Conférence faite à la Brunière (Vendée) à l’occasion de la fête du Sacré-Cœur

Mesdames, Messieurs,

Laissez-moi tout d’abord vous dire ma joie de vous accueillir chez moi à l’occasion de la Fête du Sacré-Cœur.

Je vous dois aussi un mot d’explication au sujet de la bannière que vous voyez à gauche de l’autel reposoir. C’est celle de la Basilique élevée par les Nations en l’honneur du Sacré-Cœur à Jérusalem. Nous avons pensé qu’il était doublement de circonstance aujourd’hui de l’arborer en raison de la Fête de ce jour et parce qu’elle porte les deux Cœurs Divins, qui sont en même temps l’emblème glorieux de notre Vendée.

Mil neuf cent soixante-treize est un quadruple centenaire concernant le culte du Sacré-Cœur en France :

Millénaire de Paray le Monial.

Tricentenaire de la Grande Apparition de Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie où Il lui donne Son Message d’Amour pour l’humanité.

Bicentenaire de la suppression de la Compagnie de Jésus, infidèle à sa mission.

Double Centenaire : du renouvellement du Message au Chef de la Maison Royale de France par l’intermédiaire de Madame Royer et du vote de l’Assemblée Nationale érigeant la Basilique Nationale de Montmartre en réparation des fautes de la France : Gallia Pœnitens et devota.

Avant d’aborder l’étude du Message de 1689, il n’est pas inutile, pour mieux éclairer le sujet, de jeter un coup d’œil rapide sur l’origine et le développement de la dévotion au Sacré-Cœur, avant Sainte Marguerite-Marie.

Dans l’Ancien Testament, le Cantique des Cantiques dit : «Vous avez blessé mon Cœur» (IV-9) et «Mettez-moi comme un sceau sur votre Cœur». (VIII-6).

Dans 1’Evangile, Notre-Seigneur se dit «doux et humble de cœur» (Math : XI-29). Saint Jean ouvre la voie à la dévotion quand il parle du soldat qui transperce le côté du Christ, et Saint Augustin, commentant le disciple préféré du Seigneur, s’y engage :

«L’Évangéliste s’est servi d’une expression choisie à dessein; il ne dit pas : il frappa, ou blessa son côté..., mais «il ouvrit son côté» pour nous apprendre qu’il ouvrait ainsi la porte de la vie d’où sont sortis les Sacrements de l’Eglise» (CXX-2).

C’est seulement aux XIe et XIIe siècles qu’on passe de la plaie du côté à celle du cœur et que Saint Anselme et Saint Bernard, puis Saint Bonaventure au XIIIe siècle, chantent le Cœur de Jésus, tandis que Sainte Mechtilde et Sainte Gertrude font pénétrer cette dévotion dans les grandes familles religieuses, chez les Bénédictins, les Cisterciens, les Franciscains, les Dominicains et les Chartreux.

A la fin du XVe Siècle et au début du XVIe, la dévotion passe du domaine mystique dans le domaine ascétique. Il serait avéré que le Sacré-Cœur serait apparu à Sainte Jeanne de France, lors de la fondation des Annonciades à Bourges. En outre, elle tend à devenir la dévotion d’un plus grand nombre ; «on ne se réfugie plus dans le Cœur de Jésus pour s’y reposer ; on lui demande d’apprendre à mieux vivre». «Lansperge, Chartreux de Cologne, et Louis de Blois répandent la dévotion et préparent l’épanouissement qui va se produire à la fin du XVIe et au XVIIe Siècle, avec Sainte Thérèse, Saint Pierre d’Alcantara, le Bienheureux Jean d’Avila et la Compagnie de Jésus, qui, dès cette époque, se considère comme choisie de Dieu pour être l’apôtre de la dévotion. Saint François de Sales, en fondant la Visitation, lui prépare le berceau où elle pourra commencer à grandir pour faire ensuite la conquête du monde».

Le culte du Sacré-Cœur apparaît avec Saint Jean Eudes, qui y joint celui du Cœur Immaculé de la Vierge Marie. En 1643, il indique les jours où ses fils doivent célébrer la fête de ces Deux Cœurs, «qui n’en font qu’un moralement», dit-il. Mais ce culte reste privé, particulier à ses compagnons et à quelques évêchés français.

Ce n’est qu’après les révélations de Notre-Seigneur à Sainte Marguerite-Marie et grâce aux efforts des Pères de la Colombière et Croiset, de la Compagnie de Jésus, que naît et se développe l’idée du culte public rendu au Sacré-Cœur. En outre avec Marguerite-Marie apparaît un point capital, jusqu’alors absolument indépendant du culte du Sacré-Cœur : l’idée de RÉPARATION...

Le Sacré Coeur et la France

5.50 € – 50 pages

ISBN 978-2-919247-13-4

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