hommes inutilement, leur laissant sur la terre leur bonheur, puisqu'ils ne veulent pas de celui au ciel, surseoit à l'événement qui deviendrait justice.

Les prières n'ont donc pas été inutiles. Si elles n'ont pas obtenu les conversions, elles ont arraché au ciel un temps de répit. Le Père attend. Jésus attend. Ils envoient la Vierge Marie lui laissant le temps d'agir pour essayer, malgré tout, de sauver ses enfants en les appelant à écouter sa parole de Mère.

Ainsi, quoi qu'il arrive, il faut chanter les miséricordes du Seigneur. Ce n'est que lorsque toute miséricorde aura été épuisée et hélas refusée, que le Père déchaînera l'événement de justice.

Tenons-nous prêts sous le manteau de la Madone, comme si aux dates annoncées cela devait arriver, et travaillons à notre sanctification par l'accomplissement de notre devoir d'état, comme si cela ne devait jamais se produire.

Misericordias Domini in aeternum cantabo.

Note III

Sur la communion dans la main

Il est nécessaire de bien comprendre ce texte en dehors de toutes polémiques sur les décrets permettant de recevoir la communion dans la main.

Remarquons tout de suite que les mots sacrilèges… constituent une incise dans le texte, une interjection, une plainte douloureuse de la très Sainte Vierge. Le prêtre a les mains consacrées en vue de la célébration de la sainte Messe, et en raison de la grandeur du saint Sacrifice, pour marquer avec quelle pureté il doit s'approcher de l'autel, et avec quel respect il doit toucher le corps du Christ. Le diacre, consacré en toute sa personne, par la grâce de son diaconat, a le droit de distribuer la sainte Communion, bien que ses mains ne doivent être consacrées qu'au jour de son ordination sacerdotale. Un religieux, une religieuse, ayant prononcé leurs vœux solennels, sont eux aussi consacrés en leur personne et peuvent, dans certains cas déterminés, distribuer la sainte Communion.

Pour comprendre la parole de notre Dame, il faut d'abord préciser ce qu'est un sacrilège.

Par sacrilège, on entend le traitement indigne de personnes, de choses ou de lieux saints, en tant que consacrés à Dieu, à plus forte raison, l'Eucharistie. (Théologie Morale : Heribert Jones, N° 167.)

Notons aussi ce décret :

Encourent l'excommunication réservée spécialissimo modo au saint Siège, celui qui jette des hosties consacrées ou bien les emploie dans un but mauvais. (Id. N° 431.)

Si l'on applique à la communion, tel que l'usage se répand actuellement, les principes de la théologie morale, qui règle les actes humains, on est obligé de conclure qu'un prêtre ne peut, en conscience, donner la communion autrement que sur la langue.

En morale, il est un enseignement précis. On n'a jamais le droit de poser un acte mauvais en vue d'une fin bonne. Dans certains cas, l'on peut être conduit à poser un acte ayant deux conséquences une bonne et l'autre mauvaise.

Donner, recevoir la sainte Communion est un acte bon. Mais la donner dans la main entraîne le risque de sacrilèges et de profanations (parcelles tombant à terre, manques de respect graves, enfant jouant avec l'hostie par exemple, hosties jetées à terre ou vendues en vue de messes noires, etc..).

Accomplir un acte d'où résulte une ou des conséquences mauvaises n'est permis que lorsque sont réunies les quatre conditions suivantes :

1°/ L'action elle-même qui est posée doit être bonne.

2°/ Il faut que de l'action posée résulte également et de manière immédiate une conséquence bonne.

3°/ L'intention ne doit porter que sur les conséquences bonnes. Si l'effet peut être procuré par un moyen qui n'a pas de conséquences mauvaises, c'est ce moyen qu'il faut choisir.

4°/ Il faut qu'il y ait un motif suffisant de permettre la conséquence mauvaise. (id. N° 10.)

Or ce motif, dans le cas présent, ne peut jamais exister, et il y a un moyen d'éviter les conséquences mauvaises : la communion dans sa forme traditionnelle. Les motifs invoqués pour légitimer la communion dans la main, ne sont que des recherches de justification et non des motifs contraignants. D'où la conclusion :

La Théologie morale s'oppose à la communion dans la main.


[1] Deux points sont à considérer dans cette communication :

1° le refus d'écouter, cause des événements,

2° des cuvettes en plastique. Sans doute parce que, matière isolante, alors que la radioactivité de l'atmosphère sera décuplée.

[2] Sur une photo de l'enclos Jésus et la samaritaine se détachent sur la coupole de cuivre du puits.

[3] Quelques gouttes de l'eau du puits dans une certaine quantité d'eau (1 litre par exemple) étendront à l'ensemble les privilèges de l'eau de la Madone.

[4] Alors que rien n’est impossible à Dieu.

[5] Lire sur ce sujet : «Les Messages de la Vierge Marie» de R. Rebut (Tequi).

[6] Sur le Cœur Douloureux de Marie, voir la Note I en Appendice.

[7] Voir plus loin : Intercession de Marie.

[8] Cf. Note II en appendice : Sur les dates annoncées.

[9] Cf. Apoc. XXII -5 : 1260 jours ou 3 ans et demi.

[10] Cf. Note III en Appendice.

[11] Lire «Avertissement de l’Au-delà à l’Eglise contemporaine - Aveux de l'Enfer» et «Heureux ceux qui auront cru.»

[12] Cf. Note III en Appendice.

 

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