Extrait :

Quelqu'un fut donc chargé de surveiller attentivement tous les écrits du Vatican afin de déceler, même des tout petits détails susceptibles de déplaire à une catégorie quelconque d'individus. Peu importe la qualité de ceux qui critiquent le Pape, l'important est uniquement qu'il soit critiqué. Et l'idéal serait qu'il déplût à tout le monde, c'est-à-dire aux réactionnaires comme aux modernistes.

Quant à la vertu d'obéissance, elle est une des principales forces de cette Église. Je pensai l'ébranler en cultivant le remords. Que chacun s'imagine bien être responsable de la division actuelle de la chrétienté. Que chaque catholique fasse son mea culpa et cherche comment il pourrait effacer quatre siècles de mépris envers les sectes protestantes.

Je pouvais aider cette recherche en précisant tout ce qui choque les protestants et en suggérant un peu plus de charité. La charité a ceci d'avantageux qu'on peut lui faire faire n'importe quelle bêtise.

A cette époque là, je craignais encore que ma méthode ne fût percée à jour et que beaucoup y voient une façon astucieuse de tuer Dieu.

La suite des événements prouva que j'avais tort d'avoir cette crainte. Et pourtant, un proverbe français dit que le mieux est l'ennemi du bien. En l'occurrence, personne ne vit jamais que mon amour fraternel pour les protestants aboutirait à détruire tout christianisme.

Je ne veux pas, du reste, dire que les protestants n'ont pas la foi (ou toutes sortes de "foi" variées) et que mes services n'ont pas à s'occuper d'eux. Mais je les excite en leur montrant qu'il ne faut surtout pas qu'ils se convertissent au catholicisme, que c'est au contraire l'Église Romaine qui doit marcher vers eux.

Et même à l'annonce du Concile (ce Concile qui me remplit de joie par avance) je lançais sur le monde qui les reçut bouche bée : un ordre et une prophétie.

D'abord la prophétie : Dieu, par un grand miracle, un miracle tout à fait spectaculaire (les gens adorent çà) allait faire lui-même l'unité des chrétiens. C'est pourquoi il ne fallait pas que les hommes s'en occupent autrement que par une grande disponibilité, une disponibilité très charitable. Autrement dit, il fallait que les catholiques lâchent du lest, afin de permettre à Dieu de manifester son grand miracle au milieu des coeurs purs. Pour les catholiques de ce temps, le coeur pur devait être celui qui s'emploie par n'importe quel moyen à faire plaisir aux protestants.

L'ordre était très simple aussi : défense absolue aux protestants de se convertir au catholicisme. Et ceci me tenait fort à coeur, car les conversions avaient atteint un rythme accéléré.

Je fis préciser partout que le grand miracle ne pourrait pas avoir lieu si les catholiques continuaient d'accepter des conversions protestantes.

Je fis nettement savoir qu'il fallait laisser à Dieu la liberté de ses mouvements. Et je fus écouté, et je fus suivi. C'est moi qui faisais des miracles et non pas leur Dieu.

J'en frémis de joie encore aujourd'hui. Ceci me paraît être l’une de mes plus belles réussites...

E.S. 1025 ou les mémoires d'un anti-apôtre

Réf 7217 107 pages – 9 €

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