Premier jour du mois

Action de grâces

Cœur Sacré de Jésus ! c'est de l'abîme des tribulations et des larmes que notre cœur, uni à celui de nos pasteurs, s'élève vers vous. Les coups terribles tombés sur nous, nous ont fait comprendre combien nous avions irrité la divine justice ; aussi sentons-nous toute l'obligation que nous avons d'abord de vous témoigner toute notre reconnaissance pour la multitude de vos bienfaits avec la douleur d'en avoir tant abusé. Vous aviez fait de la France la portion très chrétienne de l'Europe, la patrie de tant de Saints, et vous l'aviez privilégiée de la première célébrité de votre culte dans toute l'Eglise. Le dessein de votre miséricorde fut de préserver cette terre ingrate des fléaux prêts à fondre fur elle, pour la multitude des péchés ; et malgré l'obstination, l'inflexibilité de tant de rebelles, toujours plus impénitents, vous voulez bien encore nous permettre de recourir à vous, comme le moyen le plus efficace pour nous préserver de maux plus grands encore, et pour fléchir entièrement la justice de votre Père. O bonté ineffable du Cœur de notre divin maître ! nous ne cesserons de vous glorifier pour le don inestimable de votre culte ; nous nous empresserons de le renouveler pour ne l'oublier jamais et le faire éclater toujours davantage.

Vos fidèles ministres, animés de foi et de zèle pour votre gloire, portèrent ces sentiments avec eux dans la terre de leur exil. Là, ils introduisirent parmi eux leur première neuvaine de recours à vous. Ils élevaient ainsi leur voix et leur cœur pour nous, tandis que nous succombions sous le poids de la tyrannie qui nous accablait, et c'est alors que vous daignâtes préparer vos voies à nous en délivrer.[1] Vos mêmes serviteurs nous portèrent ensuite l'exercice de leur pratique, que nous avons depuis toujours suivie. Quel gage ne nous avez-vous pas donné du retour de toute l'étendue de vos miséricordes, que nous ne cessons d'invoquer. Bonté suprême ! soyez à jamais louée, bénie et glorifiée par tous les cœurs, pour tous vos bienfaits, dont nous fumes si indignes, et surtout pour celui de votre divin Cœur, source inépuisable de tous vos dons.

Aidez-nous, Vierge Sainte ! par les ardeurs de votre Cœur maternel, auquel nous nous unissons ; aidez-nous à remplir tous les devoirs de notre reconnaissance. Ainsi soit-il.


[1] La neuvaine de recours au Sacré-Cœur, approuvée de MM. les Évêques de Castres et de Rieux, et de M. l’Archevêque d'Auch, commença en Espagne, par les prêtres français, le 1er février 1794, lorsque la tyrannie de Robespierre inondait la France du sang de ses victimes. De là, elle s'étendit aux autres prêtres déportés, dans les divers états, et le tyran périt sur l'échafaud le 28 juillet suivant ; et le culte catholique, rétabli aujourd'hui en plusieurs parties de l'état, ranime toutes nos espérances pour la Religion et l'Église.

 Neuvaine au Sacré-Coeur de Jésus

5 € – 40 pages – Édition 1801

ISBN 978-2-919247-42-4

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